« Le dragon symboliserait l’arbitraire et l’agressivité dans les cultures occidentales et la Chine devrait adopter un emblème national plus doux, comme le panda, afin d’éviter que les Chinois soient mal vus à l’étranger », voilà ce que déclare un éminent professeur d’Université à Shanghaï.

Bon. C’est d’un intérêt capital. Effectivement, le problème de la Chine c’est le choix de l’animal symbole.

Pas les prisonniers politiques, pas plus les inégalités villes-campagnes, ou littoral-intérieur, ou encore nouveaux riches-anciens pauvres ; pas les infanticides traditionnels de filles dans les provinces reculées, pas l’occupation du Tibet, pas la peine de mort appliquée à tour de barillets, pas les salaires de misère qui en plus permettent à nos scrupuleux entrepreneurs occidentaux (qui, c’est bien connu, prennent toujours tous les risques…) de délocaliser le coeur léger en accusant les méchants Etats protecteurs de les spolier en France ou en Europe ; pas les JO de 2008 de Coca Cola et Philips qu’on nous vendra comme les jeux de la fraternité (vous pariez ?) ; non, le problème c’est le bestiau qu’on met sur les brochures.

Donc la France est aussi orgueilleuse que son coq, les démocrates américains aussi bornés que leur âne, les Républicains du même pays aussi lourds que leur éléphant (quoique là…), et j’en passe ?

mulan-et-mickey-sont-sur-un-bateau.gifSuggérons à la Corée du Nord d’adopter la fauvette et à l’Iran de choisir la gerboise afin d’être avantagés dans leurs futures relations diplomatiques. Quant à la Chine, je laisse le mot de la fin à un détracteur du professeur de Shanghaï : « Mais n’oubliez pas que, pour nous, les Chinois, la souris est une créature agaçante qui grignote notre nourriture et répand des maladies. Walt Disney, à lui tout seul, l’a transformée en un petit personnage attachant ».

Dont acte. Mais planquez vos bambous désormais.

RV