Attentive au bon fonctionnement du service-après-vente de ce blog, je m’adresse aujourd’hui à deux utilisateur ponctuels mais précis qui ont préféré garder l’anonymat et qui comptent sur ma totale discrétion : Jean Maurice Leflaquet, 6 avenue Grück à Marseille et Jeannine Flon, 21B 2ème palier porte gauche Tour des Amarylis à Monceaux les Bains (comment ça, j’l’ai dit ?)

Jean Maurice est venu ici à la recherche d’informations sur la chèvre arboricole. J’en ai.

Elle niche dans les marronniers d’Inde exclusivement. Elle tisse son nid elle-même et c’est pas facile (essayer de tricoter quoi que ce soit avec des sabots). Pendant que la femelle couve, le mâle attrape les proies qui nourriront sa famille (limaces, lièvres de Brabant, échalotes).

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(chèvre arboricole en habitat naturel, mais un poil inquiète tout de même)

Lorsque le jeune arrive à maturité (ce qui se voit à l’oeil nu à cause d’une modification de couleur des antennes qui virent du vert au jaune, un peu comme pour la banane) il s’échappe du nid avec prestance et s’installe dans la poche ventrale du père pour y continuer sa croissance en toute sécurité (l’hippocampe n’a rien inventé, qu’il arrête de crâner et illico).

La chèvre arboricole est très prisée pour ses qualités poétiques. Une fois adulte, elle déclame Verlaine en sept langues et avec l’intonation. C’est pourquoi elle rencontre un grand succès. Pour preuve, je vous rappelle cet ancien dicton inuit encore utilisé de nos jours : « nulaq qualug quanka irniq aatata » (« A vous, chèvre arboricole, ces vers de par la grâce consolante De vos grands yeux de chèvre arboricole où rit et pleure un rêve doux« , oui, je sais, c’est poétique et inuit en même temps, c’est émouvant)

De rien, Jean Maurice. C’est tout naturel.

Jeannine (vous permettez que je vous appelle Jeannine ?), vous vous demandez en venant sur ce blog, et avec raison pourquoi avoir inventé l’appareil photo ?

Eh bien, je suis prise au dépourvu. Je ne sais pas. Et brutalement surgissent dans mon esprit, pour le moins fragile, toutes ces avancées scientifiques incongrues dont je ne connais pas le plus petit commencement de cause.

Pourquoi la roue ? Pourquoi la caisse ? Pourquoi la brouette (subtil mélange entre la roue et la caisse) ?

Je ne peux que formuler de vagues hypothèses :

1- parce que ?

2-parce que des candidats à la présidentielle avaient besoin d’affiches et qu’il y avait pénurie de peintres pour les fabriquer ?

3-parce que Niépce et Daguerre étaient dans un bateau, Niépce est tombé à l’eau (un drame terrible qui donna plus tard naissance à un film, Ô combien célèbre, Titanic, avec Leonardo Di Caprio et des glaçons) et Daguerre n’arrivait pas à le dessiner tellement il se débattait, d’où l’idée de cet appareil conçu pour fixer l’instant ?

En tout cas, je sais qu’Aristote et sa camera obscura (un groupe de rock indépendant écossais formé à Glasgow en 1996) avait déjà largement avancé le travail.

Et, pour le plaisir de yeux, voici des prototypes d’appareils photo qui n’ont jamais été commercialisés (faut avouer qu’ils fonctionnaient mal).

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(notez la présence de la banane déjà citée plus haut, ça s’appelle une répétition et je m’en excuse)

Je ne peux faire davantage et croyez bien que je le regrette. En plus, il fait beau donc je vais profiter du soleil. Comment ça, « pourquoi le soleil » ? Dites Jeannine, va falloir s’arrêter maintenant, vous n’avez plus cinq ans, ça devient pathétique, ces questions.

En espérant vous avoir donné toute satisfaction, et en regrettant que les mots clés pour atterrir sur ce blog ne soient pas : Culture Intelligence Dignité Bienséance Artistes Ségolène Royal Présidente Poésie Connaissances Cancoillotte (tiens, un message subliminal ! comme c’est joli à cette époque de l’année…) je vous souhaite, Jean Maurice et Jeannine, une bonne continuation dans votre quête de savoir sur le ouaib.

Kiki, à vot’service M’sieurs-dames

PS : merci à Schpountz qui m’a schpountzée (pardon, poussée) à regarder sur Google les chèvres dans les arganiers. Voici le spectacle :

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