mieux vivre en société


par Kiki

Depuis toute petite, je rêve d’habiter dans un magasin de jouets.

(ouais, j’ai été petite. Non, pas avant Charles Quint, non. Après. Je vous ai nettement entendu et je ne vous félicite pas pour cette répartie, Ventre Saint Gris !)

Ce matin : joie dans la maisonnée !

Le catalogue des jouets Bouschluck est arrivé ! Sonnez trompettes ! Résonnez grelots !

Et Kiki de s’extasier devant toutes ces merveilles accumoncelées…

Le monde est noir, cruel et inhospitalier ! Faisons un rêve, gentils damoiseaux, nobles jouvencelles ! (finalement, vous n’aviez pas tort, j’ai dû naître avant Charles Quint) Rêvons, rêvons ensemble que la prime jeunesse ne s’est point carapatée depuis Belle Lurette ! (en quelle année, Belle Lurette, déjà ? Vous avez 12 minutes)

D’un coup de baguette magique (ou avec l’aide d’une plante hallucinogène) me voilà, réalisant mon souhait. Merci Madame Lafée (Georgette Lafée, 7, rue Molineaux 20260 Le Pré-au-Lard).

J’habite dans un magasin de jouets !!!

Dans mon monde rêvé, c’est qu’il y en a des choses à faire !

Voyez comme les enfants s’occupent !

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Les garçons soignent les malades (ils ont des responsabilités, les garçons).

Les filles nettoient (c’est salissant les malades, il faut bien que quelqu’un s’y colle, et les filles, c’est balèze pour ça).

Puis les enfants font les courses.

Qui travaille dans le supermarché, la caissière ou le caissier ?

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(Arf ! C’était une question piège)

Et comme c’est agréable de voir ces fillettes et ces garçonnets faire ce qui bon leur semble. Ils ont le choix ! Tout est possible !

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Dans mon monde de magasin de jouets, les couleurs sont vachement importantes : rose pour les filles, bleu pour les garçons, et blonds à la peau pâle pour les poupées. Un seul poupon de plastique a la peau noire (ah ! qu’il est drôle avec son côté exotique !) ce qui prouve bien, à ceux qui en douteraient encore que les noirs n’existent pas dans les mondes rêvés.

Et les enfants réels qui jouent sur ces photos sont bien blancs eux aussi.

Ni arabes, ni noirs, ni asiatiques (ce qui corrobore l’étude du Professeur Flonk établissant que les enfants noirs, arabes ou asiatiques ne jouent pas. A moins qu’ils ne soient pas photogéniques ? Il faut que je relise la conclusion)

Ah, qu’il est joli mon monde rêvé de magasin de jouets.

Et pis ça mange pas d’pain.

C’est pas comme si ça avait une influence sur quoi que ce soit, hein.

C’est pas bien méchant, allez.

Si on peut plus rigoler, alors.

Elle est bien pisse-vinaigre, cette Kiki.

Kiki

NOTE DE L’AUTEUR : Le catalogue dont il est question dans ce billet est daté des années 1970. Ah la la. Ben c’est pour ça, alors.

RENOTE DE L’AUTEUR qui est en fait une AUTEURE pour le coup : Ah, non. C’est un catalogue tout frais de maintenant 2008. C’est là qu’on a l’air con, dis donc.

PENSEES DE L’AUTEURE QUI SE DEMANDE : Il faut quoi pour que les décideurs des magasins de jouets Bouschluck se démarquent de toute tendance sectaire ?

S’il leur faut une prise de conscience philosophique, tapez 1.

S’il faut qu’on leur pique des sous, tapez 2.

Ne se prononcent pas, tapez 3.

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Par RV (ben oui les fans de Kiki faut vous y faire, elle est occupée ailleurs, pis c’est tout)

J’ai grapillé hier une statistique concernant les blogs dans le monde, statistique éditée par Technorati et relayée par Francis Pisani, sur son blog et sur France Culture.

