par Kiki

Toutes les bonnes volontés sont bienvenues. En effet :

« L’hymne espagnol ne dit rien à personne.

Quand retentit leur hymne national, les footballeurs espagnols restent muets comme des carpes. Pour une simple raison : la Marcha Real n’a pas de paroles officielles (…) Avec la république de Saint-Marin et la Bosnie-Herzégovine, écrit El País, l’Espagne est le seul pays d’Europe à avoir un hymne muet. Pour le moment du moins. Car le Comité olympique national (COE) a décidé de remédier à cette situation. En collaboration avec la Société générale des auteurs (SGAE) et l’Institut des sciences musicales, le CEO a lancé un appel au peuple (…) L’hymne devra être “neutre, consensuel, un facteur d’union”, comme l’a expliqué Alejandro Blanco, président du COE (…).

C’est ainsi, il y en a qui n’ont pas de paroles, et d’autres qui en ont trop, écrit le quotidien, épinglant les vers “xénophobes” de La Marseillaise, entonnés à pleine voix par Sarkozy le soir de sa victoire. » (extrait de Lettres de partout, all over the world. Non, de Courrier International)

À vos carnets. Je récapitule les consignes de base :

« neutre, consensuel, un facteur d’union« 

Moi-même, je me suis avancée dans le travail. J’ai pensé à :

« Suisse Ô Suisse nous sommes d’accord, oui, tous réunis dans l’assemblage« 

mais ça ne rime pas, et l’apparition de la Suisse est un peu osée, je dirai même un peu too much, là. Et puis on risque une potentielle modification du drapeau…

drapeau-espagne-neutre.1194023901.jpg

…et une réédition coûteuse des Atlas. Alors non.

Après, pourquoi pas :

« Nous sommes des passe-partout

Nous sommes d’accord sur tout

Et nous formons un tout. »

(ça rime et ça colle tellement à raz des consignes, du vrai papier tue-mouche, dis donc)

Mais un doute me taraude… L’hymne espagnol, serait-il chanté dans sa langue ? Auquel cas, quelle est-elle ? (oui, je sors pas beaucoup de chez moi)

L’espagnol, vous dites ? Mierda, c’est una langua que je ne connaissià pas at all. Vais-je tenter une translation, non, oun tranchlachionn’ ?

Bon, assez rigolé (enought rigoletto).

Parlons peu, mais en V.O. et plutôt bien :

Verde que te quiero verde.
Verde viento. Verdes ramas.
El barco sobre la mar
y el caballo en la montaña.

C’est-à-dire :

Vert et je te veux vert.
Vent vert. Vertes branches.
Le bateau sur la mer,
le cheval dans la montagne.

cheval-land-art.1194023957.jpg

C’est « neutre, consensuel, un facteur d’union« , d’après moi.

Et ce poème est de Federico García Lorca (Romance somnanbule), un gars du pays.

Oups, mais j’apprends qu’il est trop tard : car le Comité Olympique National avait fixé une date butoir pour la réception des textes, et c’était le 26 octobre dernier, crotte de mouette.

Ben, nous vlà bien, tiens. Tout ce billet pour rien.

Enfin, pas vraiment, un petit coup de Federico n’est jamais perdu, je me disais.

federico-garcia-lorca.1194024386.JPG

À ce propos, à quand un petit coup de Jenesaisqui pour nous débarrasser du sang impur qui gadouille dans nos sillons assoiffés de berkitude Marseillézante ?

Kiki

PS : Lecteurtrice, t’as vu l’illustration pouétique verte à voir d’avion ?!?!?!?

Latitude : 51.650953 Longitude : -3.256545

Cheval mesurant 200m de longueur et 5m de hauteur sculpté par Mick Petts, en Angleterre, pfou ! By jove.