Artistes


Par RV

Pas de long discours aujourd’hui, mais une série de liens, vers 6 blogs que  mes élèves de 1ère ES ont créés, en guise de travail de recherche, sur le thème de l’art de 1850 à 1939.

Pour ceux qui penseraient que les adolescents ne sont capables que de pondre de piètres blogs garnis de futilités, et pour les autres, j’espère bien plus nombreux, allez jeter un oeil sur ces travaux certes inégaux, mais tous réalisés avec coeur et application.

Marjorie et Carole ont choisi Van Gogh,

Justine aime les portraits,

Fanny met en scène Dali,

Une autre Justine présente le réalisme,

Aurélie et Laurine braquent le projecteur sur Alfred Sisley.

D’autres élèves ont préféré garder leur production pour eux, et je les comprends naturellement.

Une chose est sûre, même si le classique exposé papier n’est pas mort (la moitié de la classe avait choisi cette façon de travailler), le blog peut être aussi un formidable outil au lycée. Que je réutiliserai avec d’autres classes.

RV

par Kiki

Aujourd’hui, c’est pas pour me vanter, mais il pleut.

Que faire ? vous demandez-vous.

(et l’on sent dans votre question comme une fêlure muette, un désespoir latent, une dépression naissante, un doute existentiel grave, qui vous teinte d’une touche d’humanité, oui, vous tombez de votre piédestal où vos qualités multiples vous avaient propulsées, Oui, vous êtes sensibles, Oui, vous êtes faillibles, Oui, vous êtes un être Humain. Bonjour au fait)

À cette question, comme à toutes les autres, la Maison Posuto (fondée en 1703) se fait une joie (que dis-je, une joie), un plaisir (que dis-je, un plaisir), un devoir (que dis-je, et est-ce que je vais bientôt cesser de m’interrompre tout le temps ?? je m’agace, là) de répondre :

Achetez un livre !

Parce qu’en plus, après l’avoir acheté, vous pourrez le lire !

Mais quel livre ? vous demandez-vous.

(avec la fêlure, le désespoir, le piédestal et l’être Humain, cf début de ce billet).

Pourquoi pas un bon ? réponds-je avec à propos.

Pourquoi pas « Qui comme Ulysse » de Georges Flipo, par exemple ?

flipo2.1220707186.jpg

D’abord, il s’agit là de Nouvelles (et les Nouvelles, c’est mieux puisque c’est récent. Sinon on les appellerait les Anciennes).

Ensuite ce sont de bonnes Nouvelles (ce qui ne veut pas dire « pas de nouvelles », hein, je vous ai à l’oeil, ha).

Sérieusement, c’est enlevé, ça joue dans tous les registres : émotions, cruauté, bêtises, peines, dénonciation, mélancolie, comique et troisième degré (inclus).

Et puis ça dépayse, dans tous les sens du terme. L’auteur nous emmène avec lui en tribulations parfois exotiques, c’est un fait. Mais en plus, il nous emmène dans la peau d’autres, pas toujours estimables, pas forcément des héros, mais des personnages avec assez de corps pour nous tendre un solide miroir. Ça n’arrive pas très souvent, des voyages comme ceux-là.

Dès qu’on a fini une nouvelle, on a envie d’en lire une autre (un peu ce qui arrive quand on mange des chips, mais en plus cérébral).

Et dès qu’on a fini toutes les Nouvelles, on y repense. Même dans la vie courante, entre deux torchons à repasser (c’est un exemple. Je ne repasse pas les torchons. Je ne repasse rien d’ailleurs. Ma religion me l’interdit). On se dit, mais où donc est-ce que j’ai bien pu entendre ça ? Et Oh, c’était chez un des personnages de Georges Flipo ! Et on ajoute ah la la…

Service après vente de ce Flipo-Dossier :

(gracieusement offert, même si vous n’êtes pas un abonné)

Le site de Georges Flipo (qui se voit quand on clique dessus)

Le blog de Georges Flipo (qui apparaît quand avec la souris on fait un geste sec et de haut en bas, mais uniquement avec l’index de la main qui tient la souris, suis-je claire ?)

