mars 2007


Ce monde est édieufiant.

On a beau se dire « je ne crois en rien de supranaturel », il faut bien admettre qu’on est encerclé. Pour preuve, Courrier International (au fait, cher Courrier, je sais bien que tu bosses énormément et en plus que tu parcours le monde dans son entier d’où l’adjectif International accolé à ton prénom, mais ça t’embêterait d’arriver dans ma boîte aux lettres le jeudi comme qu’on avait prévu ensemble au départ dans l’abonnement ? parce que t’arrives le vendredi et ça chamboule tout mon emploi du temps, impossible d’aller acheter mes filets de sole au marché enfin bref),

donc preuve 1 :

Crise de foi

Vivez pleinement le carême avec Kentucky Fried Chicken : le géant du fast-food a écrit au pape pour lui demander de bénir son nouveau sandwich au poisson, rapporte le San Francisco Gates. Objectif : “permettre aux catholiques d’observer plus aisément et plus économiquement les fondements de leur foi”, comme l’a expliqué Gregg Dedrick au souverain pontife, auquel il a proposé un Fish Snacker gratuit.

Et j’ajoute la preuve 2 (cet ordre chronologique des nombres est très pratique, je vous la recommande) :

Suppôt de Satan

Non, Procter & Gamble, le roi de la lessive, n’a pas signé un pacte avec le diable. Non, l’ancien logo de la compagnie, un visage barbu en forme de croissant de lune contemplant treize étoiles, n’est pas la marque du démon. Non, P & G ne finance pas des cultes sataniques. La multinationale américaine a gagné son procès contre quatre anciens employés du groupe de distribution Amway. Ces derniers, accusés d’avoir propagé de sulfureuses rumeurs sur Procter & Gamble, ont été condamnés à 19,25 millions de dollars de dommages et intérêts, rapporte Associated Press

Pour aller dans le sens du vent, je vais donc prier Angita pour mon rhume (j’ai mis des liens partout parce que je fais ce que je veux, parce que ça m’amuse et parce que ça peut m’instruire éventuellement et me faire repérer des mots nouveaux pour jouer au Scrabble)

Une statue de Bes près des fenêtres éloignera moustiques, scorpions et anacondas (pas esthétique ?bes.1175256719.jpg

oh, vous êtres rudes, d’autant qu’il est méga-écologique et que la couche d’ozone lui dit vraiment merci)

Brahmâ étant source multiple de création, je vais l’invoquer pour m’inventer de toutes pièces le dîner de ce soir à partir des restes du frigo (fromage râpé, cornichons, gelée de coing).

Je vais parler sérieusement à Chin-hua Niang-niang, Dieu des tambours et des instruments à cordes, parce que c’est plus possible, pourquoi les enfants ne choisissent pas peinture sur soie ou mots croisés comme activités, hein ?

Quant à Tlaloc, dieu de la Pluie et de la Végétation, il va falloir qu’il soit très circonspect.tlaloc.1175253358.jpg

Je ne vais pas m’esquinter à planter des pieds de tomates-cerise si c’est pour récolter comme l’année dernière trois billes verdâtres démoralisantes.

C’est bon, j’ai fait le tour ?

Ah, j’oubliais NyamiNyami, le grand dieu du fleuve Zambèze. Mais, je ne vais pas le prier maintenant. Je n’ai pas l’intention d’aller admirer les chutes Victoria cette semaine. J’ai un tricot en route, et le dieu du Jacquard ne m’est pas favorable.

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(ci-dessus, une statuette à la Gloire de Jacquardpioupiou, divinité tricotatoire fabuleuse aux pouvoirs insoupçonnés et mystérieux)

Kiki

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Le billet de ce soir (que j’ai publié il y a une heure et qui a magiquement disparu dans les limbes) est entièrement redevable à notre ami québécois Pierre Chantelois. Allez donc voir son blog , qui regarde le monde d’aujourd’hui avec profondeur, élégance et sagesse.