Il y a dans le monde 133 millions de blogs. Mais seulement 1,5 millions ont posté un billet/message dans les 8 derniers jours, et 900000 ont été actifs la veille.

Selon la personnalité de chacun, je trouve fascinant que cette information suscite autant de réactions variées (dans les commentaires du blog de Pisani). Quelles sont les vôtres ?

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Pour ma part, je ne sais pas trop. Ah ben si, parfois je ne me mouille pas. Par exemple, le commentaire de Advi, daté du 26 septembre 2008 à 23h29, sur le billet précédemment cité:

« Je vous écoutais aujourd’hui sur France Culture et je visualisais soudain ces millions d’êtres humains – vous, moi, hommes, femmes, adolescents – le cul vissé sur une chaise derrière un écran lumineux, plusieurs heures par jour. Dehors, dans la rue, dans les campagnes, au bord de la mer, dans les cafés, les restaurants, les ateliers, les autres qui ne sont pas derrière l’écran et font bouger leur corps. Je me suis soudain sentie très triste d’appartenir à ce monde ». 

Personnellement (j’ai bien dit personnellement) je ne peux pas me reconnaître dans cette nostalgie de la campagne et des gens « réels ». Etant à moitié geek, à moitié asocial, à moitié (quoi ça fait trop de moitiés ?) traumatisé par le jeu des apparences et des hiérarchies sociales, hommes-femmes, et j’en passe, mon « cul vissé plusieurs heures par jour » devant un écran m’a plutôt apporté un peu plus de sagesse et de sérénité. Et l’inverse absolu peut aussi se concevoir, bien entendu.

Oui, comme dirait Pisani, qu’en pensez-vous ?

RV

par Kiki

Le saviez-tu ?

Un vendeur de confiseries espagnol a eu la surprise de découvrir dans sa caisse une pièce d’un euro frappée du portrait du personnage de dessin animé Homer Simpson…

« Cette pièce a dû être fabriquée par un professionnel, le travail est impressionnant« , a-t-il déclaré à Reuters vendredi,

Je veux avoir un professionnel qui me fabrique pour mon porte-monnaie un truc comme il sait faire :

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De plus, j’ai une commande à passer pour diversifier sa pratique. Je voudrais un Euro Pollux :

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Ou un Euro Maruspilami :

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Et aussi un billet jeune public tant qu’on y est :

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Mais j’y pense… Ce faussaire n’est peut-être pas spécialisé en pièces ou billets ?…

Je ne serai pas étonnée de voir ça, tiens :

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En tout cas, merci à lui. J’ai pu jouer avec Paint.net sans que ça se voie. Pratiquement pas.

Oh, à peine.

C’est parce que vous êtes de fins observateurs.

Kiki

PS : sinon, dans la série Les belles Histoires de la Mère Kiki, j’en connais une bien, une très vieille que nos ancêtres se racontaient au cours de leurs veillées…

Il était une fois dans un lointain pays rose, une prison où l’on mettait les bleus foncés et les indigos, par principe. Sauf qu’un jour on se rendit compte que ceux qui réparaient la prison étaient bleus foncés et indigos. Incroyable, non ?

Zut, les ancêtres viennent de téléphoner, je me suis trompée lourdement (c’est déplorable) c’est une histoire neuve. Et les corbeaux se moquent de moi, j’entends leurs cris rauques résonner à mes oreilles : CRA !!! CRA !!!

Tout ça me rappelle un dessin de Maurice Henry que j’ai cherché partout sans le retrouver et qui donnait à peu près ça :

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(c’est tout petit, y faut cliquer dessus)

Juste une association d’idées comme ça.

Ici figurait de 11 heures à 17 heures un article somme toute bien banal sur l’actuelle guerre en Géorgie. Sauf que, depuis sa publication, il a été vu par plusieurs milliers de personnes, arrivées là soit par la page d’accueil du Monde, soit par Google.

