M. le Président,

Maintenant que les carottes sont cuites, j’ai décidé de vous rejoindre dans votre vaste, belle et bien démocratique comme il faut majorité présidentielle.

En effet, j’ai depuis des semaines fait semblant de soutenir votre rivale. Je me rends compte aujourd’hui de mes erreurs, pardonnez-moi Votre Altitude.

Cette dame prône le dialogue social et politique, ce qui de nos jours et dans le contexte que chacun connaît est, je vais vous le dire sans tabou, proprement scandaleux. Parce que l’on ne peut pas le dire aujourd’hui dans ce pays, on ne peut pas le dire, et ça n’est pas normal qu’on ne puisse pas le dire que le dialogue social est archaïque. Oui, et je vous le dis comme je le pense, avec vous le dialogue social, enfin, sera mis à la place qui doit être la sienne : pas ici !

Cette dame met en avant des idées qui ne sont pas les vôtres, et laissez-moi vous le dire, mon cher Compatriote Président, ça n’est pas normal et les Français le savent bien. Dire qu’on aurait pu, si la France possédait les scientifiques qu’elle mérite, dépister son antisarkozysme primaire à l’âge de 2 ans, nous aurions pu l’empêcher de vous nuire plus tôt !

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Cette dame est agressive et vous montre du doigt en plein débat, et alors là, Votre Eminence Altière, jamais au grand jamais vous n’usâtes de cette méthode d’intimidation, ou alors comme disait Brel, « J’ai oublié, ou ils sentaient pas bon ».

Maintenant, je vais vous dire, Monsieur Votre Hauteur Alpestre, je suis enseignant, et jusqu’à présent, je donnais bêtement des cours de soutien scolaire gratuit dans un de ces centres sociaux noyauté par la gauche bien-pensante (dont jusqu’à cette lettre j’étais le prisonnier involontaire). Fini tout ça ! Travailler plus, ce sera pour gagner plus ! S’ils me veulent, ils en paieront le prix ! Et en heures supplémentaires encore !

Laissez moi ajouter que j’ai le plus grand respect pour les figures de la gauche, surtout si elles sont mortes . J’aimerais donc, aux côtés de ces piliers d’albâtre de la pensée libérale et républicaine contemporaine que sont Max Gallo et Eric Besson, faire partie de votre pôle de gauche. Je vous le demande humblement, au nom des cordes de guitare d’Enrico, au nom du bonnet si pittoresque de M. le Docteur Gynécologue (j’ai d’ailleurs remarqué que c’était un homme de couleur, enfin je vous dis ça, je dis rien, hein…), au nom des lunettes Optic 2000, Votre Dominance, ne m’oubliez pas.

RV, initiales jusque là dissimulées de Repenti Volontaire.

PS : comme on sait jamais qui peut traîner sur le blog, je précise que tout commentaire au 1er degré sera immédiatement censuré, faut pas charrier non plus, merdalore.