Culture


Par RV

La famille Posuto souffre d’un syndrome qui se transmet d’épouse à mari, puis d’époux à enfant. La famille Posuto déteste s’endormir dans le silence. Il lui faut de la causette pour roupiller. Des gens qui bavassent, devissent, jacassent, bref de la bonne vieille parlotte.

Pour les grands, y’a France Culture. Ô Alain Veinstein, Ô Hélène Hazera, Ô Michel Cazenave, Ô Aude Lavigne et Ô rediffusions des programmes de la journée à partir de point d’heure, soyez remerciés pour votre contribution à notre glissade vers le sommeil.

Mais pour les plus jeunes, y’a pas grand chose. Jusqu’à présent les audiolivres faisaient leur office auprès de Juniorette. Sauf qu’ils ont un défaut rédhibitoire, ils coûtent la peau des doigts pour arrêter le réveil.

C’est pourquoi la découverte du site litteratureaudio.com est une bénediction. Tous les téléchargements y sont gratuits. Et le catalogue ne comprend que des classiques, du super fiable, du solide, de la qualité en somme.

Sans compter (si j’ose dire…) que les lecteurs d’oeuvres le font bénévolement. Mesdames, Messieurs, bravo, et merci.

RV

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C’est une drôle d’aventure, Culturofil.

Au commencement était Marie. Plus quelques autres. A vrai dire, je n’ai pas la genèse exacte en tête. Puis de bonnes volontés toutes bien emplumées (version Sergent Major, on se calme !) ont rejoint, petit à petit, l’équipe.

Aujourd’hui, c’est une solide maison qui, à mon avis, n’a pas beaucoup d’équivalent en France. Le principe est simple, une vingtaine de chroniqueurs se répartissent les critiques des nouveautés culturelles en littérature, théâtre, BD, manga, cinéma, DVD/Blu-Ray, musique.

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Ce qui pourrait passer pour une boîte de Pandore culturelle est en fait un mille-feuilles, pour tous les goûts, de ce qui sort en France. Et je gage que selon vos humeurs ou vos préférences, et si vous osez parcourir les arcanes de l’endroit, vous trouverez bien vite chaussure à votre pied critique à votre oeil.

D’autant que Culturofil n’est ni Telerama ni le Grand Journal. Je veux dire que le site ne présente pas prioritairement les oeuvres dont tout le monde a pu, lors d’interminables et répétitives promos radiotélévisées, être avisé de l’existence. Place le plus souvent à des découvertes.

Votre serviteur et sa moitié (euh, en parlant de moitié, je devrais plutôt dire 9/10e si on se réfère au nombre de critiques publiées) font partie de l’équipe, dans le coin littérature, et même pour Kiki dans le coin Jeunesse. J’ai en outre eu la chance de pouvoir rencontrer une bonne dizaine de chroniqueurs lors d’une réunion à Paris samedi dernier. Et c’est pas après cette réunion que vous me verrez critiquer les rencontres par internet, moi j’vous l’dis !

Noël approche : sans être un guide d’achat, vous pourriez peut-être trouver sur Culturofil de quoi vous faire plaisir. Ou, éventuellement, de quoi polluer l’encéphale de vos ennemis, car sur ce site, les avis sont motivés, mais libres. Et quand il faut flinguer, comme dirait Buffalo Bill, faut flinguer !

RV

Par RV

Pas de long discours aujourd’hui, mais une série de liens, vers 6 blogs que  mes élèves de 1ère ES ont créés, en guise de travail de recherche, sur le thème de l’art de 1850 à 1939.

Pour ceux qui penseraient que les adolescents ne sont capables que de pondre de piètres blogs garnis de futilités, et pour les autres, j’espère bien plus nombreux, allez jeter un oeil sur ces travaux certes inégaux, mais tous réalisés avec coeur et application.

Marjorie et Carole ont choisi Van Gogh,

Justine aime les portraits,

Fanny met en scène Dali,

Une autre Justine présente le réalisme,

Aurélie et Laurine braquent le projecteur sur Alfred Sisley.

D’autres élèves ont préféré garder leur production pour eux, et je les comprends naturellement.

