décembre 2007


par Kiki

Alors, je vais vous la jouer caméra embarquée à bord de mon cerveau.

Je lis les commentaires d’un article du Monde.fr sur le décret Eloi. En particulier certains qui disent ceci :

 

« Il faut arrêter avec les bons sentiments qui trompent les immigrés et qui lassent les Français. (…) Les temps ont changé, qu’on se le dise, notamment dans les rangs de ces groupuscules humanitaristes qui surfent politiquement sur la détresse des plus misérables »…

… »Les dites associations ne concernent que quelques poignées d’huluberlus d’extrême-gauche pour la plupart, toujours prompts àla générosité avec l’argent d’autrui. L’écrasante majorité de la population attend ces mesures pour contrôler cette immigration sauvage au mépris de nos lois. »…

… »Enfin un début de mise en place d’un filet, toutefois bien mince, pour stopper cette immigration irrégulière, massive et incessante.(…) La reconduite vers le pays d’origine doit être systématique, immédiate, suivie, et définitive. »

Et je me dis : celui qui pense ça, avec cet esprit là (ai-je besoin de décrire plus avant ? le mot « esprit » est-il réellement adapté ?) ne changera pas. Aux prochaines élections, que ce soit celles pour être Miss Yaourt, Maire de n’importe où, Président de tous les Français ou Maître du Monde, il votera comme il s’exprime, le joyeux monsieur qui commente (oui, j’ai décidé de l’agglomérer en un seul être humain pour gagner de la place et conserver un semblant de moral). Il votera à Droite de la Droite Toute.

Pendant ce temps-là, moi. Oui, moi. Tiens, parlons-en de moi. Je vais garder mes idées de Gauche. Ben si. Il faudrait un sacré accident neuronal pour que je pivote. Le discours de la Droite me hérisse et celui de la  » Droite de la Droite Toute » me provoque comme une allergie aux crustacés, alors.

Donc, 1 partout. Pas de modifications en vue. En présence dans ce pays, au moment M de l’instant I, on visionne deux ensembles : un stock presque constant de gens convaincus de Droite et un stock pratiquement immuable de gens convaincus de Gauche.

 

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(une inversion ? …non, je ne vois pas…)

(une précision : je ne parle pas du tout des partis politiques mais bien des mentalités, du clivage entre ceux qui veulent du mieux pour tous et ceux qui pensent que le mieux se mérite pour certains, enfin, c’est un résumé succint, mais c’est le mien, c’est mon résumé succint)

Alors, qui décide ?

Qui fait basculer l’avenir d’un côté ou de l’autre ?

Les indécis.

Je lance un appel à la Science, à la Sociologie, à l’Etude des particules, enfin, à des gens sérieux qui pourraient faire des études précises sur les indécis.

Ils (les indécis) ne savent pas.

Ils (les indécis) ont tous les pouvoirs.

Ils (les indécis) vont décider de mon, ton, son, notre, votre avenir.

Qui sont-ils ?

Pourquoi ne se décident-ils pas ?

Hypothèses :

1-ils n’ont pas assez de culture politique, ils n’osent pas, ils ont peur de dire des bêtises, ils ne se repèrent pas au milieu des discours et des tendances.

2-ils sont superficiels, occupés par leurs SMS ou leurs racines décolorées ou l’odeur musquée de leurs après-rasage, ou leurs copains-copines, avec, tu sais pas quoi ? Britney Spears, elle est super en colère, folle de rage qu’elle est, contre Paris Hilton, hé, tu sais pas pourquoi ? ben, l’autre…blblblblbl…

3-ils sont victimes àquoibonistes. A quoi ça sert ? Et pis qu’est-ce qu’on y peut ? Ah, que voulez-vous, c’est comme ça (le « ma pov’dame » est en option)

4-ils sont basiques. Ils votent pour celui qui a une bonne tête sur l’affiche (véridique, pas une légende folklorique comme Le Vaisseau Fantôme ou le Monstre du Loch Ness, choix assumé pour une cravate ou la couleur d’un brushing, texto, pour du vrai, fait avéré et constaté, si).

J’ai trouvé que ça comme hypothèses.

Et ça m’avance pas beaucoup, parce que :

avec la catégorie 1, y’a de l’espoir (un progrès, une meilleure connaissance graduelle, des choix qui peuvent émerger, un futur ?…), mais …

avec la catégorie 2, Sarkozy gagne (ben tu sais quoi ? Il est plus avec Carla maintenant, il est avec sa sœur, oh, j’te raconte pas, et pis Carla, elle, elle est avec le fils de Bruce Willis qui est maqué avec Anna Kournikova depuis son divorce d’avec le frère du batteur de Youtou…blblblbl…) et …

avec la catégorie 3, c’est comme vouloir pousser un escargot à tenter papillon comme carrière, c’est un travail d’Hercule, et puis …

la catégorie 4, elle, reste toujours aussi insaisissable, de l’air, du vent, des bulles de savon aériennes et vaporeuses qui planent au milieu de diverses cravates flottantes.

