Par RV

Vous allez peut-être pouvoir m’aider à comprendre un truc. Ou pas d’ailleurs, on verra. Ah, je précise qu’il n’y a aucun message subliminal caché dans ce billet, donc aucune allusion à qui que ce soit qui nous gouvernerait ou pas, bref.

Voilà le topo : je ne comprends pas les croyants. J’admets, je tolère, je respecte, bien entendu, mais je ne les comprends pas.

J’ai entendu une phrase que je fais mienne, l’autre jour à « 2000 ans d’histoire » sur Inter (je m’excuse de ne pas citer son auteur, il se reconnaîtra et m’engueulera éventuellement…) : « Le doigt de dieu est partout quand on ne comprend pas le fonctionnement du monde ».

Ben justement, grosso modo le monde on le comprend aujourd’hui. Le doigt de dieu ne me paraît plus d’une urgence absolue, si j’ose dire…

Donc si vous le pouvez, expliquez-moi la croyance : une obligation, une tradition à respecter quoi qu’il en coûte, une communion avec d’autres qui fait du bien même si elle écrase  la liberté individuelle, une relativisation de la science, une trouille irrépressible de la mort ?

Un des seuls enseignements de l’histoire, me disait il y a vingt ans Marcel Pacaut, professeur d’histoire médiévale à Lyon 2 et chrétien pratiquant, c’est que lorsque l’Eglise se mêle de politique, elle devient automatiquement intolérante.

Mais, me direz-vous, beaucoup de croyants le sont en-dehors de toute Eglise, voire rejettent les Eglises. Alors leur motivation m’échappe encore plus. A part si c’est, encore une fois, un doudou anti-mort, ce que Malraux appelait « La chance abjecte des croyants ».

Mais sans doute ne faut-il pas chercher une quelconque « motivation » ou « justification » à la croyance. Elle serait alors une transcendance, autrement dit un truc qui s’impose avec une évidence tellement forte qu’elle rejette toute rationalité ? Ben ça non plus je ne comprends pas.

Alors vous pouvez me balancer un anathème, une fatwa, une allégation de philistinisme si ça vous chante, mais je reste, pour l’instant, un athée total. Transcendentalement…

RV