Cette incroyable expression, je l’ai entendue de la bouche du fou furieux qui sévit sur les chaînes CinéCinétruc de Canalsat, un chauve à l’accent légérement méridional, qui décoiffe (ahahah) quand il parle des sorties DVD et jeux vidéo. J’adore ce gars.

J’ai mis environ 15 jours à comprendre que ça signifie « N’importe Quoi » en verlan. Je sais je suis lent. Et j’ai des preuves.

Si, par exemple dans l’entourage professionnel où j’exerce la profession de mon métier (…), deux personnes se nomment M. Frigloups et Mme Frigloups, je vais demander au bout de 10 ou 12 mois « au fait, M. et Mme Frigloups, c’est un couple ? ». Ce qui me vaudra de larges sourires, quel blagueur cet Hervé, toujours au 8e degré, tout ça… En réalité que dalle, j’avais pas câlé comme disent les vrais jeunes aujourd’hui.

Autre preuve : j’ai mis 20 ans à piger la phrase « Qui s’enfuit déjà » après « Tout peut s’oublier » dans la chanson Ne me quitte pas de J. Brel. C’est qui qui s’enfuit, déjà ?

porte-nim-uoiq.gifMais encore : dans la chanson originale de Goldorak, il y a ce couplet :

L’ennemi héréditaire
Veut nous écraser
l’avenir du genre humain
Tu l’as dans tes mains

Et ben moi je chantonnais, entre ma tartoche de Nutella et mon sirop d’Orgeat,

« L’ennemi et Réditerre Veut nous écraser l’avenir du genre humain Tu l’as dans tes mains », tout en me demandant parce que j’étais bon élève pourquoi le verbe n’était pas accordé au sujet…

Voilà, j’ai donc à la fois rempli mon devoir de blogueur et réveillé de tendres nostalgies, en tout cas chez moi. L’autre jour, pour la première fois de ma vie, un jeune adulte m’a dit « Je n’arriverai pas à vous tutoyer à cause de la différence d’âge ».

La crise de la quarantaine me viendra d’autrui…

RV