Cette affaire lamentable et répugnante me donne une excellente idée.
Je vais organiser des descentes imprévues de profs dans les commissariats.
But : vérification générale de la qualité des connaissances, de l’orthographe et de l’expression.
Heures de colles aux impolis. Travail supplémentaire aux cancres récidivistes. Menaces de passage en conseils de discipline pour les plus récalcitrants.Sèches remontrances verbales au minimum.
Qui, camarades enseignants, m’accompagne ?..
Et, plus sérieusement, mais c’est quoi ce pays où personne ne réagit ?..
RV
2 décembre 2008 at 21:16
pfffff. Mais il est où, le plombier, qu’on lui demande son avis ??
Non mais vraiment. ahaha. Les forces de l’ordre, ça maintient pas vraiment l’ordre. Ca maintient le doute sur l’ordre, c’est tout.
RV, je te suis quand tu veux. Même si je suis pas encore prof.
2 décembre 2008 at 23:20
Ya ça.
Ya de Filippis…
Et toutes les histoires dont on ne parle déjà plus.
On va finir par s’habituer.
Et là ce sera grave.
Comme écrivait Etty Hillesum :
« Quand la haine aura fait de nous des bêtes féroces, comme eux, il sera trop tard. »
3 décembre 2008 at 12:51
Mon cher RV
Je vous suggère également de mettre l’accent dans vos rafles des commissariats sur les bouteilles de vin, de whisky, de gin, vidés de leur substance et gisant dans les tiroirs de ces gendarmes bien à la page. Vous aurez d’agréables surprises.
3 décembre 2008 at 18:26
Je ne suis pas prof du tout. Mais j’adore l’idée! Si ça se trouve, il n’y a rien dans la loi qui l’interdit. Mais je ne suis pas juriste non plus…
3 décembre 2008 at 18:31
Marine, avec une autorisation parentale, please

Jean-Luc, d’où mes épisodiques colères, pour ne pas oublier !
Pierre, vous croyez ?.. Nooooon, je n’ose y penser..
Tico, je ne crois pas que les flics auraient besoin de l’appui légal pour nous dérouiller si nous le faisions !
RV
3 décembre 2008 at 21:24
ça commence à bouger…bonne nouvelle
http://tvbruits.org/spip.php?article1066
6 décembre 2008 at 19:02
Et pour la fouille au corps vous faites comment ? car ils auront des sèches, c’est sûr.
7 décembre 2008 at 13:58
Dans le “Monde de Sarko” tout est permis aux pandores… Même de chouraver dans une grande surface de bricolage à Saint-Gaudens… ça vient de sortir !
Si les “boeufs-carottes” (l’inspection générale) faisaient correctement leur devoir, il y a longtemps qu’ils auraient fait le ménage dans les commissariats, les vidant de tous les éléments qui n’y ont pas leur place (y compris les “cadavres” dans les tiroirs).
7 décembre 2008 at 16:06
Totem, bonne question, comme quoi, chacun son métier non ?..
Salut Kamizole, ravi de te revoir en “force” (ahah…) C’est quoi cette histoire de vol ?..
RV
12 décembre 2008 at 15:53
Les écoles transformées en chenils, les commissariats en écoles : des os à ronger pour le “Non, je ne serai pas le ministre de l’Hésitation nationale” !
14 décembre 2008 at 14:22
comme vous dites, c’est désolant…
15 décembre 2008 at 18:33
Mais on n’a pas de chiens renifleurs, nous. On va mettre quoi à la place?
Cela dit, je m’étonne un peu de la placidité du personnel de l’éducation nationale, à ce moment. On aurait dit à une des élèves dont j’avais la charge qu’elle avait “une tête à fumer du shit” que ça aurait ch… grave, de suite.
Le délit de faciès, c’est ça!
15 décembre 2008 at 18:55
Benjamin, je suis tout à fait d’accord. Il semble que nous soyons pétrifiés, sidérés par ce pouvoir.
RV
17 décembre 2008 at 13:43
C’est ça le drame: les enseignants sont des êtres humains, c’est à dire des pétochards comme les autres. pas plus, pas moins.
Ils furent combien, les ex adhérents du SNI, à refuser de jurer qu’ils n’étaient pas franc maçon ou juifs, en 1940? Cela dit on ne leur jettera pas la pierre parce que les risques étaient hideux – même simplement la révocation, donc le chômage, la perte du logement, la pancarte dans le dos -, ça n’a pas grand chose à voir avec ce qu’on risquerait en 2008: au pire une procédure pour “rébellion et outrage”
Il n’empêche: je suis sûr que je n’aurais pas laissé passer cela. J’aurais émis de franches réserves sur le contrôle lui même, et au moment ou cette petite phrase a été proférée, j’aurais rugi, et je me serais interposé. Il est d’ailleurs vraisemblable que si des réserves avaient été émises dès le départ, la fameuse phrase n’aurait pas été dite, un minimum de formalisme s’imposant dans l’esprit des “fonctionnaires”
Et si dès maintenant on instaurait une caisse de solidarité (autre chose que notre petite “autonome”) qui assurerait la prise en charge de la défense du trublion par un ténor du barreau (moyen d’exciter les médias) et les remboursements d’amendes, de frais de procédure, etc., je crois que ça calmerait.
Un peu hors sujet, mais j’en suis régulièrement témoin: les contrôles d’identité de “jeunes” (en général les bronzés, comme dirait Berlusconi, mais pas toujours): qu’un ou deux types d’âge quelque peu mûr (et pas bronzé, évidemment) se contente de regarder comment ça se passe, sans rien dire, et si le contrôle a bien lieu, il se déroule d’une manière nettement plus civilisée que lorsque (cas de figure habituel) les “gens” pressent le pas en détournant le regard (les mêmes qui doivent agir ainsi, d’ailleurs, quand ils sont témoins d’une agression)