bien sûr il y a les guerres d’Irlande et des peuplades sans musique.. Oui, je sais bien qu’il y a des choses horribles partout et tout le temps, à peine si on peut lever les yeux sans pleurer mais…

Je ne comprends pas comment fonctionne l’exploiteur. D’après moi, sa case dite « conscience » est manquante, disparue, atrophiée, effacée. Jiminy Cricket aux oubliettes.

Sinon, comment l’exploiteur pourrait-il seulement dormir ou manger sans s’inspirer tout seul un dégoût irrépressible de lui-même ?

Les exploiteurs de corps, ceux pour qui l’Autre n’est que chair à vendre ou citron à presser, je connaissais leur existence. A ce propos, ayons une pensée pour eux, mettons au point un rituel vaudou capable de leur nouer bras et jambes, de changer leur langue en oursin et leurs organes en soude caustique. Avouez que si ça marche… héhé…

Il y a aussi des exploiteurs d’essence. Ils prennent l’essence des Autres (pas le jerrican, ni la benzine, hein, l’essence au sens d’essentiel), la créativité pour la revendre. Après, ils peuvent s’acheter montres à rubis et chevalières obscènes. Leur existence est une faute de goût permanente. Admirons donc la dernière en date, en Australie :

« Leur art se vend à prix d’or mais les Aborigènes restent pauvres :
Tapis dans un entrepôt entouré de barbelés, près d’Alice Springs, dans le centre de l’Australie, des artistes aborigènes s’affairent, accroupis sur de grandes toiles. Debout, un Blanc surveille leur travail. Bienvenue dans l’un des nombreux ateliers de cette région désertique, au cœur de l’Australie, où des hommes d’affaires peu scrupuleux paient une misère des peintures aborigènes qu’ils revendent ensuite à prix d’or aux touristes et collectionneurs des grandes villes. « 

(…)

« Liesl Rockchild cite l’exemple d’un peintre dont l’œuvre a récemment été vendue 15.000 dollars en Italie, et qui n’en a récupéré que 100. »

L’article entier est à lire ici .

L’Art aborigène est unique et fragile.

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Le peuple aborigène n’est pas au sommet de sa forme.

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Ben, voilà. On leur souhaite quoi aux exploiteurs d’essence, aux pratiquants de la traite du talent ? Déjà, s’ils avaient des clients plus respectueux… Mais qu’est-ce que je dis, grande naïve, va !

J’organise un stage vaudou de 3 jours.

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Lundi : fabrication de poupées de cire (poupées de son), une par exploiteur.

Mardi : utilisation d’aiguilles sur les poupées usinées la veille. Chants incantatoires.

Mercredi : bilan de stage.

Des volontaires ?

On me dit dans l’oreillette qu’un seul lundi ne suffira pas, les exploiteurs étant nombreux. Mais-z-alors ? Combien de lundis faudrait-il ?…

Vous êtes sûrs ?

OK. Je vais me recoucher.

Kiki