Par RV

Ouais d’abord. Attache ta ceinture, éloigne les gosses, vérifie que ton café est pas trop chaud, et on y va.

Y’a des gens qui (remarque bien que ça ressemble à une fameuse chanson de Brel) sont pas d’accord avec les idées politiques de ce blog, de notre blog, ici quoi. Bon. J’ai du mal, mais j’admets. Si si, je vous jure, j’admets. Péniblement, souffreteusement, la mort dans l’âme et la peine dans l’oeil, mais j’admets.

Y’a des gens qui (remarque bien que ça continue dans la verve susmentionnée) peuvent éventuellement trouver que parfois, avec toutes les réserves que cela suppose et nonobstant à la fois le CAC 40, l’âge du capitaine et la saison des cèpes en Limousin inférieur, il m’arrive d’être corrosif. Voire imprécateur. Voire taquin (pardon pour l’audace de ce dernier terme mais comme disait Aragon il faut appeler un chat un chat, et, je sais, encore une citation d’un communiste, après tout pas ma faute si c’est pas Mauriac qui l’a sortie celle-là).

Y’a un gens qui, identifiable sous un pseudonyme littéraire genre Flaubert, Zola, Mme de Staël ou BHL, je ne sais plus, sous prétexte que mes avis le choquent, a publié sur son blog un de mes courriels. Il a depuis retiré la chose, ainsi que les commentaires fort nombreux et fort courroucés contre ses pratiques, qui l’accompagnaient. Alors vous me direz « Bon l’incident est clos, passons, RV t’as qu’à nous faire une carte ». Ben non. Je reste fort colère. Et j’ai besoin d’enfoncer encore quelques clous dans le cercueil. D’autant que ce délicat personnage, lorsqu’il cite Kiki, le fait désormais ainsi : Kiki. C’est d’une poésie, vous ne trouvez pas ?..

Car si l’objet de nos indignations a disparu de ce blog, ça n’est pas parce que le sieur a compris et admis sa maladresse (je suis gentil hein, j’ai dit « maladresse », vous voyez comme l’âge m’adoucit…). C’est parce qu’il veut éviter d’être injustement lynché par la haine de la foule gauchisante que bien entendu, du haut de mon influence mondiale, je manipule. C’est connu, à côté d’RV Posuto, Sartre était un sous-secrétaire de 3e adjoint à la mairie de Pézenas (à propos de Pézenas on ne parle plus beaucoup de Boby Lapointe et c’est bien dommage, je dis ça pour ceux qu’en ont rien à braire de mes histoires, voilà voilà…). A-t-il admis un instant, une micro-seconde que publier un courriel privé sur son espace public est une entorse à la déontologie induite ? Nenni. Nada. Que dalle.

Alors je réitère, je surligne, je rematraque. Et puisque le billet fétide a été retiré non par honneur mais par lâcheté, puisque ce billet (fétide) mettait en doute mes capacités à assumer mes dires, puisque ce billet (fétide) voulait ôter un prétendu masque et mettre toute la lumière sur mes turpitudes gauchistes, je vais vous le remettre. Et j’en maintiens chaque mot. Y compris, et surtout, ma description succincte mais olfacto-architecturale de la droite. Voilà donc ce qui n’était destiné, au départ, qu’au quidam. Vous remarquerez que je publie MON courriel, pas le sien. Il ne s’assume pas, moi si.

« Il y a quand même quelques obstacles à une communication apaisée entre nous. Par exemple, le fait que vous ne supportiez pas une opinion de gauche. Pour vous la politique c’est comme un match de foot. Y’a un gagnant, et les perdants doivent la fermer. Si Ségolène Royal avait gagné, vous l’auriez pas ramenée, votre légendaire sincérité (sic) ?
La teneur de vos propos est systématiquement la dénonciation des blogs de gauche. Avez-vous une fois seulement lu chez nous la dénonciation des blogs de droite ? Et pourtant, ils sont peu reluisants !
La question de Flo Py, figurez-vous que vous auriez peut-être dû vous la poser vous même, et que le fait de devoir réfléchir durant des plombes pour y répondre est un indice de la maigreur de votre pensée politique. Vous osez dire que Flo enfonce les portes ouvertes avec un humanisme incontestable alors que vous tartinez des lignes sur le fait que « ceux qui bossent c’est pas des fainéants » et que « il vaut mieux respecter autrui que le contraire » ? Si Flo Py manie l’art de l’évidence, vous en possédez tous les diplômes, vous.
Un autre obstacle à une bonne communication entre nous est votre absence de deuxième degré. C’est pas votre faute mais vous n’y comprenez rien. Vous êtes incorrigiblement premier degré. C’est votre droit, mais avec nous ça peut pas coller.
On vous l’a déjà dit : le mieux serait que vous évitiez notre blog, et surtout, que vous ne nous citiez plus. Car la façon dont vous le faites est tristement agressive, et ça, c’est moche. Et petit. Et ce n’est pas une allusion à Sarkozy. Quoi que…
Enfin, je n’ai pas envie de côtoyer un type de droite. J’ai le droit. je suis sectaire si vous voulez, je suis étroit d’esprit, mais je m’en fous. La droite ça pue, de la cave au grenier. J’ai l’odorat fragile. Tiens, vous voulez en prendre plein les dents pour pas un rond ? Allez sur le blog de Cowboy laisser un de ces commentaires sarkozistes dont vous avez le secret.
RV
(NB : là j’avais mis mon vrai nom)

Mon épouse Kiki (NB : idem ci-dessus) vous répondra plus tard ce qu’elle voudra. On est ensemble, on n’est pas siamois. »

Alors vous, vous vous en foutez, mais moi, là, tout de suite, je vais vous dire, je me sens mieux. Comme un Desproges qui aurait roulé dans une flaque de boue à côté de Dubosc.

RV

PS : demain on passe définitivement à autre chose.