L’excellente critique de Martine Galati sur le site de Culturofil (que si on ne clique pas dessus, on passe à côté de tellement de choses que la fêlure de la dépression ne peut que nous submerger, et c’est triste)

Kiki

PS : Ajout de dernière minute, parce que, oups, j’ai oublié de le préciser : La deuxième nouvelle, Les sources froides, est magnifique. Si. Vous m’en direz des nouvelles (de cette nouvelle).

par Kiki

Lire Courrier International c’est bien.

Surtout à cause des mots dedans qui parlent de trucs.

« Scarlett Hooft Graafland, qui est née en 1973, a fait des études artistiques à La Haye, dans son pays natal, puis en Israël et à New York. Elle partage actuellement sa vie entre Amsterdam et New York. Ses travaux ont déjà fait l’objet de plusieurs expositions personnelles en Europe.

Une sélection de son travail sera présentée
à Hyères du 25 avril au 1er juin 2008
à l’occasion du Festival international de mode
et de photographie, dont Courrier international est partenaire. »

Et aussi, à côté des mots, y’a des images. Comme dans Spirou, mais pas dans des bulles. Mais y’a des bulles. Oh, pis c’est compliqué…


vanishing.1209241676.jpg

sweethearts.1209241690.jpg

marble.1209241664.jpg

 

Je veux aller à Hyères voir tout ça de plus près. Pas hier, parce que c’est trop tard. Aller demain à Hyères, voilà l’idée.

cartehyeres.1209237830.jpg

Bon, demain, je ne peux pas aller à Hyères, il faut que j’aille acheter les croissants à 9 heures. Tant pis.

Ne me reste que l’Ile d’Yeux pour pleurer (oui, elle est vieille celle-là).

Allez, je vais essayer de faire tout comme Mâame Scâalett (ah, comme j’ai pleuré !) Hooft Graafland. Parce que j’en ai le droit, je suis ici chez moi après tout ! Et, comme je n’aime rien tant que jouer avec Paint.net, toutes les occasions sont bonnes à prendre. Et puis, franchement, comme occupation, c’est toujours mieux que de confondre régularisation et naturalisation pour bien flatter l’électeur d’extrême droite qui se sentirait perdu au milieu d’un monde hostile (Ah zut. Pas de politique le samedi on avait dit. Non ? Ho, je confonds avec le mercredi ? C’est tout moi ça. Désolée.).

Go Kiki go :

annecybilles.1209240472.jpg

foretneigepaques.1209240516.jpg

cascadechantilly.1209240459.jpg

…le dernier montage m’a donné rudement faim.

Du coup, faut que j’y aille, hein.

Kiki

PS : un hommage discret est caché quelque part… Quarante doublons (en petites coupures) à celui/celle qui trouve.

par Kiki

Il était une fois : Jean de l’Ours.

On l’appelait Jean de l’Ours parce que… je ne sais pas pourquoi et comme j’en ai aucune idée, hop, on change.

Il était une fois un prince.

Mais pas un prince comme les autres avec une armure en or, des cheveux jaunes bouclés et des jabots en dentelles partout sur son pantalon, non, un prince triste. Non, pas triste, tourmenté peut-être, non pas tourmenté, peintre.

kokoschkaautoportrait.1208803190.jpg

Il cherchait l’amour. Il le trouva sur le pont de l’Alma.

kokoschkaetalma.1208803206.jpg

Puis il le trouva ailleurs, parce que sur les ponts y’a pas beaucoup d’intimité, et c’est pas commode de nouer une relation durable avec tout ce passage, sans compter les zouaves (je sais, c’est facile, mais pourquoi, oui, pourquoi m’empêcheré-je de dire une billevesée facile, hein ?).