Voilà voilà.

Mon, ton, son, notre, votre avenir est contenu tout entier dans :

l’espoir du non-espoir de l’escargot sans ailes à bulles.

 

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(ceci est une tentative d’illustration de  » l’espoir du non-espoir de l’escargot sans ailes à bulles« . En même temps, je regrette)

Bonne et heureuse, hein, sinon.

Kiki

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par RV

Ça doit être la fin d’année civile qui me fait cet effet, le besoin de faire un bilan, et pas forcément sur ce qui enchante le plus. Pourtant, avec la progéniture que nous avons, croyez-moi, je pourrais vous en tartiner des billets de joie parentale extasiée !

Le phénomène Sarkozy. C’est ce dont je voudrais parler aujourd’hui, avec deux-trois avant-propos qui risquent d’en défriser certains, mais tant pis.

D’abord, j’ai toujours détesté, je déteste et je détesterai toujours que l’on évoque qui que ce soit par un biais physique. En ce qui concerne le sujet du billet d’aujourd’hui, tout propos faisant allusion à sa taille me débecte, et je stoppe illico la lecture. Juger qui que ce soit sur le physique, c’est minable. Et y’a pas à tortiller, venant de qui que ce soit c’est minable. Qu’il s’agisse de la « taille de Sarkozy » ou de la « beauté de Bhutto », c’est la même connerie.

Ensuite, j’ai toujours détesté, je déteste et je détesterai toujours les commentaires venant de braves gens qui se sentent personnellement offensés dès que l’on critique Sarkozy. Combien de fois avons-nous lu, ici ou ailleurs, ce genre de propos « alors je suis un con si j’ai voté Sarkozy ? » Nous n’avons jamais dit ce genre de choses, et si vous trouvez dans les archives le contraire, faites-le moi savoir et je supprimerai alors ce billet sans aucun scrupule !

Enfin, j’en ai un peu marre d’entendre (et de dire aussi, car ça m’est arrivé) que Sarkozy a été élu parce qu’en face, il n’y avait « rien », ou « pas de cohérence » ou « pas d’unité ». Je crois tout au contraire que l’élection ne pouvait échapper à Sarkozy, quel que soit l’adversaire. « Et pourquoi que tu dis ça Ô Maître vénéré qui se prend pas pour un bousin d’analyste prétentieux va ! » pourrait me murmurer ma conscience. Ben je dis ça pour les raisons suivantes.

Le phénomène Sarkozy est nouveau. Jamais la politique française n’a connu ça. On peut bien sûr lui trouver, pêle-mêle, des ressemblances avec Tapie, Berlusconi, Bush, Clavier, Chirac (celui des années 70), Napoléon III, et j’en passe. Mais il est quand même unique. Entendez-bien que ça ne me plaît pas, et que je n’ai, personnellement, aucune admiration pour lui. Que ça ne nous empêche pas d’essayer d’analyser un peu le bazar… Je vois deux raisons majeures pour expliquer le succès jusqu’ici phénoménal, au sens premier, de Sarkozy.

La première raison, c’est l’identification à sa personne qu’il suscite dans l’électorat, par le choix en apparence spontané, mais en réalité extrêmement réfléchi, d’une série d’expressions issues de la « sagesse populaire ». « Je suis seul et je ne dois rien à personne », « On ne m’a jamais fait de cadeau », voilà des phrases que nombre d’électeurs ont senti résonner au coeur de leur propre vie, traversée de frustrations diverses. Elire Sarkozy, c’est me faire, enfin, triompher moi-même. Me reconnaître. « Moi je me bouge, j’y arrive, alors ceux qui ne veulent pas se les remuer faut pas qu’ils se plaignent ». Dans mon enfance, les trois-quarts des adultes de ma très moyenne et banale et inintéressante famille au sens large servaient ce discours à Noël. Nul doute que l’entendre marteler a trouvé en eux, et en leurs nombreux concitoyens ressemblants, un écho très gratifiant.

