septembre 2008


Par RV (ben oui les fans de Kiki faut vous y faire, elle est occupée ailleurs, pis c’est tout)

J’ai grapillé hier une statistique concernant les blogs dans le monde, statistique éditée par Technorati et relayée par Francis Pisani, sur son blog et sur France Culture.

Il y a dans le monde 133 millions de blogs. Mais seulement 1,5 millions ont posté un billet/message dans les 8 derniers jours, et 900000 ont été actifs la veille.

Selon la personnalité de chacun, je trouve fascinant que cette information suscite autant de réactions variées (dans les commentaires du blog de Pisani). Quelles sont les vôtres ?

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Pour ma part, je ne sais pas trop. Ah ben si, parfois je ne me mouille pas. Par exemple, le commentaire de Advi, daté du 26 septembre 2008 à 23h29, sur le billet précédemment cité:

« Je vous écoutais aujourd’hui sur France Culture et je visualisais soudain ces millions d’êtres humains – vous, moi, hommes, femmes, adolescents – le cul vissé sur une chaise derrière un écran lumineux, plusieurs heures par jour. Dehors, dans la rue, dans les campagnes, au bord de la mer, dans les cafés, les restaurants, les ateliers, les autres qui ne sont pas derrière l’écran et font bouger leur corps. Je me suis soudain sentie très triste d’appartenir à ce monde ». 

Personnellement (j’ai bien dit personnellement) je ne peux pas me reconnaître dans cette nostalgie de la campagne et des gens « réels ». Etant à moitié geek, à moitié asocial, à moitié (quoi ça fait trop de moitiés ?) traumatisé par le jeu des apparences et des hiérarchies sociales, hommes-femmes, et j’en passe, mon « cul vissé plusieurs heures par jour » devant un écran m’a plutôt apporté un peu plus de sagesse et de sérénité. Et l’inverse absolu peut aussi se concevoir, bien entendu.

Oui, comme dirait Pisani, qu’en pensez-vous ?

RV

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 Par RV

J’ai pas été très correct avec les commentateurs de mon billet précédent, alors je vais me rattraper !

Ceci est donc un billet contre nature, puisqu’il ne propose rien d’autre que des réponses à mes commentateurs du billet précédent. C’est vous dire s’il est ésotérique !

Bon promis, c’est la dernière fois. Après, je répondrai à mes fans lecteurs en temps et en heure.

– Kiki, merci pour ces remarques. Ah, n’oublie pas de faire rentrer les chiens avant le passage du facteur. Et puis j’ai laissé les clés de la bagnole sur … euh, comment ça y’a du monde qui nous regarde ?..

– Fred, un score remarquable. J’admire. Quant à la chute de Tetris, essaie « Age of Empires » : après, tu te vois contruire des villages aux quatre coins de la cambrousse ! Dernière chose, merci pour l’appétit, même si depuis il a été… digéré !

–  Sandrine, mes excuses, je m’adressais au genre humain, pas à toi personnellement ! Ceci dit pour des jeux vidéos simulateurs de chiens ou de mômes, j’ai ce qu’il faut… Pour le facteur, je fais ressortir les chiens pour qu’ils te préviennent des infidélités de Fred ?..

– Jean-Luc, tu es injuste avec Kiki, ça n’est qu’une coquille (et le billet s’appelle « oeuf »…). De plus, je ne suis pas prof de Français…

– Freefounette, vous êtes passée à deux doigts du spam, mais bon, si c’est la dernière fois, je veux bien laisser passer…

– DK, vous aussi vous flirtez avec la spasmo… philie ?.. Les fesses de Lara, non mais ! Une thérapie de couple, nous qui sommes un modèle d’équilibre…Non ?..

– Nathalie, l’avantage de ce billard virtuel, c’est qu’on ne fait pas la queue pour y jouer (Freefounette, Calme !), que ça ne pue pas le tabac froid, qu’on n’est pas entouré de gars chelous et qu’on ne risque pas de prendre une flèche pleine de craie dans l’oeil !..

PS : d’évidence, smileys à chaque réponse et bises à tous !

RV

Oh Hé hein bon !

J’ai pas le temps de m’occuper de vous, je m’occupe de vos gosses ! (Cf. révélations du billet précédent). Donc en attendant, jouez Zun peu. Ou sortez le chien, tiens.

RV

 

Par RV

Bon. Pour une fois j’aimerais bien causer boutique. Enfin boulot quoi. Enfin le mien. Attention, je vais vous révéler ce que j’exerce comme profession.

Mais afin de respecter un minimum l’anonymat de ma vie réelle, je vais utiliser un code. Pratiquement indéchiffrable.

Je suis pr*f d’h*stoir* gé*graph*e.

Bon, pour les génies qui ont craqué le code, continuons. Les autres, allez lire Christine Angot tiens…

L’épreuve du baccalauréat, en Histoire-géo donc, pour les sections S, ES et L, comprend une partie géographie qui, une fois sur deux, consiste en la réalisation d’un croquis de synthèse avec légende ordonnée. A réaliser soi-même à la main. Avec crayons de couleurs, ou feutres à la rigueur mais comme ça bavouille le résultat est souvent beueueurck.

Et ça me gonfle, mais alors ça me gonfle ! Pas la bavouille, le type de sujet.