Or, je ne souhaite pas du tout permettre à des gens dont les intentions réelles ne sont pas claires de s’exprimer sur mon dos par le biais des commentaires. Et ça me gave d’en caviarder un sur deux quasiment. En plus je n’ai aucune compétence particulière pour parler de cette actualité.

Je retire donc cet article (je le répète, banal) pour avoir la paix et j’ai décidé d’offrir à mes lecteurs compréhensifs, en guise de compensation, un savant mélange de blague éculée et d’art contemporain, à savoir :

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Bien à vous,

RV

PS : demain je vous parlerai du nougat de Cambrai ou des bêtises de Montélimar, choix cornélien…

Par RV

2 mai.

C’était mon dernier billet ici. Et nous sommes le 2 août. Au milieu des deux dates, j’ai eu 40 ans, mais ce ne fut qu’un détail amusant dans le lot.

Pendant ce temps, des gens ont vécu des tas de petits-grands événements formidables. Une artiste du Nouveau Monde s’est produite en scène, une semeuse d’histoires et de belles fleurs a regardé par la fenêtre le ciel proche de Belgique, tandis que son amoureux photographiait des mots plein de sculptures (voire l’inverse), un écrivain a lutté pied à pied contre ses phrases jusqu’à ce qu’elles soient plus belles que douloureuses, des enfants ont grandi, un peu partout, une enlumineuse a transhumé vers la Bourgogne, de solides Jurassiens qui en ont vu d’autres se sont replongés sous les latitudes de la République des Hommes Intègres avant de suivre le cours du Danube, une correctrice a travaillé dans le train puis est repartie trop vite vers sa fenêtre magique, et du coup a traversé un océan, un Québécois un peu sorcier a continué de scruter le monde et ses invraisemblances, une Suissesse a fait la danse de la non-pluie sur son coin sans beaucoup de succès hélas, un veilleur-passeur de tas de trucs sur le web restait vigilant pour nous, un photographe de talent et compulsif (voire l’inverse) se sauve sans nous oublier vers la patrie de coeur de tant d’entre nous, plein d’autres gens ont vécu plein d’autres choses, nous-mêmes avons goûté la quiétude d’être reçus comme des Papes laïcs entre Cézanne et Pagnol.

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Il y a une vérité première que d’autres ont comprise (compris ? Comprus ? Compré ?) bien avant moi. C’est que les blogs abritent beaucoup, beaucoup de gens formidables qui méritent non seulement qu’on aille picorer ce qu’ils servent à leurs visiteurs, mais aussi qu’on aille souvent voir s’ils vont bien, s’ils sont à-peu-près heureux, ou même tout-à-fait heureux.

Et vous savez quoi : ça, au moins, Sarkozy ne m’empêchera pas de le faire.

Re-bonjour à tous et à toutes, et pardon pour ceux dont la silhouette n’apparaît pas dans la première partie de ce billet.

RV

PS : j’ai piqué à Tivigirl l’idée de l’illustration, merci déménageuse !

par Kiki

Chez les Posutos (Posuti ?) on adore recevoir du courrier.

Mais vraiment, hein.

L’ordinateur qui nous dit « vous avez 6 nouveaux messages », ça nous plaît.

Sauf que, depuis hier, nous recevons un mail par seconde.

A votre avis, combien de mails ce matin ???

(« Vous avez 17758 nouveaux messages« )

Il s’agit d’une attaque de spams a priori.

Aussi nous tentons de pourfendre l’agresseur :

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C’est une lutte de tous les instants (et « tous les instants », ça fait plein de moments. Les frères Bogdanoff ont beau dire que le temps n’existe pas, je réponds pouëtt, tiens).

Sinon je suis de très méchante humeur.

