par Kiki

Une bonne nouvelle. Certains d’entre vous ne sont pas géphyrophobiques.

Qu’est-ce donc ? vous demandez-vous avec cette curiosité juvénile qui vous caractérise.

Jetons-nous sur le dernier Courrier International en date pour en savoir plus, rubrique insolite :

« Géphyrophobie

A la seule mention du mot “pont”, vous vous sentez défaillir : vous haletez, votre cœur bat la chamade. Vous souffrez de géphyrophobie – la phobie des ponts –, et vous n’êtes pas le seul. Aux Etats-Unis, plusieurs Etats viennent au secours des conducteurs terrorisés. L’Etat de New York emploie un chauffeur pour transporter les phobiques d’un bout à l’autre du Tappan Zee Bridge, qui s’élève à près de 50 mètres au-dessus de l’Hudson. Même service au Mackinac Bridge, interminable pont suspendu sur le détroit de Mackinac, dans le Michigan. Au San Francisco-Oakland Bay Bridge, on préfère guérir que prévenir : une dépanneuse treuille les conducteurs terrorisés, rapporte The New York Times. Comme un malheur n’arrive jamais seul, la géphyrophobie est souvent associée à d’autres troubles : le vertige et la peur des tunnels. »

Attention.

C’est ici que les géphyrophobiques doivent fermer les yeux. Top chrono.

ponts.1201892275.jpg

(ce blog est d’un sadisme inacceptable)

Une simple recherche sur Google et la liste des phobies apparaît, irradiante, telle Venus sortant de son coquillage. La preuve :

naissancedeliste.1201895529.jpg

Et là, c’est tout un monde de dangers qui s’éveille, de l’alopophobie (peur des chauves) à la dicophobie (peur des dictionnaires)…

Ci-dessous une illustration-test propre à déceler en ces lieux un malheureux alopodicophobe qui s’ignore :

dicochauves.1201895342.jpg

Par contre, il y a des oublis dans cette liste :

Je ne vois nulle part la

loyerHlmNeuillyphobie (la peur de payer un loyer correct)

ni la laïcAnéantissementphobie (la peur de manquer de laïcité)…

Vous remarquerez que je vous parle en toute franchise et sans catagelophobie (peur du ridicule). Par contre, j’ai une arachnophobie en double. Je suis prête à l’échanger contre une khéloniphobie (peur des tortues) même en mauvais état (y’a pas de tortues dans ma rue).

En résumé, je ne vais pas si mal que ça, finalement, d’où le titre de ce billet. (eh oui, une fois de plus le titre est en rapport, même lointain, avec le billet ! Comme quoi y’a pas de hasard)


Kiki

PS : Au concours de la phobie c’est la phobophobie (la peur d’avoir peur) qui gagne haut la main. Sauf si elle a peur de gagner. Houlala…