La deuxième raison, c’est l’impression qu’il donne aux gens, en particulier aux gens de gauche (pas tous Dieu merci) et aux vieux gaullistes (pas forcément vieux par l’âge mais par l’ancienneté des convictions) que la politique peut à nouveau influencer nos vies. Jospin disait « L’Etat ne peut pas tout », Chirac disait en 2005 aux jeunes qui renâclaient sur la Constitution Européenne « Je ne vous comprends pas », et la démocratie participative, certes caricaturée, n’en affirmait pas moins « La solution est entre vos mains, réfléchissez et n’attendez-pas tout des politiques ». Depuis les années 80 et le tournant fabiusien de la rigueur, on s’était habitué à des politiques débordés par la mondialisation, incapables d’agir sur les délocalisations, sur le prix de l’essence ou sur la fermeture des hôpitaux. Là, en apparence, le politique (donc l’électorat, donc le peuple) reprend la main.

Ce qui est très fort de la part de Sarkozy, c’est que sa politique réelle va continuer à casser le tissu social du pays, mais que l’idéologie politique qu’il dégage est celle d’un interventionniste permanent. Lorsque la promesse de libérer Ingrid Bétancourt ne suffira plus à masquer la disparition des services républicains dans tous les domaines, celui qui incarne actuellement l’Etat dans sa glorieuse puissance devra trouver d’autres ressorts pour conserver sa popularité d’abord, sa cour ensuite. Il n’échappe à personne en effet que ses subordonnés ne lui obéissent au doigt et à l’oeil, et n’avalent ses colères et ses foucades que pour partager un rayon de l’éclat qu’il dégage. Si l’astre s’avisait de pâlir, il attirerait une pluie de comètes.

J’en reviens pour conclure, car je m’aperçois que j’ai été bien long, à la « sagesse populaire », qui encore une fois peut expliquer la grande mansuétude dont font preuve les Français devant le comportement sous-hollywoodien du Président, dès qu’une caméra se pose sur lui. « Il a bien raison, à sa place je me gênerais pas ». J’entends d’ici mes oncles, voire mes tantes, voire tous les oncles et toutes les tantes de familles ordinaires prononcer cette phrase. A quoi rêvent les pauvres ? La gauche croit ou feint de croire qu’ils rêvent d’égalité. Sarkozy sait qu’ils rêvent de rejoindre le club des riches. Comme lui a su le faire.

RV

par Kiki

Dans la série « Jouons ensemble« , à vous de trouver les 12 erreurs qui se sont glissées dans les actualités politiques des derniers…non, c’est pas ça, reliez les points dans l’ordre numérique et retrouver le monument qui du haut de ses pyramides, non plus, reconstituez le mot bonus à partir des lettres mélangées qui, encore raté, rayez la mention inutile (ça c’est simple) et retournez l’écran pour lire la solution, ah ben non, ça va foutre en l’air tous les fils, bon, sérieusement, le premier qui cite 25 noms parmi les 19 peintres autoportraités ici gagne.

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Et qu’est-ce qu’il gagne ? L’amour du devoir accompli.

(ça n’a l’air de rien, mais, moi, par exemple, quand le devoir accompli me donne tout son amour, ben ça me rend toute tellement émue si fort, que j’en oublierais de mordre, tiens)

Oh, pis je donne la soluce. J’ai pas de patience.

Mais je la donne en blanc, pour le suspense :

Donc, dans le désordre le plus expressif :

Rembrandt, Matisse, Corot, Bacon, Bonnard, Cassatt, Van Gogh, Chagall, Dürer, Vinci, Poussin, La Tour, Cézanne, Monet, Modigliani, Géricault, Picasso, Tintoret, Valloton.

(moi, j’aime pas le suspense, c’est comme pour les Agatha Christie, je lis toujours les deux dernières pages, histoire de savoir qui était coupable et après je reprends depuis le début en me disant « je le savais » pour masquer à mon entourage ma flemme phénoménale, voire même ma fénoménale phlème, ce qui est pire)

Et donc, maintenant, z’avez qu’à prendre un feutre et relier les portraits avec les noms des peintres.

(j’ai dit « feutre » feutre.1198874140.jpg pas « feutre » chapeau-feutre.1198874150.jpg, ah la la, c’que vous êtes taquins)

Moi, j’ai tout gagné ! Fou, non ?

Comment ?

Je friche ?

Je ne comprends pas.

Articulez, bon sang.

Je priche ?

Ben vous en avez de bonnes, vous.

Je priche si je veux d’abord. Et priche bien ordonnée commence devant sa porte. Et la paille dans l’oeil du voisin…et qui rit vendredi…n’attend pas la valeur du nombre…enfin zut.

En décembre, fais comme bon te semble.

Oui da. Alors, si je ne peux plus jouer avec PaintPointNet, où va-t-on …

Kiki

par Kiki

Le saviez-tu que sur la page d’accueil des Blogs de le Monde se trouvent

« Vos meilleurs blogs aux quatre coins du Monde  » ?

