par Kiki

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C’est une pub.

Donc, elle est faite pour nous faire rêver.

Elle est belle, elle est fraîche, elle est l’essence, le suc, l’extrait de vers où on va et comment on y va et dans quelle mesure on est bien content d’y aller, rhâââ (râles de plaisir). C’est le miroir où nous allons tous nous reconnaître.

Père et fils, quel symbole ! Le lieu de la transmission par excellence. La génération qui donne à l’autre. Pardon, qui DONNE à l’Autre.

Père et fils, c’est l’héritage essentiel, l’essence, le suc, l’extrait de ce qu’on l’on a et qu’on veut voir perdurer au delà de l’effilochage du temps et par-delà le par-dessus des générations futures de demain d’après nous, quand même.

Et que transmet ce père à ce fils ? Des valeurs ? Un enseignement ? Une vision ?

Ah bé, non. Des tours de magie un peu naze. Du style de l’oncle André quand il fait semblant de sortir une épluchure de pomme de son oreille, au baptême du petit dernier pour amuser Kevin qui aura 4 ans en août. Mais en plus classe, hein.

Du pipo, de l’esbroufe, du rien, du « pour du semblant », de la poudre aux yeux, du que dale, du Mandrake le magicien pourrave. Comme c’est mignon. Rhâââaaa (râles d’attendrissement).

Et où cette transmission filiale d’un rien sublime va-t-il les conduire tous deux ? Où ? Hein ? Où ?

Ben, vers le plaisir [qui les] rapproche.

Le plaisir de monter dans une Vroum-vroum capable d’emmener un être Ê d’un point A au point B. Et oui. C’est moderne. Rhâââ (râles d’émerveillement).

Le plaisir partagé du vide pour aller vers le rien mais brillamment et avec quelle élégance.

Je ne sais pas vous, mais moi, je mordrais quelqu’un pour avoir cette voiture.

Quelle brillance (vous avez vu toutes ces lumières, partout, qui s’allument ?!?!) et l’élégance d’un père épatant, et qui a du pognon. C’est pas une Tata qui donne des émotions comme ça et qui allume les lumières partout et la joie dans les yeux des enfants des générations futures d’après.

En plus, pour s’offrir la BMW série 3 (ou ses soeurs, elles sont plusieurs à douiller), ce père a travaillé bien plus que tous les loosers du coin.

Il le fallait, sinon, comment se procurer le plaisir qui rapproche, hein ? Le plaisir qui rapproche, c’est pour les gagnants, les ambitieux, les volontaires. Ceux qui se lèvent tôt, donc, et ne restent pas à glander comme des assistés, ceux qui n’ont pas le mauvais goût d’issoir (verbe dérivé d’issu) de générations d’immigrés clandestins contrevenants dangereux hors la loi envahisseurs malfaisants, sans compter cette partie de la population qui rêvasse et voudrait chaleureusement glandouiller en famille (oui, ces 35 heures sont une aberrrrration).

Y’a qu’à regarder ce père. Les élégantes épluchures de pomme dans l’oreille et les papiers attenants dans le portefeuille. Et, a priori, il ne fait pas non plus partie de ce ramassis de droidelhommistes aux idées aussi utopistes qu’incohérentes (je devrais enlever ce mot de « droidelhommistes », c’est quand même une injure…) !

Voilà. Une pub de rêve.

Pas faite au hasard, bien calibrée et réglée aux petits oignons par d’excellents concepteurs pour nous faire rêver, nous rappeler que nos rêves, c’est ce qui nous fait avancer, nos rêves sont nos buts… Nos rêves… C’est quelque chose, hein, nos rêves…

Hou, comme je suis satisfaite de constater l’évolution constante du Sapiens Homo Capitalismus. I want to be a part of it, du coup. Oh, bé yes.

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(depressiv)Kiki