Entre le pape qui vante les vertus pacificatrices des religions

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(cette illustration n’a aucun rapport. C’est un spam)

l’uranium en vente libre qui va nous faire devenir chèvre, ou remodeler notre apparence externe genre ça :monstres.1216382105.jpg

…et la Liberté de la Presse qui hoquette parce que (Barbatruc) on l’a renomme espionnage industriel…

… sans compter les Odes au Dieu Pragmatisme qui vrillent mes tympans en continu ces jours-ci …

…ça aussi, c’est un super spam :

faire croire que le pragmatique c’est mieux et que c’est objectif, lucide et efficace, alors que c’est juste le stade Zéro de la pensée.

Neanderthal Boy était obligé d’être pragmatique pour survivre dans sa grotte… et en plus c’est un mauvais exemple. Qui sait quelque chose des utopies de Neanderthal Boy, hein ?

 

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(ce n’est pas une photo récente, mais je la trouve diablement instructive. Par contre, il faut qu’il lave son tee-shirt tout seul la première fois, sinon, ça va dégorger, enfin il me semble)

Tout ça pour dire que bon.

En plus.

Alors, hein.

Heureusement qu’il pleut pas, tiens. Ah bé si.

Kiki

par Kiki

Dans la série :

Je suis maso et je me fais du mal c’est fou

faut que j’arrête mais j’y arrive pas

je suis allée lire les commentaires d’internautes à la suite des articles qui concernent l’assistance sociale qui cafte. C’est là qu’on mesure à quel point les mots ont de l’importance, puisque certains établissent une différence de taille entre « délation » (cacabeurk) et « dénonciation » (acte de citoyenneté). Evidemment, selon les sensibilités, l’acte de cette assistance sociale est l’un ou l’autre.

Ceux qui s’indignent et utilisent le mot « délation » sont qualifiés de Droitsdel’hommistes (insulte suprême. Comment peut-on seulement trouver accorte et sympathique un truc aussi écoeurant que Les Droits de l’Homme, hein ? hein ?). L’argument massue pour contrer un Droitsdel’hommiste est « Prenez-les donc chez vous, tous ces clandestins avinés dépravés hirsutes feignasses malpropres qui mangent notre bon pain français, que c’est nous qu’on paye pour ! Ah, là on fait moins les marioles, hein ???! ».

Cet argument mille fois entendu m’a toujours mise mal à l’aise, genre je regarde mes pieds, que répondre, quoi rétorquer, c’est pas le propos espèce de xénophobe mesquin étriqué… Et je me suis souvent demandé pourquoi je ressentais cette gêne en l’entendant, cet inconfort et cet abattement.

J’ai compris ce matin (bé oui, je ne suis pas rapide, on m’appelle TortueGirl, j’ai un costume avec une carapace à paillettes d’ailleurs…

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mais ça n’a rien à voir).

Cet argument me met mal à l’aise parce qu’il ne s’adresse pas à moi en tant qu’ « être civilisé ». Il s’adresse à mon cerveau reptilien, à ma part d’animal, de non-social, ma part primitive qui ne supporte pas Tante Mauricette à table quand elle mange la bouche ouverte en postillonnant sur mon bras.

Personne ne doit personnellement prendre en charge chez lui dans son salon entre la plante verte et le bocal de Youyou le poisson rouge un individu posant problème à la société. Parce que justement, la Société Sociale Civilisée Non Animale doit mettre en place des réponses Collectives aux problèmes et proposer des prises en charges Collectives et déléguer la mise en place de ses décisions à travers des personnes dont c’est le métier, compétentes, formées pour, etc…

Bref, forte de cette nouvelle compréhension de mon fonctionnement (parce que j’ai paumé la notice faut dire), j’ai cliqué de ci de là et suis arrivée sur cette page de Brice Hortefeux himself. Je sais, ce n’était pas très raisonnable. Mais bon, on est toujours dans la Série :

Je suis maso et je me fais du mal c’est fou

faut que j’arrête mais j’y arrive pas

Je n’ai pas tout lu en détails à cause du lait sur le feu, mais deux choses m’ont quand même déconcertée :

 

Je cite :

« (…)J’ai ainsi en tête un cas précis qui résume parfaitement cette volonté d’équilibre, de fermeté et de justice : c’est celui de ce jeune étudiant ivoirien, séjournant en France sans autorisation et sans papiers. Il a été reconduit en mai dernier chez lui. Mais l’éloignement ne signifie pas bannissement. Il est juste de quitter le territoire quand on ne respecte pas ses règles. Il doit être possible de revenir lorsqu’on les respecte.