Il s’en alla ailleurs.

Ailleurs, d’ailleurs, c’était vachement joli, ailleurs. D’ailleurs.

kokoschkajeunefillemainsurlahanche.1208803216.jpg

Et même ailleurs plus loin, sur la terre ferme, c’était pas mal non plus.

kokoschkamontanalandschaft.1208803230.gif

Et quand la terre n’était pas ferme, on appelait ça la mer et on mettait des bateaux dessus pour que le prince peintre se déplace.

kokoschkaveniceharborscene.1208803924.jpg

Le prince peintre cavala très fort et très loin un jour, parce qu’un homme politique allemand d’origine autrichienne, fondateur et figure centrale du nazisme, instaurateur de la dictature totalitaire du Troisième Reich le trouvait « décadent ».

Rien que pour ça, j’aime bien ce prince peintre.

A Vienne (que pourra) ils l’appellent Oskar Kokoschka. Ils ont raison. Jean de l’Ours, ça fait pas très sérieux. Sérieusement.

Et jusqu’au 12 mai, on peut voir le prince Oskar au Belvédère. Et jusqu’au 13 juillet à l’Albertina. En fait, je suis une taupe du syndicat d’initiative de Vienne infiltrée parmi vous. Je vais finir par contrôler vos cerveaux, je vais m’autoproclamer OskarGourou, je vais vous forcer à porter des robes de bure avec le portrait d’Oskar Kokoschka dessus oskarkokoschka.1208805041.jpg et vous me donnerez tous vos sous et je pourrais glander dans les musées de partout, d’ailleurs (d’ailleurs) et même de plus loin jusqu’à la fin de ma vie. Argh, mais si je dévoile mon plan trop tôt, je risque l’échec dans mon ambitieuse entreprise égoïste. Zut. Faisons semblant de rien. Je vais vous hypnotiser avec un discours apaisant, amical et dénué de toute dangerosité :

Il était une fois : Jean de l’Ours.

(comment ça, je ne suis pas discrète ? Et comment vous savez que c’est moi d’abord ?)

Kiki

(hein ?)

par Kiki

« Les beaux dimanches » c’est un livre.

Bon, je sais qu’un livre est moins efficace qu’un épluche-légumes (notamment pour l’épluchage de légumes, d’après des témoignages de marmitons désappointés). Un livre est aussi moins utile qu’une clé à molette (pour sa défense, je rappelle que le livre n’a pas de molette, d’où une compétition inégale, et de nombreux plombiers, je le sais, m’approuvent avec vivacité).

Bref, « Les beaux dimanches » est un livre qui ne cuit pas à la vapeur ni ne colmate les fuites, mais, bigre, il fait bien d’autres choses.

D’abord il piège.

Il piège par son titre tout gentillet, tout guilleret et sa couverture poético-bucolique…

 

couvdimanchesduru.1205848713.JPG

…Vous vous surprenez à chantonner du Prokofiev ? (mais si ! Ne niez pas, on vous entend d’ici !) La musique de Pierre, le petit garçon calme et joyeux qui promène ses guiboles au soleil ?

C’est bien trouvé car, attention : si dans l’histoire de Pierre, il y a la peur du loup, dans les 11 nouvelles de Magali Duru, il y a aussi la peur d’un louppeurduloup.1205851631.jpg , un loup insaisissable, traître, changeant, dangereux car métaphorique.

Le loup est comme le furet, caché par ici, ou par là, dans des endroits inattendus, les pires, les endroits que vous venez de toucher, comme la poche d’une veste, des endroits que vous venez de respirer, comme un bouquet de fleurs, des endroits que vous venez de refermer, comme la porte d’une cuisine, des endroits simples, comme le jardin du voisin. Piège…

 

piegealoup.1206006969.jpg

Il ne s’agit pourtant pas ici de littérature à la Stephen King, « pour se faire peur pour du semblant ». Magali Duru dévoile un monde caché, celui où les ressorts sont froissés, où les mécanismes grincent, où l’apparente banalité est un mouchoir à recouvrir les failles. Son écriture est précise et travaillée, ébarbée, mais aussi lyrique, poétique, chaque histoire en cohérence avec son univers, à chaque titre son style particulier.

