La lecture de cet article sur le site de Courrier International (dont j’ai tant fait l’éloge qu’il a décidé de me verser une pension à vie de 0.2 €uros par trimestre) me plonge dans des abîmes de perplexité.

Pas le fait lui-même que les droits des transsexuels soient reconnus, ce que je trouve formidable comme avancée sociale. Mais le fait qu’un pays comme l’Espagne soit passé si rapidement, en 30 ans seulement, d’une dictature fasciste et ultra-catholique à une démocratie-laboratoire, d’une audace incroyable.

L’Espagne fait aujourd’hui partie des 5 pays du monde à autoriser le mariage homosexuel : Belgique, Pays Bas, Canada, Afrique du Sud, et donc Espagne. Et Dieu sait que ce n’est pas toujours de la tarte pour les gays dans ce bas-monde ! Voyez ici , par exemple.

Elle est désormais un pays avancé dans la reconnaissance de la dignité transsexuelle et transgenre. Et dire que j’ai fait allemand – anglais ! J’aurais dû rajouter l’espagnol grand débutant. En fait je ne le connais que très peu ce pays, traversé une fois (enfin 2, pour le retour) en allant au Portugal, et qui médiatiquement s’illustre surtout par le foot, la (beurk ! beurk ! et rebeurk !) corrida et des polémiques sur l’immigration clandestine.

iberophilie.1173286497.JPG
Tiens ben pendant qu’on y est, je vais en rajouter une couche pour attirer toute la colère du monde sur moi : je ne comprends pas comment on a pu reprocher au gouvernement espagnol d’avoir régularisé en masse les clandestins. Je préfèrerai toujours un excès de générosité à un excès de Realpolitik.

Voilà, c’est dit.

RV

PS un peu de musiq’ câassik’ pour illustrer ce billet, à droite et aux couleurs espagnoles.

Publicité