Honnêtement, la dernière fois que j’ai présenté à mes ouailles une carte faite à la main, je me suis fait peur. On aurait dit un Picasso. Je veux dire un prospectus pour la voiture Picasso passé sous la pluie, puis tombé dans une flaque d’eau, puis piétiné par des piétins (ou piétoné par des piétons, bon), puis mis à plat, puis bref, c’était ultra moche.

Alors je vois bien la contradiction : « Mais M’sieu Posuto, hein, soyons sérieux M’sieu Posuto, vous voulez que les élèves aient chacun un ordinateur portable et qu’ils fassent des cartes à l’aide de logiciels ? C’est ça que vous voulez M’sieu Posuto, j’croyais qu’vous étiez sérieux moi (ça vous rappelle quelqu’un hein..) ».

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Ben oui, que j’réponds. Ben oui. Ou au pire qu’on fasse passer cette épreuve à part, comme un oral, dans une salle pourvue d’un ordinateur que le candidat pourrait utiliser pour composer sa carte.

Les examens d’entrée à la SNCF se font-ils sur des michelines sorties de la Bête humaine ? Les apprentis-chauffards conducteurs apprennent-ils à mouvoir leur véhicule à l’aide de pédales et d’une corne de brume ?

En attendant du nouveau sous le soleil de la pédagogie moderne, je continuerai à projeter ça, tout en leur disant qu’au bac, il leur faudra faire ça.

Allez, c’est pas grave. Il y a pire.

RV

PS : si on veut me coller dans le fichier EDVIGE pour être le gars qu’est contre les sujets du bac, j’ajoute que je vote à gauche (vachement) et qu’en plus j’étais objecteur de conscience. Et ça m’aurait plu de rajouter que je suis d’origine étrangère et homosexuel, mais là, ce serait mentir. Et j’aime pas mentir.

par Kiki

Aujourd’hui, c’est pas pour me vanter, mais il pleut.

Que faire ? vous demandez-vous.

(et l’on sent dans votre question comme une fêlure muette, un désespoir latent, une dépression naissante, un doute existentiel grave, qui vous teinte d’une touche d’humanité, oui, vous tombez de votre piédestal où vos qualités multiples vous avaient propulsées, Oui, vous êtes sensibles, Oui, vous êtes faillibles, Oui, vous êtes un être Humain. Bonjour au fait)

À cette question, comme à toutes les autres, la Maison Posuto (fondée en 1703) se fait une joie (que dis-je, une joie), un plaisir (que dis-je, un plaisir), un devoir (que dis-je, et est-ce que je vais bientôt cesser de m’interrompre tout le temps ?? je m’agace, là) de répondre :

Achetez un livre !

Parce qu’en plus, après l’avoir acheté, vous pourrez le lire !

Mais quel livre ? vous demandez-vous.

(avec la fêlure, le désespoir, le piédestal et l’être Humain, cf début de ce billet).

Pourquoi pas un bon ? réponds-je avec à propos.

Pourquoi pas « Qui comme Ulysse » de Georges Flipo, par exemple ?

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D’abord, il s’agit là de Nouvelles (et les Nouvelles, c’est mieux puisque c’est récent. Sinon on les appellerait les Anciennes).

Ensuite ce sont de bonnes Nouvelles (ce qui ne veut pas dire « pas de nouvelles », hein, je vous ai à l’oeil, ha).

Sérieusement, c’est enlevé, ça joue dans tous les registres : émotions, cruauté, bêtises, peines, dénonciation, mélancolie, comique et troisième degré (inclus).

Et puis ça dépayse, dans tous les sens du terme. L’auteur nous emmène avec lui en tribulations parfois exotiques, c’est un fait. Mais en plus, il nous emmène dans la peau d’autres, pas toujours estimables, pas forcément des héros, mais des personnages avec assez de corps pour nous tendre un solide miroir. Ça n’arrive pas très souvent, des voyages comme ceux-là.

Dès qu’on a fini une nouvelle, on a envie d’en lire une autre (un peu ce qui arrive quand on mange des chips, mais en plus cérébral).

Et dès qu’on a fini toutes les Nouvelles, on y repense. Même dans la vie courante, entre deux torchons à repasser (c’est un exemple. Je ne repasse pas les torchons. Je ne repasse rien d’ailleurs. Ma religion me l’interdit). On se dit, mais où donc est-ce que j’ai bien pu entendre ça ? Et Oh, c’était chez un des personnages de Georges Flipo ! Et on ajoute ah la la…

Service après vente de ce Flipo-Dossier :

(gracieusement offert, même si vous n’êtes pas un abonné)

Le site de Georges Flipo (qui se voit quand on clique dessus)

Le blog de Georges Flipo (qui apparaît quand avec la souris on fait un geste sec et de haut en bas, mais uniquement avec l’index de la main qui tient la souris, suis-je claire ?)

L’excellente critique de Martine Galati sur le site de Culturofil (que si on ne clique pas dessus, on passe à côté de tellement de choses que la fêlure de la dépression ne peut que nous submerger, et c’est triste)

Kiki

PS : Ajout de dernière minute, parce que, oups, j’ai oublié de le préciser : La deuxième nouvelle, Les sources froides, est magnifique. Si. Vous m’en direz des nouvelles (de cette nouvelle).