Elle peut montrer ce qui se cache sous la sereine apparence de vie. Elle peut décrire soigneusement l’attention de ses personnages à masquer leurs fêlures. Sous la croûte de vernis, c’est la mort qui laisse dépasser son doigt.

Chacune de ces 11 nouvelles est un destin :

Celui d’un poète asiatique callygraphiant un haïku :

« Futile, ma vie

Comme un osselet d’enfant

Lancé et perdu »

Celui d’un homme cloîtré :

« Il soupire, ses mains tremblent. Une heure et quart sans cigarettes, il doit souffrir.
Il me regarde : Tu appelleras Maman ?

Je le rassure, je lui téléphone dès mon retour, elle voudra tout savoir sur ma visite.
Il panique : Tu ne lui dis pas que j’ai des coups de cafard ?

Je le rassure. Je dirai qu’il va bien, qu’il y a des fleurs dans la cour, qu’il chante à la chorale. Comme les autres fois.
Il opine : Je chante bien, tu sais. Et il bombe le torse, attaque « Oh Marie, si tu savais… ». Je murmure, paniquée : Chut, ne recommence pas… »

Celui d’une femme qui étend son linge dehors :

« Au-delà de la clôture, dans son dos, trois ou quatre chocs sonores témoignent de la présence proche et invisible du jeune homme, mais ce ne sont toujours pas les hoquets d’une tondeuse qui démarre. Que fait-il avec cette rallonge dont le fil rigide vient encore de s’élever dans les airs, trois ou quatre fois, bien au-dessus de la haie ? La grosse prise orange frappe des coups répétés contre un objet en bois, peut-être la poutre de la véranda. Il lui vient la pensée bizarre que c’est comme si on frappait à une porte, une porte qui ne s’ouvrirait pas. »

Alors méfiez-vous ! Ici piège !

Pour se le procurer, c’est un peu coton. Ce n’en est que plus gratifiant (franchement acheter un livre comme on achète un épluche-légumes..! Autant acheter une clé à molette, tiens) :

voilà une solution, et une autre (ça fait deux possibilités, deux est un bon chiffre, comme les deux amours de Joséphine Baker, ou les deux demoiselles de Rochefortrochefortdemoiselles.1205851823.jpg, ou Deux Dion-Bouton, ou les Deux-Sèvres, les Deux Vedjian -zut, j’avais dit pas de politique-… oh pis y’a plein d’exemples).

Conclusion toute personnelle, grâce à Magali Duru et à ses beaux dimanches, je ne regarderai plus un téléphone portable comme une chose anodine…

Kiki

PS 1 : Magali Duru a un blog tout neuf ! Elle vient juste d’en arracher le papier cellophane, et c’est ici.

PS 2 : D’autres avis sur « les Beaux Dimanches », celui de Georges Flipo, celui de Thé toi et lis, celui de JM Laherrère, celui du Littéraire.com, celui d’Au jour le jour, celui de Happy Few, celui de Cuneipage, celui d’Ernest J. Brooms , et c’est sans compter les avis futurs, mais pour mettre les liens j’ai un problème technique…

PS 3 : Merci pour tous les commentaires vachement très-trop gentils à mon égard. Du coup maintenant, je dors avec un casque, pour ne pas attraper la grosse tête. La preuve en images :

 

litcasque.1205907713.jpg

PS 4 : Demain, c’est vendredi, jour du Vésuve vesuve.1206005819.jpg .

…non, de Vénus venus.1206005998.jpg.

…non du poisson recettepoisson.1206006577.jpg .

…enfin c’est vendredi.

