Il est des jours où la candidate du PS m’énerve.

Par exemple hier, ou avant-hier, enfin peu importe, sur le drapeau tricolore à faire soi-même, la Marseillaise à savoir par cœur, tout ça.

Premier réflexe, je me dis (dans ce style fleuri qui a depuis Rabelais et Brassens fait les beaux jours de la langue française) : « oh punaise, a fait chier la Ségo, c’est quoi encore ce machin-là ».

Et puis je réfléchis. Hé, les petits malins du dernier rang qui balancent des boulettes, je vous vois ricaner là, ouais ouais, les Cowboy, Bibille, Sammy, Jmesuisléssépoussélamoquerie, et j’en passe, sisisi, je PEUX réfléchir. Des fois. Un peu. Mais pas longtemps. Enfin bref.

Après réflexion, j’ai songé à tous les jeunes qui, fièrement, arborent tee-shirts et autres frappés de drapeaux très variés : le Brésil, où trône la devise « Ordre et progrès », le Sénégal, Cuba, les USA parfois (en petit en général), j’en oublie plein. Mais si l’on croise un tee-shirt tricolore, immanquablement on songera : il vote FN celui (celle)-là.

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Chaque pays a une histoire différente, et il est inutile de me rappeler la force symbolique que peuvent prendre les drapeaux des pays que je viens d’énoncer : pays du soleil et du « futchebol », pays d’Afrique ayant réussi sa coupe du monde 2002 contrairement à la France, pays de Che Guevarra (un temps), pays leader honni pour Bush et adoré pour le reste…Il n’empêche que le drapeau français (que je n’aime pas spécialement), lui, a immanquablement l’aura d’un nationalisme étroit et quasi-vichyssois. Je ne sais si c’est dommage ou tant pis, mais comme je vous l’ai confié, désormais je m’interroge. Et je me dis que sortir le drapeau national si l’on n’est pas fana de football, et si l’on n’est pas lepéniste, ça devrait au minimum passer inaperçu.

RV