Miam, fais-je.

« Une sélection de blogs d’abonnés du Monde.fr aux quatre coins du monde« .

Cours z’y vite, m’interpellé-je.

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Alors j’y va.

1-Le piéton de Berlin… Super ! (dernière mise à jour le 26 juin pour un billet d’adieux, ce me semble, parce que là, il n’y a plus d’abonné au numéro etc…)

2-La France vue du fin fond de la Belgique … Ouais ! (dernier billet le 11 août. Oui, de cette année)

3-De l’@mérique à la $uisse .. Cool, sauf que le lien t’emmène chez Around Hyde Park.

4-From Dublin (dernier billet titré « last news » le 6 juillet)

5-Livinginhelsinki (dernières nouvelles le 14 juin)

6-Paris Texas (boucle finale et conclutive en forme de fin bouclée le 7 novembre)

7-Desperate Housewife in Houston (modifié le 19 septembre puisque l’housewife est rentrée en France et donne du Croqu’enstock depuis)

8-De ce côté-ci de l’Amérique (parti chez un nouvel hébergeur avec sa matière grise, les déménageurs tiraient une sacrée tronche à cause du poids des colis)

9-Habla Santiago (dernier billet le 28 juin)

10-Aventures Yéménites (cette page n’existe pas, ça donne les chocottes du coup)

11-Africarabia (désactivé par l’équipe des modérateurs de le Monde, brrrr… mais pourquoi donc, ça y est, j’ai peur encore plus pire)

12-Est-Ouest (sans lien, il faut y arriver par un autre chemin )

13-Oaxaca & Co (dernier billet le 28 août)

14-350 kilomètres avec les paysans sans terre (désactivé par l’équipe des modérateurs de le Monde, re-brrrr…, inquiétude maximale et étonnation angoissée, pourquoi désactivé, hein ? pourquoi y’a plus les piles dedans ?)

15-Repère 51 (sans lien et aucun signe de vie dans les blogs de le Monde nulle part all over the world, c’est donc la preuve de l’existence du Triangle des Bermudes chez vous et sans obligation d’achat)

Alors, je me pose plusieurs questions.

Ben si.

D’abord 15 liens cuits sur 50, ça fait combien en pourcentage ?

En fraction ? ( quinze cinquantièmes ?… je suis nulle)

Ensuite, y’a que moi qui clique sur « Vos meilleurs blogs aux quatre coins du Monde » ou bien ?

Enfin, ils embauchent à le Monde pour réactualiser des liens cuits ?

(parce que j’ai une toute petite retraite, je pourrais cumuler dis donc, et m’acheter des bretelles pour mes pantalons, ou des poches, ou des ourlets, ou des porte-clés et donc je pourrais crâner en marchant, alors que là je reste tout le temps assise, et franchement c’est pas une vie…)

Faut-il que je joigne un CV ? Une lettre de motivation ?

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Kiki

PS: ce billet ressemble à s’y tromper à un de ceux de Bloguer ou ne pas Bloguer. Mais, avouons-le, ce n’est qu’une pâle imitation, un faux. Il y a malversation (ce qui arrive quand on verse mal et à côté, et ça m’arrive tout le temps)

par Kiki

Voilà un lieu sympa : Futura-Sciences Point Com’ !

J’aime mieux que Voiça ou Gali en tout cas.

Ce matin, j’y lis ceci : (je vous fais un copié collé vite fait pour ceux qui ont la flemme de cliquer sur les liens ou qui ont une souris en mauvais état ou une souris qui ne clique pas, en même temps, comment faites-vous pour venir ici avec cette souris inutile ? Une fois de plus, je suis confrontée aux mystères indicibles des énigmatiques territoires inexplorés de la 5ème dimension…)

« Le premier ancêtre nageur des cétacés était-il un daim miniature ?

Un ongulé de la taille d’un raton laveur serait un bon candidat pour le statut de chaînon manquant entre les cétacés et leurs lointains ancêtres terrestres. Il aimait déjà l’eau mais il se nourrissait sur la terre ferme. Il était de plus herbivore, bousculant quelques hypothèses… »

Et l’illustration :

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Alors, franchement, on la connaît vraiment cette Terre ?glogeterrestrejouet.1198345253.jpg

Allez, hypothèse : on se parachute il y a 48 millions d’années (ce qui est fort simple en se procurant une DeLorean delorean.1198341300.jpg comme celle de Retour vers le Futur) on se retrouve chez nous, sur la Terre, mais avec le sentiment d’être en goguette dans la galaxie B28 ou sur la planète Zmorg, non ?

Et ça marche dans les deux sens.

