par Kiki

Alors, on prend l’idée toute faite qu’on a du Paradis sur Terre : une île (entre le ciel et l’eau comme k-elle dit la chanson), des cocotiers, du sable fin, de l’eau turquoise.

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Cette île existerait, en plusieurs bouts. Ceux qui ont du vocabulaire la nommerait « un archipel » (comme « un archiduc » mais pas le même mot).

On l’appellerait l’archipel des îles Chouettes.

Non, c’est pas bon comme titre. On dirait que ce serait l’archipel des îles Tuvalu .

Ce serait un état indépendant. Comme un pays, mais en échantillon, parce qu’avec 11000 habitants, c’est pas eux qui vont gagner le plus de médailles aux J.O., des Tuvaliens (ou des Tuvaleux ? Tuvalois ? Tuvalandais ?…) on en rencontre pas tous les samedis.

Ce Paradis pourrait survivre grâce à la pêche et au tourisme. Oups. Non. Je reprends.

Ce Paradis coule.

Pour du vrai. L’eau monte, elle envahit les routes, elle submerge l’aéroport (alors, les touristes, tu penses, ils vont tous au Mont Saint Michel). Et les poissons, y’en a presque plus. Mais ça gêne pas, vu que les Tuvaliens (les Tuvaleux ? Tuvalois ? Tuvalandais ?…) devront tous partir et mangeront bientôt du gratin de kiwi en Nouvelle Zélande.

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D’un côté la banquise fond (les Inuits ne lui disent pas merci), de l’autre les îles sont recouvertes (et au milieu on tousse).

Pour résumer, des gens se sont mouchés dans le Paradis et le regardent dépérir comme moi mes vieux Kl**nex. Et cette histoire commence il y a un bout de temps.

Dés 1826 de joyeux explorateurs s’amènent en Tuvaland, transmettent quelques maladies épidémiques, pillent les ressources et kidnappent les autochtones pour le travail forcé (blackbirders). En 1942 une base américaine y est construite à grands coups de bulldozers, on déplace des tonnes de sable pour construire l’aéroport ce qui fragilise encore un peu plus les 26 km2 de superficie. Et puis le réchauffement climatique en point d’orgue.

A part ça ? Un Paradis sur Terre : des îles, des cocotiers, du sable fin, de l’eau turquoise.

C’est dommage qu’à la fin de la fable, la cruche se casse.

Kiki

PS : pour les illustrations j’ai fait dans le basique. Mais je me sens quand même largement supérieure à Michel Ange, puisque lui n’était même pas capable d’utiliser Paint (ha, le ballot !). Qu’il vienne critiquer, tiens !

PS 2 : un camarade se décarcasse tous les jours pour lire et référencer les blogs des autres, rendons-lui une p’tite visite ! Tu vois Olivier, on t’oublie pas !!