Alors nous vous proposons donc :

– Posuto le matin avant 7 heures…

Jurassique Posuto

– Posuto n’a pas le succès qu’il mérite

– Posuto devrait nettoyer son blog plus souvent

– Posuto, ou l’art de se noyer dans un verre d’eau

– Et enfin : Posuto rate jamais une occasion de manifester sa colère !

RV & Kiki

PS ne cherchez pas l’illustration dans un billet qui en propose 6 animées !!!

Aujourd’hui, si nous nous arrêtions deux secondes pour causer de Maurice de, hein ?

Il adorait la petite reine (version poétique de « il pédalait en transpirant »), et ceci en amateur et en professionnel. Il avait ainsi parcouru les routes qui relient Paris et Roubaix, aussi celles entre Bordeaux et Paris (c’est un choix. Personnellement, je respecte les choix. Il y a encore de nos jours une grande tradition du choix qui encourage certains sportifs à utiliser des trajectoires précises à la manière des oies sauvages dans leurs vols migratoires, comme de Paris à Nice, ou de Liège à Bastogne puis à Liège puis à Bastogne, puis à…enfin bref, c’est un choix, et c’est respectable).

Maurice de travailla dans une fabrique de vélos (coïncidence ? c’est possible). Puis il devint contrebassiste. Ensuite (parce que c’est un instrument plus facile à porter sans doute) il fut violoniste.

Il joua aussi au billard intensément et se retrouva rameur de compétition (chercher ici un rapport de cause à effet serait vain).

Il adorait l’haltérophilie et la lutte gréco-romaine (qui, je le rappelle, n’est pas le combat entre Juliette Gréco et une salade, non, et c’est de très mauvais goût de l’avoir laissé supposer).

Il écrivait aussi.

Alors, c’est-y-pas une trajectoire de vie humaine intéressante, ça ?

Cela ne se suffit-il pas à soi tout seul en soi-même ?

Quelque chose à ajouter ?

Ah, je cherche, je cherche… Si, peut-être ça :

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V’là qui ? Vlaeminck.

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Kiki

 

 

 

Il est des jours où la candidate du PS m’énerve.

Par exemple hier, ou avant-hier, enfin peu importe, sur le drapeau tricolore à faire soi-même, la Marseillaise à savoir par cœur, tout ça.

Premier réflexe, je me dis (dans ce style fleuri qui a depuis Rabelais et Brassens fait les beaux jours de la langue française) : « oh punaise, a fait chier la Ségo, c’est quoi encore ce machin-là ».

Et puis je réfléchis. Hé, les petits malins du dernier rang qui balancent des boulettes, je vous vois ricaner là, ouais ouais, les Cowboy, Bibille, Sammy, Jmesuisléssépoussélamoquerie, et j’en passe, sisisi, je PEUX réfléchir. Des fois. Un peu. Mais pas longtemps. Enfin bref.

Après réflexion, j’ai songé à tous les jeunes qui, fièrement, arborent tee-shirts et autres frappés de drapeaux très variés : le Brésil, où trône la devise « Ordre et progrès », le Sénégal, Cuba, les USA parfois (en petit en général), j’en oublie plein. Mais si l’on croise un tee-shirt tricolore, immanquablement on songera : il vote FN celui (celle)-là.

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Chaque pays a une histoire différente, et il est inutile de me rappeler la force symbolique que peuvent prendre les drapeaux des pays que je viens d’énoncer : pays du soleil et du « futchebol », pays d’Afrique ayant réussi sa coupe du monde 2002 contrairement à la France, pays de Che Guevarra (un temps), pays leader honni pour Bush et adoré pour le reste…Il n’empêche que le drapeau français (que je n’aime pas spécialement), lui, a immanquablement l’aura d’un nationalisme étroit et quasi-vichyssois. Je ne sais si c’est dommage ou tant pis, mais comme je vous l’ai confié, désormais je m’interroge. Et je me dis que sortir le drapeau national si l’on n’est pas fana de football, et si l’on n’est pas lepéniste, ça devrait au minimum passer inaperçu.

RV

Au secours, je suis passée dans la £ç*µème dimension ! VENEZ ME CHERCHER !!!!