Une chose est sûre, même si le classique exposé papier n’est pas mort (la moitié de la classe avait choisi cette façon de travailler), le blog peut être aussi un formidable outil au lycée. Que je réutiliserai avec d’autres classes.

RV

 Par RV

Pete Fromm est écrivain depuis qu’il a cessé d’être ranger dans le Montana.

Un seul des ses livres a été traduit en français, grâce au jeune éditeur Oliver Gallmeister.

Vous ne le croirez pas mais c’est pourtant bien vrai : l’un comme l’autre sont venus dans mon lycée, rencontrer les élèves. Et parler du livre de Pete, Indian Creek.

fromm.1226767116.jpg Pete Fromm © Pacific University, Oregon

C’est un bouquin formidable. Pete y raconte son expérience de la solitude dans les montagnes Rocheuses, lorsqu’il passa 7 mois à surveiller un élevage de saumons pour le compte de l’Université du Montana.

Et les qualités de l’oeuvre vous sautent aux yeux : on est pris, embarqué, on a froid avec lui, honte avec lui, peur avec lui, on se marre doucement, on a franchement le blues, on pige tout, absolument tout, à tel point qu’en refermant le livre on se dit non pas qu’on irait bien au Montana, mais qu’on y retournerait bien.

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Il fallait voir Pete Fromm devant nos élèves. Gesticulant, mimant, dessinant son expérience autant qu’il l’expliquait, il a conquis son public. Un public pourtant exigeant, à la fois parce qu’il ne maîtrise pas vraiment l’anglais, mais aussi et surtout parce qu’il est à l’âge de la « regardation » de nombril, pas de la découverte d’autrui.

Ce jeune homme de 50 ans, costaud et élancé, couteau suisse à la ceinture, est en plus aussi sympathique que son livre le laisse croire. Nous avons parlé de politique (et je puis vous dire qu’il est méchamment démocrate !), de littérature et, j’ai pas pu m’en empêcher, de football (pas le truc de nazes avec des simulateurs de pénalty larmoyants, le VRAI, le foot US).

A mon grand regret, j’ai dû retourner en cours après le déjeuner. Sans doute ne le reverrai-je jamais. Mais j’espère, grâce à la traduction anglaise de ce billet par ma chère Hopie, qui viendra dans quelques jours, qu’il pourra lire, depuis son chez-lui de Great Falls, ce modeste hommage à son talent et à sa gentillesse.

RV

 Par RV

J’ai pas été très correct avec les commentateurs de mon billet précédent, alors je vais me rattraper !

Ceci est donc un billet contre nature, puisqu’il ne propose rien d’autre que des réponses à mes commentateurs du billet précédent. C’est vous dire s’il est ésotérique !

Bon promis, c’est la dernière fois. Après, je répondrai à mes fans lecteurs en temps et en heure.

– Kiki, merci pour ces remarques. Ah, n’oublie pas de faire rentrer les chiens avant le passage du facteur. Et puis j’ai laissé les clés de la bagnole sur … euh, comment ça y’a du monde qui nous regarde ?..

– Fred, un score remarquable. J’admire. Quant à la chute de Tetris, essaie « Age of Empires » : après, tu te vois contruire des villages aux quatre coins de la cambrousse ! Dernière chose, merci pour l’appétit, même si depuis il a été… digéré !

–  Sandrine, mes excuses, je m’adressais au genre humain, pas à toi personnellement ! Ceci dit pour des jeux vidéos simulateurs de chiens ou de mômes, j’ai ce qu’il faut… Pour le facteur, je fais ressortir les chiens pour qu’ils te préviennent des infidélités de Fred ?..

– Jean-Luc, tu es injuste avec Kiki, ça n’est qu’une coquille (et le billet s’appelle « oeuf »…). De plus, je ne suis pas prof de Français…

– Freefounette, vous êtes passée à deux doigts du spam, mais bon, si c’est la dernière fois, je veux bien laisser passer…

– DK, vous aussi vous flirtez avec la spasmo… philie ?.. Les fesses de Lara, non mais ! Une thérapie de couple, nous qui sommes un modèle d’équilibre…Non ?..