Ce jeune étudiant, que j’ai appelé au téléphone, a ainsi été autorisé à revenir en France afin d’y poursuivre son BTS d’informatique commencé après son baccalauréat.

La loi est ainsi appliquée et l’accueil concrètement respecté. »

Magnifique résultat. Aucune perte de temps avec cet aller-retour. Se rendre compte tout de suite que ce jeune homme n’était pas une brute sanguinaire avinée désireuse de mettre à bas et de fouler au pied le socle deux fois millénaire de notre civilisation était en option, on s’en doute. Voilà donc un jeune étudiant qui a pris l’avion dans un sens puis dans l’autre pour que dalle. Oui, ça a pollué pour rien. Mais c’est pas comme si on avait fait un Grenelle de l’Environnement.

 

« (…)Troisième priorité : mieux protéger l’Europe en améliorant l’efficacité des contrôles aux frontières. Cela passe par trois choses : un recours volontariste aux technologies modernes comme la biométrie ; des objectifs plus ambitieux pour l’agence Frontex, qui reste embryonnaire ; et une plus grande coopération entre les États membres et les États limitrophes. J’ajoute que les États européens les plus exposés doivent pouvoir compter sur une solidarité de leurs partenaires dans la lutte contre l’immigration illégale. »

 

Le mot important ici est « biométrie« . Parce que bêtement, moi je pensais que les contrôles aux frontières et l’obtention de papiers en règle était purement administrative, dossiers, certificats, feuilles dactylographiées format A4 avec ou sans trombone, avec ou sans tampon du ministère du truc ou du préfet du coin, signées, paraphées, précédées de la mention lu et approuvé le tant à remplir en quatre exemplaires.

Mais pas du tout. Grâce au mot « biométrie ». C’est épatant de savoir que des tonnes de papiers seront obsolètes (c’est bon pour l’Environnement) : un clandestin qui immigre se repère à la frontière grâce à ses empreintes digitales, son iris, les réseaux veineux de sa rétine, la forme de sa main, ainsi que les traits de son visage.

Après, dans la Série « J’ai besoin de mots » j’ai pensé à « beaaaarhk ! », mais ce n’est pas un mot. C’est plutôt une réaction épidermique, une réaction de mon cerveau tout entier, avec ses deux hémisphères, le reptilien et le civilisé ensemble qui entonnaient en choeur cette unique réaction dévastée.

Et après, je me suis souvenue d’avoir lu des témoignages de gens qui doivent pas correspondre aux critères biométriques de l’époque. J’ai lu et j’ai été triste. Pas seulement pour eux. Pour moi aussi. Pour nous tous en fait. C’est bête que les pouvoirs de TortueGirl soient si minces.

Kiki

par Kiki

Dans la série « J’ai un but louable dans la vie, laissez-moi deux secondes et je vous le narre dans l’instant » :

voilà notre PosutoDossier du mois :

Quel type d’inventeur es-tu, au fond, sérieusement,

hein, entre nous, allez,

en toute franchise, hein, allez ?

Si tu es du style à inventer la roue, tape 1.
Si tu préfères inventer la tapette à mouches, tape 2.
Si tu te vois mieux comme inventeur de la bouche artificielle, tape FuturaSciencesActualité.

Comme ce projet, le FLAveur VIsion Comportement du Consommateur (FLAVIC) se passe à Dijon, tu pourras aussi inventer la moutarde, by the way (comment ça, trop tard ?).