Bêtement (j’en conviens) je suis allée sur le ouaibe me tenir au courant des dernières nouvelles. Eh bien, je ne veux plus. C’est terminé. C’est par trop déstabilisant. Je refuse de voir s’écraser contre les parois osseuses de ma boîte crânienne les quelques neurones qui me restent dans des élans kamikazes et suicidaires et pourtant bien compréhensibles.

Jugez Pluto. Et pendez-le. Et Dingo aussi (voilà, le mal est fait, j’écris n’importe quoi en bavant dans mon café, c’est trop tard, vite un sursaut pour communiquer une dernière fois, cui-cui).

Jugez plutôt ici ce qui causa cet effet désastreux sur ma pauvre personne.

Sir Arthur Conan Doyle

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(l’homme qui me fit trembler dans la crinière du lion, frissonner dans cinq pépins d’orange, claquer des dents dans la ligue des rouquins, hurler de peur dans l’horreur de Deptford, grelotter dans la vallée de la peur sans compter cet affreux molosse des Baskerville enfin bref), LUI, donc (l’inventeur, le père, le créateur de l’inexprimable Sherlock Holmes , toxicomane violoniste maniaque névrotique du détail et légende de Baker Street), cet homme donc (qui a l’air si pacifique sur le portrait que j’ai inséré plus haut, et j’ai bien fait de l’insérer, puisque c’est en rapport avec le thème), aurait tué, AsSAssINé HOUDINI ?!?!?!?

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Oui, Houdini, celui qui disparaissait, pschiiiiiit, dans un nuage de fumée, celui qui, enchaîné, entravé, ligoté, emprisonné, menotté, attaché, lié, levait les bras au ciel en faisant TALAAAA ! quelques secondes après son enfermement dans un coffre cerclé de lourdes chaînes métalliques placé au centre d’un aquarium géant en verre traité anti-char, lui-même enfoncé au cœur du milieu de l’estomac d’un Moby Dick constipé utilisé malgré lui et uniquement à des fins vénales et bassement spectaculaires pour la circonstance ? (sur l’affiche qui illustre gracieusement ce texte, on ne voit pas la baleine, c’est que j’ai peu de moyens, je ne suis pas sponsorisée, moi)

Jusqu’où tout cela s’arrêtera-t-il ?

Et sur cette lancée, que je sens fulgurante, que va-t-on m’apprendre demain ?!?!?

J’ai peur :

Attila peut-être empoisonné par sa sœur Attilette qui ne supportait plus ses manières à table (surtout son manque d’hygiène buccale et son peu de conversation).

Gagarine dont l’avion aurait été saboté par sa tante Gagarinade qui détestait sa manie de ne jamais enlever son casque, et ses vantardises incessantes sur son voyage dans l’espace (alors que cette voiture n’était même pas encore inventée).

Fred Astaire probablement intoxiqué par Bob, un obscur figurant de Tous en Scène qui trouvait que les claquettes lui donnaient mal à la tête et l’empêchaient de réfléchir, chose pourtant inutile, Bob n’ayant obtenu aucun Prix Nobel de rien (ses maigres connaissances en botanique le poussant pathétiquement à utiliser de façon meurtrière un champignon vénéneux rare qui, introduit dans la soupe de Fred en 1953, mit 34 ans à faire effet, pas foudroyant mais diablement efficace).

Le Monde est un gigantesque Cluedo . Et je suis nulle à ce jeu.

Je regrette. Je me déclare forfait. (forfaite ?)

Du coup, je veux habiter sous la terre comme dans son sépulcre un homme solitaire, rien de me verra plus, je ne verrai plus rien, je veux descendre seule sous cette voûte sombre, m’asseoir sur une chaise dans l’ombre, et là, que sur mon front se ferme le souterrain (merci à Victor Hugo pour sa contribution très judicieuse, quoique un peu surprenante…et excessive).

Je vais m’en tenir à une bonne verveine .