PS 5 : Rien de spécial, c’était juste pour le plaisir d’avoir un PS 5.

 

 

 

 

par Kiki

Le monde passe par nos sens (bravo Kiki, si tu vois une autre porte ouverte, pas d’hésitation : l’eau est humide et les pieds ont des orteils, plusieurs).

Le monde ne passe que par nos sens. Nous n’en avons que 5. D’où l’apparition du 6ème dès que notre compréhension hoquette (pas moquette mokette.1205317233.JPG un peu de concentration ne nuira pas, en plus cet échantillon ressemble à un p’tit beurre ce qui m’égare un peu mais reprenons, compréhension-hoquet, Hic).

D’où notre appel au paranormal dès que nos sens ne nous traduisent rien de compréhensible.

« Je pense donc je suis » (comme disait Francis, qui le tenait de Pédro, qui l’avait entendu de la bouche de Roberta qui racontait que Jeanne-Suzette lui en avait parlé, mais je me demande si ces précisions vous aident beaucoup).

Je me contente ( contente.1205317480.jpg) de vous soumettre ici la célèbre citation :

« Je ne pense que ce que je peux ! Et donc je ne suis que ce qu’il est possible que je sois, non, fusse, non, sera, enfin j’me comprends ! » (Acte I, scène 12, mais le titre de la pièce m’échappe)

C’est avec nos limites que nous interprétons le réel. Ci-joint l’anecdote de Doutes à gogo, OVNI, Puissances extraterrestres ou divines, eh oui, on fait comme qu’on peut avec nos outils qu’on a qu’y faut faire avec comme qui dirait (pour parler bien).

Et quand la compréhension est bloquée par le mur des sens, c’est l’imaginaire qui prend la suite, et là, plus de limites !

Conclusions : nos limites ne nous limitent pas (je vais prendre un aspro et je reviens).

Et même, notre imaginaire modifie notre perception du monde, ceci constituant un cercle parfait.

Un schéma sera plus parlant :

 

schemamonde.1205309520.jpg

Où veuillé-je en venir ?

Ben laissez-moi le temps.

Une nouvelle de William Boyd me trotte dans la tête : celle d’un jeune soldat blessé, pratiquement réduit à l’état de légume, qui peu à peu va retrouver une mémoire, mais pas la sienne, celle du personnage principal du roman qu’il écrivait avant sa blessure, la mémoire fictive de l’illusion qu’il avait crée. L’imaginaire plus réel que le réel du coup.

femmesurlaplageavecunchien.1205309903.jpg

Où veullé-je en venir derechef ?

Ben nulle part faut croire.

Et qu’est-ce que vous pouvez bien faire de ça ?

Ben rien. C’est juste que je me dis que le monde, dans nos têtes, n’est qu’un extrait imparfait, limité et incertain du monde réel, et un très petit en plus. On devrait être livré avec une dose d’humilité en conséquence.

Kiki

PS : par contre, dans les certitudes, il y a celles qui disent que les nouvelles sont mauvaises pour les bestioles, ici et , et sans parler de la cohérence du là avec le ceci. Les nouvelles des gens du genre humain aussi ne sont pas très bonnes, mais j’ai pas assez de place pour mettre tous les liens qui y font référence, aujourd’hui et les jours précédents, en gros depuis l’époque ou Lucie lucie.1205313195.jpgaustralopithéquait

in the sky with diamonds


par Kiki

Ornans !

Son Moulin de la Galette ! Son Opéra ! Sa Bastille ! Son Opéra-Bastille !

(zut ! qui a mélangé mes fiches ? c’est exaspérant)

Ornans !

Patrie de Courbet, qui n’était pas, d’après ce que j’en sais, le premier vendeur de sardines venu.

soleil-couchantcourbet.1204923564.jpg

(Soleil couchant, sous vos applaudissements mesdames messieurs)

Pensiez-vous que, depuis le départ de Courbet vers des terres inconnues d’où personne, non personne, jamais ne revient, les habitants d’Ornans et des ses environs, pantois, dans une noiritude déprimante, se nourrissaient de neuroleptiques, juste pour tenir le coup, pour simplement être capables, tout juste capables de se lever le matin, hum ?