– Nathalie, l’avantage de ce billard virtuel, c’est qu’on ne fait pas la queue pour y jouer (Freefounette, Calme !), que ça ne pue pas le tabac froid, qu’on n’est pas entouré de gars chelous et qu’on ne risque pas de prendre une flèche pleine de craie dans l’oeil !..

PS : d’évidence, smileys à chaque réponse et bises à tous !

RV

par Kiki

Aujourd’hui, c’est pas pour me vanter, mais il pleut.

Que faire ? vous demandez-vous.

(et l’on sent dans votre question comme une fêlure muette, un désespoir latent, une dépression naissante, un doute existentiel grave, qui vous teinte d’une touche d’humanité, oui, vous tombez de votre piédestal où vos qualités multiples vous avaient propulsées, Oui, vous êtes sensibles, Oui, vous êtes faillibles, Oui, vous êtes un être Humain. Bonjour au fait)

À cette question, comme à toutes les autres, la Maison Posuto (fondée en 1703) se fait une joie (que dis-je, une joie), un plaisir (que dis-je, un plaisir), un devoir (que dis-je, et est-ce que je vais bientôt cesser de m’interrompre tout le temps ?? je m’agace, là) de répondre :

Achetez un livre !

Parce qu’en plus, après l’avoir acheté, vous pourrez le lire !

Mais quel livre ? vous demandez-vous.

(avec la fêlure, le désespoir, le piédestal et l’être Humain, cf début de ce billet).

Pourquoi pas un bon ? réponds-je avec à propos.

Pourquoi pas « Qui comme Ulysse » de Georges Flipo, par exemple ?

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D’abord, il s’agit là de Nouvelles (et les Nouvelles, c’est mieux puisque c’est récent. Sinon on les appellerait les Anciennes).

Ensuite ce sont de bonnes Nouvelles (ce qui ne veut pas dire « pas de nouvelles », hein, je vous ai à l’oeil, ha).

Sérieusement, c’est enlevé, ça joue dans tous les registres : émotions, cruauté, bêtises, peines, dénonciation, mélancolie, comique et troisième degré (inclus).

Et puis ça dépayse, dans tous les sens du terme. L’auteur nous emmène avec lui en tribulations parfois exotiques, c’est un fait. Mais en plus, il nous emmène dans la peau d’autres, pas toujours estimables, pas forcément des héros, mais des personnages avec assez de corps pour nous tendre un solide miroir. Ça n’arrive pas très souvent, des voyages comme ceux-là.

Dès qu’on a fini une nouvelle, on a envie d’en lire une autre (un peu ce qui arrive quand on mange des chips, mais en plus cérébral).

Et dès qu’on a fini toutes les Nouvelles, on y repense. Même dans la vie courante, entre deux torchons à repasser (c’est un exemple. Je ne repasse pas les torchons. Je ne repasse rien d’ailleurs. Ma religion me l’interdit). On se dit, mais où donc est-ce que j’ai bien pu entendre ça ? Et Oh, c’était chez un des personnages de Georges Flipo ! Et on ajoute ah la la…

Service après vente de ce Flipo-Dossier :

(gracieusement offert, même si vous n’êtes pas un abonné)

Le site de Georges Flipo (qui se voit quand on clique dessus)

Le blog de Georges Flipo (qui apparaît quand avec la souris on fait un geste sec et de haut en bas, mais uniquement avec l’index de la main qui tient la souris, suis-je claire ?)

L’excellente critique de Martine Galati sur le site de Culturofil (que si on ne clique pas dessus, on passe à côté de tellement de choses que la fêlure de la dépression ne peut que nous submerger, et c’est triste)

Kiki

PS : Ajout de dernière minute, parce que, oups, j’ai oublié de le préciser : La deuxième nouvelle, Les sources froides, est magnifique. Si. Vous m’en direz des nouvelles (de cette nouvelle).

par Kiki

Lire Courrier International c’est bien.

Surtout à cause des mots dedans qui parlent de trucs.

« Scarlett Hooft Graafland, qui est née en 1973, a fait des études artistiques à La Haye, dans son pays natal, puis en Israël et à New York. Elle partage actuellement sa vie entre Amsterdam et New York. Ses travaux ont déjà fait l’objet de plusieurs expositions personnelles en Europe.