J’imagine que si je me téléporte 48 millions d’années plus tard, après ce Noël 2007 (Bonne Année au fait), je tomberai forcément sur une surface inconnue peuplée d’êtres étranges, hybrides et chamarrés…

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(oui, mon imagination est limitée, voire infantile, mais elle a le mérite d’exister)

Alors, sur quoi sommes-nous vraiment en train de marcher ? (au sens littéral, parce qu’au sens figuratif c’est sur la tête, surtout quand on sait ce qu’on sait, quand on entend ce qu’on entend et quand on voit ce qu’on voit, si si)

En connaissons-nous les moindres recoins (du truc sur lequel on marche) ?

Autre chose qui me turlupine. Les couleurs.

Elles arrivent droit dans nos orbites, dans nos rétines, où des cellules nerveuses sont pleines de cônes et de bâtonnets. Les cônes décomposent la lumière en couleurs. Les Hommes ont trois sortes de cônes, mais d’autres espèces comme les oiseaux en ont quatre, et décèlent l’ultraviolet et des couleurs sensiblement différentes des autres.

Donc, les couleurs n’existent pas. Si nous étions équipés d’autres cônes autrement performants, nous les verrions différemment. Le vrai monde, autour de nous, n’est qu’un amalgame de protons neutrons bazaratrons, qu’est-ce que j’en sais, c’est déjà pas facile de parler de trucs dont on a aucune idée, alors si en plus il faut donner des détails précis, je m’excuse mais pardon, je ne vais pas passer mon temps à être ridicule juste pour vous faire plaisir, et j’ai des nouilles sur le feu, c’est autrement plus nutritif qu’un cône ou que trois et même qu’un bâtonnet, sauf éventuellement un bâtonnet comme ceux à la crème glacée incrustés de pépites de chocolat, mais je m’égare.

Donc, si ça se trouve, le vrai monde est comme ça :

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En même temps, ce serait bien beau.

On se croirait sous LSD… (avec des cônes au fait, c’est normal…)

Tiens, on pourrait se regarder le monde tout flashi en lisant le dossier spécial de Courrier International sur Mai 68…

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Et on chanterait Let the sun shine in,
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et Incroyable ! ce billet qui commence avec la planète Terre fini avec une chanson mââgique au milieu de l’espace intersidéral de la 5ème dimension (ils ont tourné ça en apesanteur ? sans m’appesantir, ils sont forts…).

Donc tout est dans tout ?

On part de l’eau des parents de la baleine et on arrive pile dans Aquarius, plouf !

C’est sûrement un signe.

Ce siècle sera religieux, finalement ?…

Kiki


par Kiki

Bonjour. Je ne suis pas une voleuse, je ne suis pas une assassine.

D’ordinaire de caractère affable, je suis toujours prête à trouver des excuses à tout le monde. Je soupire quand mes voisins parfument ma rue aux pneus brûlés (et l’encens ? vous avez pensé à l’encens ?), quand ils laissent leurs bouledogues hurler à la mort d’ennui et de désespérance la nuit (un nonosse ? vous avez pensé à leur acheter un nonosse ?), quand ils se klaxonnent à 6 heures du matin pour se saluer (salut Maurice ! et un coucou avec les bras ? t’as pensé à faire coucou avec les bras ?), bref, je suis sociable, et je n’irai même pas déposer un post-it anonyme avec « vous êtes drôlement chiants » dans leur boîte aux lettres.

J’ai des convictions. Mais je ne bassine pas mes proches avec elles. Je ne force personne à penser comme moi. Je suis toute prête à souhaiter un Joyeux Noël à qui veut bien par gentillesse, alors que je ne crois pas en Dieu et que Noël équivaut pour moi en importance à la fête du hareng fumé à Hemsedal (Norvège). Je suis non-prosélyte. Joyeux Noël, by the way.

Mais ce matin, une fusée à trois étages a atterri dans mon jardin.

Etage 1 : Jean-Paul Bolufer occupe 190 m2 dans le 5ème arrondissement de Paris, au prix de 6,30 euros le mètre carré.

Etage 2 : Il est directeur de cabinet de la Ministre du logement, comme boulot. Ainsi que membre du Bureau d’Evangile et Société. Anti-avortement et anti-homosexuel. Prosélyte intégriste, donc.

Etage 3 : pas de scandale. A la limite une petite « polémique », un mot utilisé en ce moment avec un vague mépris, et synonyme d’arguties vaines et bassement partisanes. De toutes façons, tous les yeux sont tournés vers Roy et Jenna, Amour, Gloire et Beauté, au pays des fées.