Pensiez-vous les voir, tous les Ornaniens, tous les Ornanssois et ceux d’à côté et des environs, pleurant, geignant, gémissant, se tordant les mains, agenouillés, prostrés dans leur douleur, transpercés de leurs peines, hagards, tremblotants et quémandant dans les rues un regard compatissant, un maigre sourire ou le don d’un simple hochement de tête, hum ?

Eh bien, je vous le dis tout net, Niet !

Les Orannaçons et ceux d’autour n’ont pas besoin de psychotrope d’aucune sorte, car ils ont des yeux. Et un vélo. Ils le prennent, et

ils vont à Claironclairon.1204924843.jpg non, à Cléron cleron006.1204924925.jpg

et là, ils se régalent, ils se revitaminisent, ils se dopent

(n’ayons pas peur des mots)

chez Yves Hasselmann :atelieryveshasselman.1204923015.jpg

Ils se prennent des couleurs en pleine tête (c’est de la couleurthérapie à haute dose, soyez prudents).

Ci-dessous quelques extraits non délayables et non effervescents :

hebdo03jaunehasselman.1204923069.jpg

hasselmannrougedore.1204923057.jpg hasselmann6.1204923047.jpg

slatchvertetrougehasselman.1204923109.jpg retouratheloniushasselmen.1204923095.jpg

gf03hasselman.1204923270.jpg hasselmann2.1204923038.jpg

bleue_vue_avionhasselman.1204923257.jpg 2006-01-jaune-60x60-web-ombrehasselman.1204923319.jpg

gf06hasselman.1204923283.jpg


peintures_egypte_11.1204923084.jpg

Si vous n’êtes pas de meilleure humeur après ça, je ne sais pas ce qu’il vous faut. Sérieusement, je trouve le travail d’Yves Hasselmann somptueux, très large, ses couleurs denses mettent en valeur le mouvement, il se renouvelle constamment, c’est fort et délicat à la fois (pas délicat au sens de nunuche, hein, délicat au sens de pas gros sabots) et j’ai hâte de voir les pistes qu’il va explorer dans le futur. Tout ça pourrait occasionner une Yves hArtsselmannia galopante.

Une photo de son atelier en prime (gratuitement) :

atelierhasselman.1204926411.jpg

Et ci-joint, un atelier en appelant un autre, l’atelier de son frère, Dominique Hasselmann.

chasseclou.1204927107.jpg

(cliquer sur l’image pour s’y transporter… mâââgie !)

Un atelier sur blog, enfin dans un blog, non, sur blog, enfin, un endroit où le cerveau travaille et trace des lignes entre photos, quotidiens, impressions et pensées.

Comme quoi, tout est lié.

(c’est même ça qui est beau, je ne comprends pas pourquoi on dit les liaisons dangereuses, on devrait dire les liaisons belleureuses, c’est à ce moment là que je dois m’arrêter en principe, sinon, je pars en vrille, et ça donne n’importe quoi, je me demande si Julien Courbet est un parent proche de Gustave ou je me pose des questions sur Nice qui, à force d’être à droite, pourrait tomber dans la Méditerranée aux îles d’or ensoleillées, quelqu’un peut-il me faire taire ?…)

AJOUT DE LAST MINUT : Le propriétaire du Chasse-Clou a deux oreilles, il m’a indiqué une source de sons proprement édifiants

Kiki

par Kiki

du 6 mars au 18 mai à Londres (London pour les bilingues) « Comment réagiraient des extraterrestres s’ils étaient envoyés sur Terre et se retrouvaient nez à nez avec des oeuvres d’art contemporain  » ?