Une sélection de son travail sera présentée
à Hyères du 25 avril au 1er juin 2008
à l’occasion du Festival international de mode
et de photographie, dont Courrier international est partenaire. »

Et aussi, à côté des mots, y’a des images. Comme dans Spirou, mais pas dans des bulles. Mais y’a des bulles. Oh, pis c’est compliqué…


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Je veux aller à Hyères voir tout ça de plus près. Pas hier, parce que c’est trop tard. Aller demain à Hyères, voilà l’idée.

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Bon, demain, je ne peux pas aller à Hyères, il faut que j’aille acheter les croissants à 9 heures. Tant pis.

Ne me reste que l’Ile d’Yeux pour pleurer (oui, elle est vieille celle-là).

Allez, je vais essayer de faire tout comme Mâame Scâalett (ah, comme j’ai pleuré !) Hooft Graafland. Parce que j’en ai le droit, je suis ici chez moi après tout ! Et, comme je n’aime rien tant que jouer avec Paint.net, toutes les occasions sont bonnes à prendre. Et puis, franchement, comme occupation, c’est toujours mieux que de confondre régularisation et naturalisation pour bien flatter l’électeur d’extrême droite qui se sentirait perdu au milieu d’un monde hostile (Ah zut. Pas de politique le samedi on avait dit. Non ? Ho, je confonds avec le mercredi ? C’est tout moi ça. Désolée.).

Go Kiki go :

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…le dernier montage m’a donné rudement faim.

Du coup, faut que j’y aille, hein.

Kiki

PS : un hommage discret est caché quelque part… Quarante doublons (en petites coupures) à celui/celle qui trouve.

par Kiki

Il était une fois : Jean de l’Ours.

On l’appelait Jean de l’Ours parce que… je ne sais pas pourquoi et comme j’en ai aucune idée, hop, on change.

Il était une fois un prince.

Mais pas un prince comme les autres avec une armure en or, des cheveux jaunes bouclés et des jabots en dentelles partout sur son pantalon, non, un prince triste. Non, pas triste, tourmenté peut-être, non pas tourmenté, peintre.

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Il cherchait l’amour. Il le trouva sur le pont de l’Alma.

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Puis il le trouva ailleurs, parce que sur les ponts y’a pas beaucoup d’intimité, et c’est pas commode de nouer une relation durable avec tout ce passage, sans compter les zouaves (je sais, c’est facile, mais pourquoi, oui, pourquoi m’empêcheré-je de dire une billevesée facile, hein ?).

Il s’en alla ailleurs.

Ailleurs, d’ailleurs, c’était vachement joli, ailleurs. D’ailleurs.

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Et même ailleurs plus loin, sur la terre ferme, c’était pas mal non plus.

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Et quand la terre n’était pas ferme, on appelait ça la mer et on mettait des bateaux dessus pour que le prince peintre se déplace.

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Le prince peintre cavala très fort et très loin un jour, parce qu’un homme politique allemand d’origine autrichienne, fondateur et figure centrale du nazisme, instaurateur de la dictature totalitaire du Troisième Reich le trouvait « décadent ».

Rien que pour ça, j’aime bien ce prince peintre.

A Vienne (que pourra) ils l’appellent Oskar Kokoschka. Ils ont raison. Jean de l’Ours, ça fait pas très sérieux. Sérieusement.

Et jusqu’au 12 mai, on peut voir le prince Oskar au Belvédère. Et jusqu’au 13 juillet à l’Albertina. En fait, je suis une taupe du syndicat d’initiative de Vienne infiltrée parmi vous. Je vais finir par contrôler vos cerveaux, je vais m’autoproclamer OskarGourou, je vais vous forcer à porter des robes de bure avec le portrait d’Oskar Kokoschka dessus oskarkokoschka.1208805041.jpg et vous me donnerez tous vos sous et je pourrais glander dans les musées de partout, d’ailleurs (d’ailleurs) et même de plus loin jusqu’à la fin de ma vie. Argh, mais si je dévoile mon plan trop tôt, je risque l’échec dans mon ambitieuse entreprise égoïste. Zut. Faisons semblant de rien. Je vais vous hypnotiser avec un discours apaisant, amical et dénué de toute dangerosité :

Il était une fois : Jean de l’Ours.