Alors voilà. Moi qui suis « affable, toujours prête à trouver des excuses à tout le monde », je me demande bien où mettre mon post-it marqué « faut arrêter maintenant », oui, dans quelle boîte aux lettres le poser, qui est responsable de ces trois énormités :

1. Un vil profiteur magouilleur qui se loge à bas prix quand les gens crèvent autour dans des tentes et que sa patronne fustige « l’agitation » des enfants de Don Quichotte.

2. L’arrivée dans un gouvernement laïc d’un directeur de cabinet plus qu’anti-laïc (prosélyte intégriste, c’est anti-laïc d’après moi).

3. Cette révélation qui n’est qu’un scandale non scandaleux, comme tous, depuis l’élection de Roy (le Fouquet’s, le yacht, les cadeaux fiscaux, Brice Hortefeux et les défenestrés, le code du travail démantelé, le droit de grève muselé, les facs sponsorisées par L’Or*al et Re*bock, Bush courtisé, Poutine félicité, Kadhafi reçu comme un prince, les amis en place dans les médias, l’apologie de la réussite financière bling-bling, le libéralisme outrancier érigé en philosophie, la part belle faite aux requins et les protections toujours plus minces pour les plus fragiles que l’Etat est censé protéger, j’ai pas la place dans ma tête de me remémorer tous les scandales qui n’en sont pas, qui n’en sont jamais, alors même qu’ils sont pourtant scandaleux).

Donc voilà voilà.

Je vais continuer à râler entre deux biscottes le matin. Et puis je lèverai la tête vers la fenêtre qui donne sur le jardin (parce que la fenêtre qui donne sur la rue, on ne voit rien à cause de la fumée de pneus) et je compterai le nombre de fusées qui viendront atterrir entre la balançoire et le tuya, demain, après-demain et les jours suivants.

Tiens, moi qui cherchais une bonne idée de collection originale…

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Ouais. Bof.

Sacré Jean-Paul, va.

Kiki

PS : quand il y a de la gêne, il n’y a pas de plaisir : écoutez ici le Jean-Paul…

Par RV

La pochette n’était pas très réussie.

Une espèce de colibri (tiens ? Coïncidence bannièrale ?) bleu, un coeur, une paire de menottes. Mais le contenu, ah, le contenu… en réalité ce fut le dernier vrai, le dernier excellent album de Leonard Cohen, le Canadien errant, qui vient d’être honoré d’une place au Panthéon du rock de Cleveland.

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Il s’intitulait « The Future ». La chanson éponyme offrait une sorte de réflexion post-communiste déjà désabusée. « Rendez-moi le Mur de Berlin, Rendez-moi Staline et Saint-Paul, J’ai vu le futur, baby, c’est du meurtre ». Nous étions en 1992. Difficile alors, un an après l’implosion de l’URSS, deux ans après la réunification allemande, trois ans après les révolutions majoritairement joyeuses des pays de l’Est, de comprendre cette prophétie. A l’époque, nous avions un président tout corseté, tout rigide, tout cachotier et sur sa vie privée, et sur sa diplomatie pas très présentable, et sur ses escapades de fin de semaine.

Il faut savoir choisir sa tente aujourd’hui. Je suggère aux SDF et à ceux qui en dénoncent la scandaleuse condition (attention, je viens d’utiliser un adjectif épithète qui a perdu sa substance depuis 6 mois, à force d’être non pas usurpé mais maintes et maintes fois soigneusement escamoté) de commettre un quelconque crime (contre des innocents via une bombe, contre le peuple via la dictature, contre des humanitaires via 8 ans de torture et de cachot) puis de louer quelques dizaines de belles voitures, de belles pépées si possible baraquées pour jouer les gardes du corps, et en ce cas, en ce cas seulement, auront-ils éventuellement le droit de planter une tente avec chauffage intégré et bénédiction des puissants. Bien sûr, ils auront encore à défaut d’une Christine Boutin, une Rama Yade qui leur dira « Je ne peux tolérer cela », mais on ne leur enverra les CRS que pour garder leur sommeil.

Qu’avez-vous fait, Ô père inaccessible, qui de RTT point n’aviez pour être là, à la maison, avec votre petit enfant adoré, votre petit ange aux pieds potelés. Dans ses yeux se reflétait votre silhouette, une belle statue de marbre, laquelle ensuite devint simple calcaire, puis stuc, puis plâtre, puis craie. Un jour, votre petit garçon capricieux, colérique et tyrannique n’eut plus assez de résistance autour de lui, et il se trouve, par une série de circonstances absolument extraordinaires, exceptionnelles, invraisemblables, que ses concitoyens le firent roi. Mais un roi singulier. Lundi roi du monde, jeudi roi du monde, et dimanche,littéralement, Roi Lion.

