par Kiki

Des fois j’écoute la radio.

Dedans, y’a des gens qui parlent (quand tu tournes le bouton pour l’allumer au fait).

Et tu tombes d’un coup dans la poésie, même que tu t’y attendais pas.

« C’est dans la fureur qu’il faut trouver la douceur.

C’est une quête identitaire. La bestiolmachie par son essence, par ses territoires explorés est un magnifique révélateur de toute chose.

La mise à mort, matador : tueur…

Matador, vainqueur de la mort et de la peur. Le matador essaie d’être juste et beau, sa mise en place est esthétique… »

 

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(C’est beau l’Ourspolairomachie, surtout les contrastes chromatiques. « Rouge sur blanc c’est excellent » comme disait Léonard)

« Emportement de soi, l’aliénation de soi, l’amour… Aller au plus près de la mort, c’est aller au plus près de la vie…

Le public voit sa propre mort. Mettre sur scène la mort réelle au terme d’un rite, organisée au cœur de la beauté, au cœur du couple matador-bête…

Comme dans la danse, équilibre harmonieux du corps… »

 

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(La tarentulomachie c’est bien aussi. Très classe.

Très dansant. Limite tango, tu vois)

« Un moment étrange où il n’y a plus de bête et plus d’homme, la bête a autant à apprendre de l’homme et réciproquement…

Passion, bravoure, courage, la qualité de la quête. Rencontre. Quelque chose d’humain dans les yeux des bêtes… »

 

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(La caïmanmachie c’est terrible. Impressionnant.

Surtout les yeux, avec la pupille.)

 

« Rituel ancestral… »

 

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(détail d’une fresque de Lascaux, tu vois comme c’est pas tout neuf)

« Echange des rôles, transfert… Règles de perfection, art du doute, car les artistes sont dans le doute, prise de risque immédiate… Art. »

 

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Après quand tu éteins la radio (avec le même bouton que pour l’allumer, ç’est ça qui est fort) ben ton esprit, il vaque. Ah la la. C’que c’est beau l’Art.

Du coup, je commence un stage de moustiquomachie cet été. Avec une cape. Mais sans les collants, parce que ça gratte.

 

Et pis j’en ferai un poème. Ou une ode.

Surtout sur le moment où moi et le moustique on ne fera plus qu’un, la portée philosophique du duel, le questionnement essentiel grave, l’identité et tout ça et le maniement somptueux du spray à la citronnelle.

Olé.

Kiki