Comment on mesure l’intelligence ? Voilà une question qui me turlupine. D’abord, si j’avais une réponse précise, ce serait une bonne nouvelle pour moi, je serais plus lucide sur mon compte, et par ricochet sur le compte des autres (ouais, moi, en intelligence, j’ai 12, et toi, t’as combien ?)

On pourrait même avoir des badges avec le numéro dessus pour se reconnaître, on monterait un groupe, un club, une caravane avec des roulottes pour parcourir la France, on serait les Gypsy Kings du 12 de l’intelligence (ouh, je visualise à fond). On organiserait des spectacles sur les places de villages, des tournées (Approchez, approchez, dans votre ville, ce samedi, venez applaudir les Cerveaux du 17 ! Des places gratuites, dimanche, pour assister à la performance des Têtes de 2 !)

Oui, comment on mesure cela-t-il donc ? Parce que les tests de QI, par exemple, je me doute que reconnaître l’intrus dans un ensemble de mots (vache-poule-lapin-caramel dur), ou savoir que le sept de carreau suit logiquement le six de carreau précédé du cinq de carreau, (sauf quand c’est atout pique, et que t’as un brelan de rois, mais si t’as pas la main et que l’autre surcoupe, enfin, je m’emmêle) oui, je me doute que c’est des indices, bon.

C’est comme les histoires de trains qui se croisent. Si j’étais chef du monde, j’interdirais que les trains se croisent une bonne fois pour toutes. D’abord, c’est dangereux. Ensuite, ça crée du désordre et des interférences dans les ondes alpha. Enfin, ça pollue quand c’est des vieux trucs à vapeur. Quoi RV, y’a plus de train à vapeur ? Pfff, sont fatigants ces historiens….

Et les baignoires et les robinets ouverts, comme je te les ferais exploser brutalement, moi ! (ben, oui, si j’ai 12, c’est pas pour rien, il y a un fond de brutalité en moi)

Admettons que l’intelligence, ce soit agencer des concepts abstraits pour construire des raisonnements. Je veux bien que ça marche sur l’inanimé : les chiffres, les barres de zan, les cordes à linge. Mais pour ce qui touche au vivant ? L’intelligence dans la créativité ou le rapport aux autres est-elle mesurable ?

Et est-ce que l’intelligence est pure ? Est-ce qu’on peut être radin et intelligent, ou est-ce qu’on montre alors une intelligence radine (peut-être monnayable) ? Est-ce qu’on peut être intelligent et misogyne, ou alors n’est-on intelligent qu’avec les hommes (et, face aux femmes, ghaaa ghaaa) ? Est-ce qu’on peut être intelligent et méprisant ? Ah, oui, ça on peut.

Bref est-ce que la psychologie d’un individu ne piétine pas légèrement son quota d’intelligence, ou l’inverse, voir même réciproquement ?

RV me fait remarquer que toutes ces questions sont d’une banalité affligeante (« c’est d’un commun ! » dit-il en agitant son ruban de la Confrérie des Grands Penseurs du Haut Doubs). Sans doute, sans doute, réponds-je pacifiquement (ce qui montre une intelligence pour maintenir l’harmonie dans mon couple au-dessus de la moyenne).

Mais, quand même, j’aime bien me prendre la tête avec des questions, fussent-elles banales. A cause de ces questions, je me balade de sites en sites, et voilà ce que je trouve sur Wikipédia à Quotient Intellectuel :

« M. Watson (voir behaviorisme) estime qu’il n’y a nul besoin de mesurer par des tests l’intelligence d’un homme, puisque selon la définition qu’il en donne cette intelligence est très précisément indiquée par son revenu. »

Saperlipopette ! Moi qui essayait de m’aérer l’esprit, voilà le politique qui me revient droit dans la tête façon boomerang ! Et je n’ai rien vu venir… Ah, la cécité du fou…

Kiki

PS : en illustration le Qi :

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C’est pas joli le Qi ? Et ça veut dire ça . Quilucru ?