« Give me back the Berlin Wall

Give me Stalin and Saint Paul

I’ve seen the future baby

It is murder »

RV.

par Kiki

Et pourquoi donc les mots n’ont-ils pas toujours le même sens ? C’est casse-pieds, je trouve. Ça m’énerve, tiens. Les mots m’énervent.

Bon, pas tous les mots, il faut quand même être juste. Le mot « casserole » par exemple ne connaît qu’une définition : « machin muni d’un manche d’où qu’on met des trucs à cuire » (oui, je sais, c’est une définition un poil scientifique et les néophytes risquent d’être perdus, je le regrette pour eux, mais je suis élitiste). Encore que, si on l’utilise, « casserole », dans des phrases comme « chanter comme une » ou « traîner des « , c’est plus symbolique que culinaire. Mauvais exemple.

 

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Le mot « nez », tiens. « Excroissance à narines que l’air y passe dedans quand on respire »… Ben zut, c’est que c’est pareil, au fond, « avoir du », « l’avoir dans », ça n’arrête pas d’être autre chose qu’un nez, un nez.

Houlala. C’est qu’ils en ont du courage, les enseignants, ceux qui apprennent des mots aux enfants… Terrain glissant… Sauf si on se limite à « Georges a un beau vélo rouge ».

 

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Encore que.

« Rouge », c’est une notion, « rouge »… Comme « beau » d’ailleurs. Qu’est-ce qui est « beau » ? Et nous voilà, trempant les deux mains dans une bassine politico-philosophiki, ah, les mots… Même le « vélo » n’est pas net, « en avoir un p’tit dans la tête » donne à réfléchir…

Le pire, c’est quand on s’approche de mots conceptuels, laissés à l’appréciation de tous, c’est-à-dire de chacun, sachant que ce chacun (à répéter sans chuinter) est différent lui-même des autres par de multiples facettes divergentes du fait de son expérience, de son éducation ou du nombre de questions qui le traversent quand il utilise une casserole, son nez ou un cycle écarlate.

A déguster avec précaution les mots.

En ce moment, j’en connais trois (À moi, comte, trois mots !) que je ne manierai qu’avec des gants et la parfaite imitation du regard d’Yves Montand dans Le salaire de la peur (conduire un camion rempli de nitroglycérine au pays des gros cailloux pas bien tassés peut crisper un tantinet).regardcrispe.1197755855.jpg

 

Les mots « faute », « sanction » et « respect ».

Ils sont vachement aléatoires ces mots.

Par exemple, tu séquestres des gens plusieurs années, tu les tortures, cela s’apparente à une faute, non ? Ben , y’a pas de sanction derrière, des fois.

Et même on te parle gentiment, on est content de te voir et tu peux même participer à une partie de chasse à Rambouillet. Presque du respect, là. Ça touille, je trouve.

Ou alors, mettons que tu te battes pour que des gens du genre humain ne crèvent pas de froid dehors dans les rues, un peu comme l’Abbé Pierre, tiens.

Respect, non ? Ben non. On t’attrape, on te pousse plus ou moins à l’eau, on te tire, on t’évacue et « circulez, y’a rien çà voir« . Sanction, dis donc.

C’est bien simple, si j’étais à l’école en ce moment, je ne ferais rien de respectable, non non, trop peur d’avoir des heures de colle… Comme quoi, les mots et les maux, hein (sans compter Meaux, avec son Brie, qui n’est pas du Bris, ni du Bree, pffft…).

Je me révolte, tiens : dès demain je parle à mots couverts. Ou à mots perdus. Ah, non, c’est « pas perdus », l’expression. Comme la salle du même nom. Pas la sale du même non, hein ?

C’est fatiguant quand même… bon demain j’arrête d’utiliser des mots.

À la place, je mets des soupirs. soupir.1197755540.jpg soupir.1197755540.jpg soupir.1197755540.jpg

Pour ce que ça change.

Kiki

Par Kiki

Un Noël confortable …

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Noël est par essence source de convivialité chaleureuse ! N’hésitez pas, installez des sièges dans votre chez-vous. Les gens seront ravis de s’asseoir ! (Le rapport du Professeur Dugommier indique –sondage réalisé sur un panel de 100% d’êtres humains testés et approuvés par de grandes marques– que 87% s’estiment contents de s’asseoir après 10 minutes de Noël, 92 % après 1 heure 30 de Noël et 117 % après 16 heures de station debout de Noël) N’hésitez pas à consulter notre dossier spécial sièges, où un comparatif complet vous attend. Le lire, c’est mieux choisir où poser son derrière.