Ben c’est exactement ce que je me demandais sans jamais oser le formuler.

Du coup je suis allée chercher des images sur cet instrument du diable qu’est le net (avec des gousses d’ail quand même).

Que penseraient-ils de nos silhouettes ?

 

 

torsevacantclaudeabeille.1204814389.jpg
Claude Abeille

 

de nos murs ?

 

 

pierrecelice.1204814359.jpg
Pierre Celice

 

de nos traces ?

 

 

pierrette-bloch.1204814370.jpg
Pierrette Bloch

 

de nos constructions ?

 

 

julijeknifer.1204814325.jpg
Julije Knifer

 

de nos sols ?

 

 

carlandre.1204814287.jpg
Carl André

 

de nos questions ?

 

 

jennyholzer.1204814315.jpg
Jenny Holtzer

 

de nos expressions ?

 

 

frankstella.1204814301.jpg
Frank Stella

 

de nos dieux ?

 

 

sylviefleury.1204814380.jpg
Sylvie Fleury

 

de nos masques ?

 

 

annettemessager.1204814806.jpg
Annette Messager

 

Ben, j’en sais fichtrement rien.

 

Tout juste si je sais où avoir la tête…

 

 

kimikoyoshida.1204815065.jpg
Kimiko Yoshida

 

Je suis peut-être une extra-terrestre…

 

En tout cas, zorg, j’ai bien aimé, glupson, me promener, krakatoën, dans ces images, par alpha du centaure…

 

Kiki

par Kiki

(qui vient de déminéraliser les images -Coucou Fred !- pour qu’elles ne mettent pas deux ans à s’afficher, ce qui fait qu’à la fin du billet vous ne serez pas en mars 2010, fou non ?)

… ???

Qu’est-ce que c’est ?

cretezoom.1204483830.jpg

(le premier qui répond « c’est le plombier » sera le premier. Mais il ne devra s’en vanter sous aucun prétexte)

 

coqzoom.1204483868.jpg

Ah ben c’est plus net. Il suffit de reculer pour mieux voir.

 

casquezoom.1204483842.jpg

…de reculer encore…

 

enfantzoom.1204484325.jpg

Reculez…

 

cochonzoom.1204483851.jpg

Encore un peu…

 

fermezoom.1204483926.jpg

…encore…

 

mainzoom.1204483947.jpg

…mais, reculez bon sang !

 

fillezoom.1204483917.jpg

Voilà, c’est mieux.

 

doigtzoom.1204483881.jpg

Ah, mais c’est pas fini ?

 

femmezoom.1204483907.jpg

Ben, non. Et ça continue encore et encore. C’est que le début, d’accord, d’accord. (merci d’être passé, Francis)

Bon j’arrête de scanner, vous avez compris l’idée. C’est le principe du livre Zoom que voilou que voiça :

 

couvzoom.1204483860.jpg

C’est un livre rare que j’ai eu beaucoup de mal à me procurer.

J’en ai écumé, des bas fonds londoniens… des rives du fleuve Amazone aux plaines du Kazakhstan… j’ai même été sauvée in extremis par une meute de gorilles, non un troupeau d’impalas, non, une volée de cormorans, bref…

Il va falloir faire une pétition aux éditions Circonflexe pour qu’ils distribuent Zoom dans toutes les crèmeries disponibles en France et qu’ils offrent une ou plusieurs couronnes de lauriers à Istvan Banyai , l’auteur du Zoom en question.

J’aime ce livre.

D’abord, il n’a pas de texte (oui, la méthode globale a été un désastre pour moi, je suis analphabète, et polymorphe aussi, en plus d’être allergique aux huîtres, mais ceci est une autre histoire).

Ensuite, il dit que prendre du recul et de la hauteur fait souvent voir les choses autrement, et que c’est surprenant parfois.

Et moi j’aime le surprenant parfois.

C’est même ce que je préfère, le surprenant parfois (avec le guacamole).

