La Birmanie est dirigée depuis trop longtemps par une junte militaire corrompue jusqu’à l’os par l’argent sale de l’héroïne. Aung San Suu Kyi, ancienne Prix Nobel en 1991, y est toujours retenue en résidence surveillée. J’avais écrit un billet sur ce sujet il y a quelques semaines.

Par le biais de l’ONU, les USA, ces jours derniers, ont demandé la libération de tous les prisonniers politiques birmans. Preuve que ce pays est ambigu et parfois sert véritablement la cause de la démocratie. Mais deux états ont alors opposé leur droit de veto, la Chine et la Russie.

Quel intérêt ont donc ces deux géants, grands comme des continents, non seulement à refuser que se démocratise la Birmanie, mais en plus à humilier les Etats-Unis ?

guerre-froide-en-plat-rechauffe.GIFLa Chine voudrait d’une manière ou d’une autre poser sa grosse paluche sur les ressources naturelles du pays, en l’occurence le bois de teck et… l’opium. Quant à la Russie, c’est d’hégémonie qu’elle a besoin. Son influence mondiale s’étant réduite à ses marges occidentales (Ukraine, Biélorussie, Caucase) depuis la fin du communisme, elle entend retrouver, au prix du soutien d’à peu près n’importe qui, une influence en Asie. C’est ainsi qu’on la voit soutenir plus ou moins chaleureusement le régime iranien, le dictateur fou de Corée du Nord et les militaires birmans.

Dernière précision : pourquoi persister à nommer ce pays Birmanie, alors que les atlas et autres sites généralistes affichent tous Myanmar ? Réponse citée de Wikipedia :

« L’opposition démocratique préfère employer, en français, le nom Birmanie faisant référence à la période démocratique, tandis que la junte, afin de marquer le changement, a réussi à imposer le nom Myanmar dans les langues étrangères. »

Birmanie. Birmanie-Birmanie-Birmanie-Birmanie-Birmanie-Birmanie !!!!

RV

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