Au secours, je suis passée dans la £ç*µème dimension ! VENEZ ME CHERCHER !!!!

Bêtement (j’en conviens) je suis allée sur le ouaibe me tenir au courant des dernières nouvelles. Eh bien, je ne veux plus. C’est terminé. C’est par trop déstabilisant. Je refuse de voir s’écraser contre les parois osseuses de ma boîte crânienne les quelques neurones qui me restent dans des élans kamikazes et suicidaires et pourtant bien compréhensibles.

Jugez Pluto. Et pendez-le. Et Dingo aussi (voilà, le mal est fait, j’écris n’importe quoi en bavant dans mon café, c’est trop tard, vite un sursaut pour communiquer une dernière fois, cui-cui).

Jugez plutôt ici ce qui causa cet effet désastreux sur ma pauvre personne.

Sir Arthur Conan Doyle

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(l’homme qui me fit trembler dans la crinière du lion, frissonner dans cinq pépins d’orange, claquer des dents dans la ligue des rouquins, hurler de peur dans l’horreur de Deptford, grelotter dans la vallée de la peur sans compter cet affreux molosse des Baskerville enfin bref), LUI, donc (l’inventeur, le père, le créateur de l’inexprimable Sherlock Holmes , toxicomane violoniste maniaque névrotique du détail et légende de Baker Street), cet homme donc (qui a l’air si pacifique sur le portrait que j’ai inséré plus haut, et j’ai bien fait de l’insérer, puisque c’est en rapport avec le thème), aurait tué, AsSAssINé HOUDINI ?!?!?!?

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Oui, Houdini, celui qui disparaissait, pschiiiiiit, dans un nuage de fumée, celui qui, enchaîné, entravé, ligoté, emprisonné, menotté, attaché, lié, levait les bras au ciel en faisant TALAAAA ! quelques secondes après son enfermement dans un coffre cerclé de lourdes chaînes métalliques placé au centre d’un aquarium géant en verre traité anti-char, lui-même enfoncé au cœur du milieu de l’estomac d’un Moby Dick constipé utilisé malgré lui et uniquement à des fins vénales et bassement spectaculaires pour la circonstance ? (sur l’affiche qui illustre gracieusement ce texte, on ne voit pas la baleine, c’est que j’ai peu de moyens, je ne suis pas sponsorisée, moi)

Jusqu’où tout cela s’arrêtera-t-il ?

Et sur cette lancée, que je sens fulgurante, que va-t-on m’apprendre demain ?!?!?

J’ai peur :

Attila peut-être empoisonné par sa sœur Attilette qui ne supportait plus ses manières à table (surtout son manque d’hygiène buccale et son peu de conversation).

Gagarine dont l’avion aurait été saboté par sa tante Gagarinade qui détestait sa manie de ne jamais enlever son casque, et ses vantardises incessantes sur son voyage dans l’espace (alors que cette voiture n’était même pas encore inventée).

Fred Astaire probablement intoxiqué par Bob, un obscur figurant de Tous en Scène qui trouvait que les claquettes lui donnaient mal à la tête et l’empêchaient de réfléchir, chose pourtant inutile, Bob n’ayant obtenu aucun Prix Nobel de rien (ses maigres connaissances en botanique le poussant pathétiquement à utiliser de façon meurtrière un champignon vénéneux rare qui, introduit dans la soupe de Fred en 1953, mit 34 ans à faire effet, pas foudroyant mais diablement efficace).

Le Monde est un gigantesque Cluedo . Et je suis nulle à ce jeu.

Je regrette. Je me déclare forfait. (forfaite ?)

Du coup, je veux habiter sous la terre comme dans son sépulcre un homme solitaire, rien de me verra plus, je ne verrai plus rien, je veux descendre seule sous cette voûte sombre, m’asseoir sur une chaise dans l’ombre, et là, que sur mon front se ferme le souterrain (merci à Victor Hugo pour sa contribution très judicieuse, quoique un peu surprenante…et excessive).

Je vais m’en tenir à une bonne verveine .

(sans sucre, pour éviter les effets secondaires)

IikK