Suite du blog d’hier, comme annoncé.

Bon, aujourd’hui, le catholicisme en politique. Prenez Jacques Chirac, très élevé dans la chose. Homme fin et cultivé, il a pourtant bâti toute sa carrière politique sur la théâtralisation baroque, sur la peur, sur la relation affective au peuple, bref a priori sur l’inverse de l’argument raisonné.

Toutes ces méthodes étaient utilisées par les catholiques de la Contre-Réforme du 17e siècle, où il s’agissait de reconquérir les âmes égarées du côté des Luthériens.

Il me semble aussi que le catholicisme politique se retrouve dans le césarisme politique et messianique : ça se la pète comme vocable, c’est pour dire « autoritaire et qui se comporte en prophète ». Un homme (jamais une femme… sauf Evita Peron, peut-être) s’impose au peuple par son charisme autoritaire et son sens de l’opportunisme historique. Suivez mon regard, ce fut le cas de De Gaulle bien sûr, sorti du moule d’une vieille famille catholique lilloise.

permanences-chapitre-2.gif

Je mets aussi dans cette catégorie les présidents élus ou réélus d’Amérique latine, qu’on appelle parfois populistes, moi je préfère donc césaro-messianiques : Morales en Bolivie, Ortega au Nicaragua, Correa en Equateur, Préval en Haïti, Chavez au Venezuela. Colonisée intégralement par l’Espagne et le Portugal aux 15 et 16e siècle, l’Amérique latine est le continent le plus marqué par la religion catholique.

Demain, dernier chapitre de cette mini-série, et ensuite j’annoncerai ma candidature aux présidentielles. Non ? Ah bon.

RV

PS : bonne fête aux Sylvestre, qui se font rares et c’est bien dommage.

Publicité