Les chiffres du chômage en Franche-Comté sont en nette diminution. L’INSEE donne pour le 1er trimestre 2007 les chiffres suivants :

Taux de chômage par département en Franche-Comté, 1er trimestre 2007
Doubs 8%, en baisse de 0,5 points par rapport au 4e trimestre 2006
Jura 6,1 %, en baisse de 0,3 points par rapport au 4e trimestre 2006
Haute-Saône 7,7 %, en baisse de 0,4 points par rapport au 4e trimestre 2006
Territoire de Belfort 10,1 %, en baisse de 0,4 points par rapport au 4e trimestre 2006
(France 8,3%)

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Il s’agit de baisses importantes. Quand on dit : baisse de 0,5 points, ce ne sont pas des %. Dans le cas du Jura, arriver à 6,1 % en ayant perdu 0,4 points, cela revient à avoir régressé de plus de 6 %.

Hormis le territoire de Belfort qui est encore, malgré la baisse, durement touché par un chômage essentiellement dû au « dégraissage » industriel, les autres départements s’en sortent assez bien, notamment le Jura, et là je retombe sur mes pieds en forme de clin d’œil (faut suivre, ça devient acrobatique) à nos chers montagnards dont le bout des idées pointe ici…

Mais regardons de plus près ces chiffres. Peu de chômage, donc beaucoup d’emplois ? L’INSEE, encore, nous renseigne :

Évolution des effectifs salariés en Franche-Comté, 1er trimestre 2007
Doubs + 0,5 % Jura + 0,4 % Haute-Saône – 0,3 % Terr. de Belfort – 0,1 %

Ah. Si l’on peut trouver une certaine logique dans les chiffres du Doubs et du Jura, le bât blesse en ce qui concerne la Haute-Saône et le Territoire de Belfort. Le chômage y baisse, mais l’emploi aussi. Comment l’expliquer ? Par l’interim ? Il baisse partout, sauf dans le Territoire de Belfort, justement le plus touché des départements comtois en matière de chômage.

Je ne vois qu’une piste, celle de la démographie. Les départs à la retraite effacent des chiffres du chômage bon nombre d’actifs. Oui, je rappelle en passant que les chômeurs sont comptés dans la population active, puisqu’ils cherchent un emploi.

Ainsi, et je continue à citer l’INSEE, la Franche-Comté a connu une augmentation de 3000 seniors (+ de 60 ans) en 2005 par rapport à 2004.

On voit à quel paradoxe la politique du gouvernement Fillon (ben si il existe hein, j’ai trouvé son nom sur un moteur de recherche, il est 1er ministre. Puisque je vous le dis !..) risque d’aboutir : reculer l’âge de la retraite va logiquement finir pas faire augmenter les chiffres du chômage ! Il va falloir choisir…

RV