(sans sucre, pour éviter les effets secondaires)

IikK

Dans mon jardin y’a des pinsons qui discutent entre eux. Les chardonnerets et les mésanges non plus ne se mélangent pas. Quand ils doivent cohabiter dans la mangeoire, ils pestent les uns contre les autres à coups de becs belliqueux. Tous les travaux du Docteur Schtromkte (éminent spécialiste en volatiles) tendent à prouver que les oiseaux de races différentes, entre eux, ne dialoguent pas.

Le Docteur Vinkelblüt (méconnu et c’est bien triste) déclare dans son dernier rapport sur l’être humain : « Ce sont tous des oiseaux ». Il précise que l’Homme parle volontiers tout seul et qu’il écoute plus facilement l’Autrui qui chante la même chanson que lui. Ainsi, nous nous regrouperions en aficionados de la même mélodie. Nous apprécierions nos productions sonores d’autant plus qu’elles seraient similaires.

Point de dialogue, me direz-vous, l’air tourmenté et chagrin ? Bonne intervention de votre part, que je transmets d’une voix anxieuse mais néanmoins vive au Docteur Vinkelblüt. « C’est très rare », répond cette sommité scientifique inexploitée. « Lorsque deux chants d’Humains divergent, ils s’affrontent, s’opposent, luttent, s’expriment enfin, mais de façon proprement autonome et séparée. Le dialogue suppose une addition d’idées et pas une juxtaposition. Prenez des tomates et des endives, elles sont côte à côte dans le panier à légumes, mais n’ont aucune influence les unes sur les autres. Les tomates ne blanchissent pas, et les endives jamais ne s’arrondissent. »

A ce point de la discussion et estomaquée de voir que le Docteur Vinkelblüt tournait casaque et passait des oiseaux aux légumes comme du coq à l’âne sans même avoir la décence de prévenir, je me tournai de nouveau vers le Docteur Schtromkte pour trouver une parole consolatrice et porteuse d’espoirs. Il était parti.

Dévastée mais lucide, je rapprochai ces analyses de ma (petite) connaissance des blogs. Il me semblait que certains exprimaient des penchants politiques affichés et cohabitaient silencieusement avec d’autres sur la toile sans créer d’interférence. Un peu comme des prédicateurs du Speaker’s Corner d’Hyde Park, ils montaient sur leurs chaises virtuelles pour clamer leur credo. Si des mélanges se formaient, dans les commentaires, les thèses se suivaient sans s’ajouter et quelquefois des plumes volaient.

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Alors, quoi ? (je me prenais à partie) Serions-nous condamnés à croire que nous communiquons sans le faire réellement ? Mais pourquoi donc avais-je écrit une phrase pareille ? Personne n’était présent pour m’empêcher de pondre cette question en cul de sac ? (suivie aussitôt de deux autres questions ce qui prouvait bien que la machine s’emballait)

C’est là que je me souvenais d’avoir été charmée, convaincue, transportée par certains prédicateurs. Donc, le dialogue existait. Les oiseaux pouvaient communiquer entre eux. Les travaux du Docteur Vinkelblüt n’étaient pas assez précis, ses études pas assez complètes et ses observations pas assez fines. Je le lui fis savoir. Il le prit très mal. « Mes travaux sont inattaquables », hurla-t-il. Puis il s’adoucit, avant d’ajouter :  » bien sûr, il y a toujours l’hypothèse de mutations génétiques. »

Kiki

L’avantage, c’est qu’on va pouvoir voter en connaissance de cause.
La police de ce charmant pays s’amuse à arrêter de dangereux semeurs de troubles sans papier, des vieux, des mères et des pères de famille, à la sortie des écoles ou des restos du coeur. Dangereux terroristes vous dis-je.

Et puis une directrice d’école est passée en garde à vue, au motif qu’elle avait, avec des enseignants et parents, essayé d’empêcher ces rafles (quiconque osera me rétorquer que ce ne sont pas des rafles sera vraiment un foutu hypocrite).

Alors Madame la directrice que je ne connais pas, je vous offre bien humblement mon soutien et mon admiration, à vous et à tant d’autres agents de l’éducation nationale, qui, sans être ni héros ni voyous, faites seulement votre devoir d’humanité.

