par Kiki

Cette citation de Dany Boon prend aujourd’hui tout son sens, tout son sel, tout son éclat, tout son envol, où ça ? M’enfin, z’êtes lents ou c’est une impression ? Dans ce billet.

Et tout d’abord, insistons lourdement : IL FAUT LIRE ce billet.

Et c’est pas parce que je l’ai écrit que je dis ça.

Enfin si. Mais c’est pas l’idée principale.

Surtout que l’idée principale sont deux (cette phrase est grammaticalement incorrecte mais elle n’a pas l’air agressive donc je la garde).

Première idée : Madagascar. Vous allez me dire que ce n’est pas une idée mais une île, et vous n’aurez pas tort.

Prenez Madagascar (avec délicatesse), remplissez-la de gens venus de Touzorizons, ajoutez un cyclone, émulsionnez le tout, servez promptement dans un plat adapté et vous obtiendrez :
« Eline ou le passage du cyclone » de Chantal Serrière.

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Des personnages multiples se retrouvent, s’attendent, se découvrent, se transforment, en proie aux éléments déchaînés (parce qu’enchaînés, les éléments, on pouvait leur faire des grimaces en sautillant, mais déchaînés, les éléments, ce sont des prédateurs graves, j’ai l’air de rigoler comme ça, mais quand le cyclone s’approche dans le livre et que ton volet claque brusquement à cause du vent, ben, tu remontes ta couverture jusqu’au cou en tournant les pages et tu la ramènes pas).

Et l’auteure n’hésite pas à vous apprendre des choses au passage (du cyclone), si bien que plus tard, vous vous dites « Mais où est-ce que j’ai entendu parler de ça ? », pas la peine de chercher, c’était dedans. Du suspens, du portrait, et tout cela forme un tout attachant très personnel.

Et que dire de la construction de l’ouvrage ! De la finesse dans l’agencement et de l’intelligence paginée, voilà mon analyse (et je fais ça avec des appareils pointus, rien que des machines modernes tout en inox).

Ça, c’était l’idée UN.

Et au cas où votre attention volatile n’aurait pas fait le rapprochement, Chantal Serrière est derrière le blog Ecritures du Monde .

Pour l’idée Deuxième : prenez un polar, un bon polar, un très bon polar, un polar cossu, un polar poilu, un polar qui dépote et ajoutez lui de l’insolite, du saugrenu, du psychologique, de l’humour, de l’inattendu, de l’action, et vous obtiendrez À la vue, à la mort de Françoise Guérin .

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Qui plus est, une réflexion sur la langue, sur l’inconscient et sur la perception des autres est cachée dedans.

Par contre, je ne peux rien dévoiler sans déflorer le sujet, et si je vous dis que le commissaire Bourrel a perdu son sandwich, sachez bien que c’était dans un autre épisode d’une autre série, donc aucun rapport.

Et au cas où votre attention volatile n’aurait pas fait le rapprochement, Françoise Guérin est derrière le blog Mot Compte Double .

Voilà donc l’idée principale qui sont deux révélée.

Donc, je le dis et le redis avec force au risque de radoter : IL FAUT LIRE.

Kiki

PS : ces deux livres sont entre autres disponibles sur les sites alapage.com et fnac.com et allez aussi voir chez vos libraires de proximité près de chez vous.