L’avant dernière image de Zoom, c’est ça :

 

terrezoom.1204483955.jpg

La dernière, je ne vous la montre pas, mais pensez bien que c’est petit, minuscule, perdu au milieu de l’infini…

Alors, il ne reste plus qu’à relire le livre en commençant par la fin, pour s’approcher, jusqu’à s’y coller le nez, de la crête de coq du début.

Zoom, c’est un livre « aller-retour ». C’est le seul que je connaisse (pas de livre, hein, de livre « aller-retour », ne vous méprenez pas, comme livre je connais aussi la Bible et Toutes les filles du Docteur March…)

Ne me remerciez pas de vous avoir Zoomés de la sorte (le blog de Posuto est fait pour répandre le bien autour de lui, un peu comme la Scientologie, mais en moins grave et en pas pareil que Ron Hubbard, d’abord, ce prénom, Ron, je vous demande un peu, Ron, pourquoi pas Carré comme John-le, tiens, ou Térébentine ou Kiki, ah, non Kiki c’est moi, voulez-vous bien cesser de dire du mal de tout le monde ? Rhô…).

Kiki

par Kiki

Dans la série PosutoBlog découvre le Monde et ses environs immédiats, c’est aujourd’hui le moment de notre dossier spécial Roubaix :

D’abord, quelques connaissances en vrac :

Les roubaixiens habitent Roubaix. Ou les roubaixieux. A moins que ce ne soit les roubaixens. Ou les roubaixanais. Enfin les auxerrois habitent Auxerre, mais je m’éloigne du sujet initial.

Pour aller à Roubaix, sortez de Paris en prenant une toute petite route pavée. Si vous êtes à pied, prenez des sandwichs. Si vous êtes à vélo, pensez à l’arnica en granules. Si vous n’habitez pas Paris, vous êtes comme moi. Ah, un point commun, tiens.

Bon, je vous fais un plan.

ahlala.1202328326.jpg

D’aucuns disent que Roubaix s’apparente à ça :

coureeusineroubaix.1202326620.jpg

D’aucuns exagèrent.

Il y a aussi ça :

canal-de-roubaix.1202328522.JPG

(et là, D’aucuns ont l’air malin, tiens, pan dans le nez, j’y fais pas dire à D’aucuns, et qu’ils n’y reviennent plus, D’aucuns ne manquent pas d’air, et toujours à blablater, un peu plus de mesure, D’aucuns ! Et de discrétion.)

Et puis, à Roubaix, il y a un musée à nul autre pareil, la Piscine.

Dedans, c’est quand même un peu comme ça :

piscineroubaix.1202326591.jpg

Alors, c’est pas du jeu, me direz-vous, parce qu’avec un endroit comme celui-là, on peut montrer 3 canettes de jus de houblon vides, ce sera toujours somptueux, pas besoin de s’agiter de ci de là pour trouver matière à exposition artistique…

Eh bien, c’est là que les roubaixiens, les roubaixieux, les roubaixens et les roubaixanais sont très forts. Ils exposent à la Piscine, à partir du 1er mars de cette année, un bestiaire époustouhurissant :

des animaux peints par Renoir, Delacroix, Monet, Manet, Bonnard, Courbet et d’autres…

oursblancpompon.1202329685.jpglechatblanc.1202329871.jpgsteinlen.1202330008.jpg

(personnellement, je m’attends à des surprises,

ayant remarqué que Courbet ressemble furieusement à Johnny Deep… courbetdeep.1202330452.jpg…si ça se trouve, il y aura un chien peint par Renoir qui ressemblera furieusement au mien. Wouf, dites donc.)

La semaine prochaine :

un autre Dossier Spécial Ailleurs dans le Monde et ses environs

(mais pas trop loin, j’ai pas fait le contrôle technique).

Merci de votre attention.

Kiki

(PS : je sens pas trop l’eau de javel, sinon ?)

Page suivante »