RV

 

 

 

D’abord un peu d’Histoire pour me permettre de replacer dans le contexte ce qui pourrait avoir glissé :

Nous ne sommes pas sans connaître l’existence passée de l’Âge de Pierre (avec du Paléolithique en veux-tu en voilà, du Moyen, de l’Inférieur, du Supérieur, un peu comme l’affinage du Comté mais pas pareil). La suite, prévisible de nos jours mais pas à l’époque, nous avait plongé dans l’Âge de Bronze (Moyen, Final, Ancien-ou plutôt Vétéran, c’est plus poli) puis dans l’Âge de Fer (ce qui me rappelle le sketch de Bourvil mais c’est hors sujet). S’ensuivirent d’autres Âges, du Moyen au Troisième, tout plein d’âges qui fourmillent et pullulent, y’a qu’à se baisser.

Mais dans quel Âge sommes-nous aujourd’hui là tout de suite maintenant à l’heure actuelle ? (les petits malins qui ricanent en pensant que je devrais parler d’autre chose vu que je ne suis plus tout à fait neuve me laissent de marbre)

Je me demandais si nous n’étions pas arrivés bêtement dans l’Âge des Contradictions. Et voilà d’où mes soupçons prennent source :

Les sondages sont nombreux, édifiants, parfois trompeurs, souvent remis en question, mais il faut en prendre connaissance, les suivre, les critiquer, les dénigrer, s’y référer, en parler autour de soi (et je n’évoque même pas les sondages qui sondent les effets des sondages sur les non sondés ainsi que sur les sondés insondables). Cette contradiction est très jolie, un peu comme un coquillage compliqué et tournicotant des mers chaudes. Elle peut servir de presse-papiers et-ou de nid à poussière, c’est au choix.

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– Les sympathisants de Gauche vont voter Bayrou (et ils vont le faire exprès). Cette contradiction ressemble à la Tour Eiffel dans une boule à neige (ne me demandez pas pourquoi, j’ai un flash, une sorte de perception extrasensorielle extrêmement déconcertante). Je note également que François Bayrou a déclaré « Je veux que [les Français] sachent que leur président fera tout non pas pour les opposer mais pour les faire vivre ensemble » ce qui marque une « révolution pacifique » puisqu’avant, tous les présidents étaient des malades mentaux qui voulaient que ça se frite (une vague nostalgie des arènes antiques et sanglantes, sans doute), et qu’ils n’étaient jamais aussi contents que quand la guerre civile menaçait le pays, oh oui, yark, yark, yark. Mais je m’égare et je confonds contradiction et non-sens, ce qui est une digression.

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Frédéric NIHOUS défend la Nature et veut « replacer l’Homme au centre des préoccupations de l’écologie tout en assurant le respect des activités locales traditionnelles« . Ainsi, il se déplace dans un 4×4 diesel qui pue dans son superbe village montagnard pyrénéen. C’est une contradiction auto-centrée (nommée en langage technique NombrildeMoi) qui s’exprime au travers d’actes opposés mais justifiés par le « ce serait mieux pour tous de pas salir la planète j’en suis vachement conscient et faut qu’on se mobilise mais là tout de suite moi j’ai pas le temps j’ai du boulot je repasserai demain tard faut pas m’attendre et passe le bonjour à René, tiens, ça fait un bout ».

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Auxerre est une ville exemplaire. Il est utile que des journalistes de France Inter s’y intéressent de très près et de ce matin, surtout en cette période sensible des présidentielles puisque les votes des Auxerrois reproduisent comme du papier-calque, c’est même incroyable, les votes nationaux. La preuve, en 2002, ils avaient placé Jospin au deuxième tour. Cette contradiction ressemble à de l’Art Abstrait. On aime ou on aime pas. Mais c’est là et étrangement là.

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Ça fait quatre contradictions perçues par moi en deux jours, en sachant que je ne perçois pas tout, loin de là, que je n’ai même pas perçu le changement de temps, ni la victoire de Dieu, non, de Dedieu en natation synchronisée, encore moins la fête du boudin, et j’en oublie des tripotées de trucs que je n’avais pas vu venir. Bon, j’ai quand même sorti les poubelles ce matin, j’avais perçu qu’on était jeudi. Mais c’est pas une preuve de grande lucidité, j’en suis vaguement consciente.

