Il y a des choses pour lesquelles je suis choqué lorsque la réponse se fait attendre. Soyons clair, Ségolène Royal vient de se tromper lourdement sur ce point, allusion bien sûr à sa « réflexion en cours » au sujet de l’amnistie éventuelle des chauffards, abrutis inciviques et autres malotrus de la route . Et pourtant, je ne suis pas de ses détracteurs récurents. Raison de plus pour l’épingler ici.

Mais je souhaitais initialement vous parler d’une anecdote scientifico-absurde, pêchée dans la rubrique insolite de Courrier International (mais qu’est-ce qu’ils attendent pour m’embaucher dans cet hebdo !.. Je leur fais plus de pub qu’un homme-sandwich ! Je suis le blog-sandwich de Courrier International !).

Donc, ayant remarqué que 10 % des moutons étaient homosexuels pratiquants, des scientifiques américains de la côte Ouest, motivés soit par la volonté de rentabiliser les cheptels, soit par la morale puritaine de leur beau et grand pays, injectent des hormones dans le cerveau des béliers coupables. Ce qui les ramènent apparemment dans des dispositions plus hétérosexuelles.

Apparaît ensuite, dans ce décor déjà passablement surréaliste, Martina Navratilova.

Oui, j’ai bien dit Martina Navratilova. Défenderesse militante de la cause gay et lesbienne, la championne tout juste retraitée a réclamé l’arrêt de ces pratiques. Et on ne peut que l’applaudir.

une-reponse-lente-et-des-beliers-egares.GIF

Car la suite est… comment dire, les adjectifs manquent encore à la langue française pour refléter exactement ce que je voudrais dire, le plus proche étant « sidérante ». A terme, ces hormones pourraient être vendues sous forme de patchs à des femmes enceintes qui s’assureraient ainsi que leur descendance reste bien sexuellement normative.

Pensez-y la prochaine fois que vous dégusterez une côtelette d’agneau. Que puis-je dire d’autre ? Only in America…

RV