(comment ça, je ne suis pas discrète ? Et comment vous savez que c’est moi d’abord ?)

Kiki

(hein ?)

par Kiki

du 6 mars au 18 mai à Londres (London pour les bilingues) « Comment réagiraient des extraterrestres s’ils étaient envoyés sur Terre et se retrouvaient nez à nez avec des oeuvres d’art contemporain  » ?

Ben c’est exactement ce que je me demandais sans jamais oser le formuler.

Du coup je suis allée chercher des images sur cet instrument du diable qu’est le net (avec des gousses d’ail quand même).

Que penseraient-ils de nos silhouettes ?

 

 

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Claude Abeille

 

de nos murs ?

 

 

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Pierre Celice

 

de nos traces ?

 

 

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Pierrette Bloch

 

de nos constructions ?

 

 

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Julije Knifer

 

de nos sols ?

 

 

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Carl André

 

de nos questions ?

 

 

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Jenny Holtzer

 

de nos expressions ?

 

 

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Frank Stella

 

de nos dieux ?

 

 

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Sylvie Fleury

 

de nos masques ?

 

 

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Annette Messager

 

Ben, j’en sais fichtrement rien.

 

Tout juste si je sais où avoir la tête…

 

 

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Kimiko Yoshida

 

Je suis peut-être une extra-terrestre…

 

En tout cas, zorg, j’ai bien aimé, glupson, me promener, krakatoën, dans ces images, par alpha du centaure…

 

Kiki

par Kiki

En fait, notre Soleil ne devrait devenir une géante rouge que dans 7,6 milliards d’années.

De nature inquiète, je dis: préparons-nous tout de même, on aura l’air moins cake (surtout vous. Oh, ne le prenez pas mal… bon d’accord, surtout moi.).

Pas de panique.

« Notre civilisation sera suffisamment avancée pour construire une machine de Von Neumann et exploiter en quelques générations le minerai lunaire (…) pour construire un anneau solaire autour de la Terre. »

Illustration :

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« Une autre stratégie, exposée par Hubert Reeves dans un de ses livres, serait d’utiliser l’eau des océans de la Terre pour alimenter des réacteurs à fusion contrôlée et des moteurs à plasma pour lentement déplacer la Terre de son orbite. »

Illustration :

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« A moins que la clé des étoiles ne nous soit donnée dans beaucoup moins de temps ».

Ho ? la clé des étoiles n’est-elle pas un groupe doré à l’or fin ?

Noooooonnn : c’est pire (ou plus mieux selon qui on est et où on va) c’est LE voyage ultime.

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Pour survivre, les civilisations futures devront migrer vers le passé. C’est à dire (pourquoi pas ?) vers nous.

Je propose d’attendre sagement qu’ils arrivent, non pas les petits hommes verts, mais les grands Hommes de Demain.

Seront-ils sages et éclairés ? (j’ai pas dit phosphorescent, j’ai dit éclairé)

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Ben, je croise tous les doigts dites donc.

Sinon, j’y pense, le message envoyé aux Extra-terrestres en 1973, notre carte de visite dite Plaque de Pioneer, doit être modifiée. Parce qu’on a l’air de leur dire « Viendez, viendez, tout va bien ! On est une bande d’intellos à poil très sympathiques  » :

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Alors que pas du tout !

Je me demande si ça ne tombe pas sous le coup de la loi genre publicité mensongère (article L.121-1 ).

Je propose quelques ajouts :

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Bon, j’ai pas le temps de rajouter d’autres trucs importants mais il faudrait.

Je propose qu’on prépare une Planche de Pioneer 2 dûment modifiée (avec précision, lucidité ET un marqueur indélébile), qu’on attende les Hommes de Demain qui ne vont pas tarder à venir, qu’on leur donne la plaque pour qu’ils aillent en 1973 faire l’échange (subrepticement) avec celle d’avant.

Ah, aussi, j’allais oublier : dès que je trouve un Homme de Demain, je lui demande ce qu’il peut faire, sérieusement, hein, il faut agir pour cette histoire de Max Gallo (…en même temps, ça va demander tellement d’énergie… est-ce bien économiquement raisonnable ?…)

Kiki

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