Un Noël lumineux…

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Tout l’esprit de Noël réside dans ses lumières ! Il est d’usage, c’est même la tradition, de privilégier les éclairages qui, nous le rappelons, permettent réellement de mieux se repérer dans l’obscurité ! Profitez donc de cette période de l’année pour faire installer l’électricité dans votre masure, assurez-vous d’obtenir les services d’un professionnel et exigez la pose d’interrupteurs et de prises (ce sont des termes techniques qu’un technicien spécialisé comprendra). Les bougies sont aussi de mise. Il suffit de mettre le feu du côté du bout où un machin genre petit ragoton de ficelle dépasse, et le tour est joué !

Un Noël décoré…

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Que serait un Noël sans boule, sans guirlande ni sapin ! (essayez, pour voir, de décorer votre intérieur avec des marcassins ou des passoires, l’effet sera aussi immédiat que définitif) Point n’est besoin de dépenser beaucoup pour ces ornements festifs. Il est si simple de fabriquer ses boules soi-même, avec une balle de golf, du papier d’alu et un trombone. Soyez créatifs !

Un Noël gourmand...

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Partager un repas délicieux, voilà un moment important et convivial. Les choix sont larges et multiples pour garnir votre table (au fait, vous avez une table ?), de la simple purée de pois chiche (chiche !) à l’écrevisse sauce Maubeuge à la patronade Saint Subise sur un lit de fleurottes émincées dans leur jus d’airelles confites aux abbesses de Noirmoutier la Neuve… Laissez parler votre imagination ! Sachez seulement qu’une cuisson excessive calcine et que certains ingrédients ne se consomment jamais crus. La nuance est de mise !

Les dons de Noël…

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Qui dit Noël dit cadeaux ! Gâtez vos invités de petites attentions touchantes. Mais, vigilance ! Votre générosité doit se faire avec finesse et clairvoyance. Pas d’objets piquants ni tranchants à destination de jeunes enfants (ça « coupe » l’amitié !), pas de bouteille de vodka pour l’oncle alcoolique ni d’équipement de hockey pour Mémé (ce n’est pas parce qu’elle n’a plus de dent qu’elle affectionne particulièrement ce sport). Une liste de recommandations basiques est disponible dans nos locaux sur simple présentation de la carte PosutoPlus (ainsi qu’un bon de réduction valable sur rien pour tout possesseur de la carte GoldenPosutoPlusPlus).

 

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L’après Noël…aspirateurnoel.1197538077.jpg

Toutes les bonnes choses ont une fin. Lorsque la fête est achevée, pensez à aérer les locaux, aspergez les meubles et fournitures d’antiseptiques (vaporisez de l’eau de javel par exemple) et aspirez le sol des gravats accumulés. Par contre n’oubliez JAMAIS de faire sortir les invités au préalable (cf notre dossier « pour une vie sociale plus bonne et plus meilleure que celle d’avant« ).

 

 

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Vous êtes prêts à affronter Noël ? Ben allez-y, dites donc. C’est le moment !

(nous rappelons qu’il y a une date de limite de consommation sur ce produit, et que le fêter après le 24 mars peut nuire à l’estime que les voisins vous portent déjà avec modération)

La semaine prochaine, un autre PosutoDossier : « Préparez Noël Forgeat, vite, bien et avec élégance ! »

Kiki

 

par RKiVki

OUI, N’OUBLIEZ PAS DE NOTER DANS VOS AGENDAS

les invités de l’Elysée 2007-2008 :

Le 10 décembre 2007 (Journée des droits de l’Homme) Mouammar Kadhafi

Le 18 décembre 2007 (Journée internationale des migrants) Brice Hortefeux

Le 8 mars 2008 (Journée internationale de la Femme) Barbe Bleue

Le 21 mars 2008 (Journée mondiale de la poésie) Jean-Claude Van Damme

Le 3 mai 2008 (Journée internationale de la Liberté de la Presse) le général Kyaw Hsan, minsitre birman de l’information

Le 17 mai (Journée mondiale contre l’homophobie) Alessandra Mussolini

Le 31 mai 2008 (Journée mondiale sans tabac) Winston Churchill

Le 14 Juin 2008 (Journée mondiale du don du sang) Dracula

Le 15 juin 2008 (Journée internationale contre la faim) Ronald Mac Donald

Le 12 aout 2008 (Journée internationale de la Jeunesse) Hérode

Le 9 septembre 2008 (Journée mondiale des premiers secours) Hannibal Lecter

Le 4 octobre 2008 (Journée mondiale des animaux) Buffalo Bill

Le 5 octobre 2008 (Journée mondiale des enseignants) Claude Allègre

Le 10 octobre (Journée mondiale contre la peine de Mort) Mme Wu Aiying, ministre de la justice du gouvernement chinois

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