Par RV

Bon c’est pas pour vous remonter le moral que je dis ça mais un gros parpaing métaphorique m’est tombé sur le coin du cervelet ce matin, alors que j’écoutais en me rasant l’ancien Premier Ministre Refreneu (oui, bon, Raffarin, mais avouez que Refreneu c’est plus rigolo). Je vous rassure je ne me suis pas coupé.

Figurez-vous que je me suis rendu compte d’une analogie frappante : on pourrait se croire, à bien des signes, en période pré-révolutionnaire. Celle de 1789, hein, pas la petite révolution à deux balles en passant parce que y’a rien à la télé…

En 1789, le discours dominant de la Noblesse est que les Français devraient cesser de se plaindre et travailler plus pour que le pays se redresse. En 2007, la droite sarkozyste reproduit ce langage à l’identique.

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En 1789, le pouvoir indécis ne sait que faire pour combler le déficit des caisses de l’Etat. En 2007 aussi.

En 1789, la Noblesse refuse que l’on touche à ses privilèges, notamment la dispense d’impôts. En 2007, un cadeau fiscal de 15 milliards vient récompenser les Français les plus fortunés. Pourquoi ? Parce qu’ils sont riches, et la plupart le sont parce qu’ils sont « bien nés ».

En 1789, les désordres du royaume sont imputés aux Juges qui, dans les Parlements, ne savent plus faire régner la justice. En 2007, la Garde des Sceaux tient le même discours à propos des peines de récidivistes, dont la stricte application serait sabotée par quelques magistrats irresponsables.

En 1789, tous les cahiers de doléances prouvent que le Roi est très populaire, et que les Français, tous ordres confondus, lui accordent leur confiance pour régler les problèmes. En 2007, le Président bénéficie des mêmes a-priori.

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Je conclus. En 1789, malgré des apparences d’autoritarisme, le Roi Louis XVI doit composer avec une épouse imprévisible, Marie-Antoinette. En 2007… ah non là ça n’a rien à voir hein ! Rien du tout !! Faut pas exagérer quand même !

RV