Alors, je compte sur vous, Ô visiteurs-teuses ami(e)s, pour m’aider dans cette compréhension du Monde qui m’entoure et me fait face (et les deux en même temps, d’où la perturbation de mon état émotionel déjà chancelant).

Me trompé-je ? Si oui, quel est cet Âge qui nous étreint, oui, quel est son nom ?

Kiki interrogative

PS : « Il vaut mieux avoir l’âge de ses artères que l’âge de César Jules » (vieil adage du quaternaire retrouvé gravé sur la pierre de Rosette, tiens, passez donc le bonjour à Rosette de ma part, ça fait un bout)

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PS musique dédicace à nos amis déclarés bourguignons, Sammy et Le Chat !

 

 

 

 

Les enfants

Méfions-nous des enfants. Ils vous éternuent dessus. Ils parlent pendant les infos. Ils posent des questions dures (« c’est quoi un homosexuel ? »).

Pour s’en protéger efficacement, point n’est besoin d’user d’une crème protectrice quelconque ni de spray anti quoiquecesoit. Il faut les occuper.

C’est ce à quoi s’attelle ce billet, sans coup férir (c’est à dire sans croiser le fer, j’aime bien. Croiser le fer peut occasionner des rougeurs ou des irritations).

Munissons-nous de papier toilette. Mais, Hola, soyons puristes. Pas question d’utiliser le parfumé au jasmin ni le décoré façon Luis Mariano (« est un bouquet de violettes »). Il nous faut du simple, du blanc, du pâle, du nature, celui qui donne des points sur la carte Int*rmarch*. Notre vie aventureuse nous pousse à ne pas utiliser ce genre de procédés ? Tel Indiana Jones, nous préférons pour notre derrière cueillir dans la jungle âpre et sauvage de larges feuilles de bananier ? De l’essuie-tout fera l’affaire, du Solapin bien blanc, bien « nature », bien pâle en particulier.

Il nous faut aussi de la colle vinylique blanche (En fait de la colle à bois, ben, oui, y’a de l’investissement) et des pinceaux.

Derniers ingrédients: papier journal, scotch, ballon de baudruche, cartons, peinture.

Et là, les enfants peuvent pendant plusieurs après-midi éternuer ailleurs que sur vous, s’appliquer silencieusement en tirant la langue pendant les infos et oublier les questions problématiques (« c’est quoi le sperme ? »).

Il suffit de recouvrir la forme que l’on veut de plein de couches de PQ encollés. Si c’est un ballon de baudruche, ça peut donner un chaudron .

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Si c’est une forme de papier journal bien torché (il faut choisir des articles judicieux et pertinents), ça peut donner un petit bonhomme

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, ou si on a vraiment la forme une poule

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Tout ça se trouve sur le site art attack (je sais, le lien est en anglais, mais les photos sont en version française).

En tout cas, tout ça sort de la tête de Neil Buchanan . Moi j’aime surtout l’idée qu’une chose aussi vulgaire et éphémère que du papier toilette, encollée en couches successives, devienne après séchage aussi dure que du bois. Je trouve ça drôle (un rien m’amuse aujourd’hui, j’ai très mal dormi).

Voilà comment coller…euh…occuper les enfants avec de l’Art Attack un dimanche pluvieux (là, c’est le site radio-canadien in französich).

Si vous choisissez de reproduire cette activité et que les résultats ne sont pas à la mesure de votre espérance, vous ne serez pas remboursé. On n’est pas chez D*rty, ici. Circulez. Allez, hop !

Kiki

Mais vous, écoutez voir (comme dirait ma mère qui a un sens involontaire du paradoxe que je te dis même pas, d’où l’expression « un paradoxe de ma mère ! ») la chanson de Morrissey, rectangle jaune à droite, titre à la con, mais chanson sublime, la préférée de Kiki.

RV

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