Cette bouche artificielle n’est point pulpeuse, ni aguichante. La preuve en image :

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Un peu de glamour ne serait pas du luxe, non ?

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…Certes, ce projet revisité au gloss à paillettes est peu convainquant…

Mais, il faut dire qu’il est, à la base, problématique. Le fait qu’ « Un tel dispositif intéresse bien sûr l’industrie agroalimentaire, toujours à la recherche de moyens pour anticiper les réactions des consommateurs. » me gêne un peu. Ben si.

Sans compter que si c’est pour faire tester du cassoulet, des chips au bacon ou du riz qui ne colle jamais, y’a sûrement quelque part des gens volontaires pour se prêter à l’expérience pour pas cher, ne serait-ce que parmi ceux qui, d’ordinaire, crèvent de faim.

Alors, franchement, je me demande si ça vaut le coup d’inventer un truc pareil…

Mais dois-je la ramener, moi à qui on ne demande rien, et dont certains chuchotent sous le manteau que je n’aurais pas inventé l’eau chaude, ni même l’eau tiède ? (Hein ? La froide non plus ? Ah, que vous êtes durs.)

Ben, si j’en avais les capacités, qu’inventerais-je donc ?

Comme toutes les Miss Kekchose, j’inventerai un machin pour favoriser la paix dans le monde, forcément. Et puis, comme c’est très difficile, et même un poil trop ardu, du coup moi aussi, je me tournerai vers des projets moins légitimes et plus futiles…

Comme le PACAFAEX (PAquet de CAfé qui s’ouvre FAcilement sans EXploser partout) :

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Ou le SCOKONTOUBOU (Le SCOtch KON retrouve TOUjours le BOUt) :

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Ou encore la CHAUSSETTE MIRACLE (une fois passée par le tambour de la machine à laver, elle ne perd JAMAIS sa jumelle, c’est un MIRACLE):

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Bon.


Maintenant, je vais ré-inventer la fatigue. Et le repos par la même occasion. Ah, une fois qu’on commence à inventer, mais c’est qu’on ne s’arrête plus, dites donc.

Kiki

par Kiki

Lire Courrier International c’est bien.

Surtout à cause des mots dedans qui parlent de trucs.

« Scarlett Hooft Graafland, qui est née en 1973, a fait des études artistiques à La Haye, dans son pays natal, puis en Israël et à New York. Elle partage actuellement sa vie entre Amsterdam et New York. Ses travaux ont déjà fait l’objet de plusieurs expositions personnelles en Europe.

Une sélection de son travail sera présentée
à Hyères du 25 avril au 1er juin 2008
à l’occasion du Festival international de mode
et de photographie, dont Courrier international est partenaire. »

Et aussi, à côté des mots, y’a des images. Comme dans Spirou, mais pas dans des bulles. Mais y’a des bulles. Oh, pis c’est compliqué…


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Je veux aller à Hyères voir tout ça de plus près. Pas hier, parce que c’est trop tard. Aller demain à Hyères, voilà l’idée.

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Bon, demain, je ne peux pas aller à Hyères, il faut que j’aille acheter les croissants à 9 heures. Tant pis.

Ne me reste que l’Ile d’Yeux pour pleurer (oui, elle est vieille celle-là).

Allez, je vais essayer de faire tout comme Mâame Scâalett (ah, comme j’ai pleuré !) Hooft Graafland. Parce que j’en ai le droit, je suis ici chez moi après tout ! Et, comme je n’aime rien tant que jouer avec Paint.net, toutes les occasions sont bonnes à prendre. Et puis, franchement, comme occupation, c’est toujours mieux que de confondre régularisation et naturalisation pour bien flatter l’électeur d’extrême droite qui se sentirait perdu au milieu d’un monde hostile (Ah zut. Pas de politique le samedi on avait dit. Non ? Ho, je confonds avec le mercredi ? C’est tout moi ça. Désolée.).

Go Kiki go :

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…le dernier montage m’a donné rudement faim.

Du coup, faut que j’y aille, hein.

Kiki

PS : un hommage discret est caché quelque part… Quarante doublons (en petites coupures) à celui/celle qui trouve.

Par RV

Je sais bien que parfois, on pourrait croire le contraire, mais je vous assure, Messieurs-Dames, croyez-moi : je suis tout sauf prosélyte. A vrai dire, je suis même l’anti-prosélyte. Si j’affirme haut et fort des convictions, ça n’est pas prioritairement pour que vous les partagiez (tant mieux si c’est le cas bien sûr) ; c’est pour me positionner clairement. En politique, comme en toutes choses.

Je regarde avec étonnement les gens qui sont capables de vous dire « Lis ça, c’est très bien ». Ou qui vous conseillent un film, une exposition ou un spectacle. Je suis bien incapable de faire ça. Et j’avoue humblement que je dois franchir une petite réticence lorsqu’on me conseille de lire, voir, ou entendre telle ou telle chose.

Inversement, je souffre, n’ayons pas peur des mots, depuis des dizaines d’années d’une forme de non-reconnaissance d’autrui par rapport à mes choix. Devoir se justifier m’a toujours été un calvaire insupportable, et j’en veux profondément aux gens qui sont incapables de ce respect basique qui consiste à dire, mais surtout à penser, »OK tu fais comme tu veux sur tes choix qui n’impliquent personne d’autre ». D’autant que je ne vous parle ni d’euthanasie, ni de consommation de stupéfiants, ni de pratiques sexuelles déviantes ! Je vous donne un exemple : discussion autour du mariage, moi de dire « nous on s’est mariés en deux minutes, pas de cérémonie, pas de fête, hop, passons à autre chose ». Tempêtes de protestations, et que « mais comment as-tu pu faire ça à ta femme (signe d’une vision particulièrement bornée du monde où le mâle, condescendant chevalier, se devrait d’honorer sa promise par un beau mariage Barbie) », « et tes parents alors tu y as pensé », etcaetera. Autre exemple : je ne fête pas Nouvel An. Ouragan de protestations ! Crime de lèse-calendrier ! Atteinte à la morale publique et à l’industrie du Champagne ! Je ne vous parle même pas des anniversaires de mariage, Saint-Valentin et autres fêtes des mères-pères-grand-mères-grands-pères… Les autres, obéissant à une norme sociale incontestable, n’auraient donc nul besoin de se justifier. Le nombre fait loi.

Si j’ai une fois dans mon existence jugé la façon de vivre de tel ou telle alors que la susdite façon ne heurtait personne, qu’on me jette la première pierre et même le mur qui va avec ! J’en suis venu, dans la vraie vie sociale en 3D, à retenir mes phrases, anticipant systématiquement cette maudite justification que l’on ne manque quasiment jamais de me brandir sous le nez !

L’autre jour, un collègue m’a invité à passer chez lui, où son groupe de rock, fort bon d’ailleurs, répétait. J’en aurais presque chialé de reconnaissance quand je lui ai dit que je ne resterais pas longtemps pour pouvoir lire une histoire à Posuto Junior : il ne m’a rien demandé ! Il n’a pas insisté pour que je reste ! Il ne m’a pas gratifié des habituels « Allez, enfin, reste un peu, tu peux t’arranger autrement, gnagnagna… » Et en les quittant, ces 5 musicos tout reconnaissants d’ailleurs d’avoir eu un mini-public durant une heure, je me disais « les gars, j’irai à votre concert ! ».

Conclusion : ce billet n’est pas très captivant, j’en conviens volontiers. Mais il ne vous obligera pas, pas plus que les autres de mes productions, à penser contre votre gré. Le contraire serait bien, au fond, la chose la plus détestable du monde.

RV

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